Chapitre 39

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PDV : Larissa :

Je n'avais pas revu Narissia depuis le soir de notre dispute, qui datait de presque un mois, et depuis ce soir-là, je pleurais tous les jours. Je regrettais ce que j'avais dit car je ne le pensais pas. Je ne sais pas ce qui m'a pris de répondre bien-sûr à sa question. Je n'avais certes pas revu Narissia mais j'avais eu de ses nouvelles, je sais qu'elle a sécher presqu'une semaine de cours. Quand ses professeurs m'ont mis au courant j'ai dit que j'allais la sermonner mais en réalité je n'ai rien dit, car elle avait été très clair sur le fait qu'elle ne voulait plus me voir. Mais la vie fait bien les choses de temps en temps car elle était retournée en cours le jour d'après ce qui avait permis au professeur de croire que je l'avais sermonné. Ce serait mentir que de dire qu'elle ne manquait pas et que je ne me faisais pas de soucis pour elle. Je craignais tellement qu'elle est rechutée, mais en même temps si elle avait rechuté c'était ma faute.

Le soir de notre dispute après qu'elle soit partit je me suis effondrée en larme dans mon entrée, je crois même m'être endormis sur mon paillasson. Mais pour être honnête je n'ai que peu de souvenir de ce qui s'est passé après que je me sois effondrée. Tout ce dont je me souviens c'est le vide que j'ai ressentie le lendemain et réveillant. Et la difficulté avec laquelle je suis allée au travail. Depuis ce soir-là je suis retournée au club dans lequel j'allais avant quand je me sentais mal, j'ai reconsommé de l'alcool et j'ai recouché avec cette femme qui m'étais destinée. J'avais aussi envie de recontacter Maria, juste pour que l'on couche ensemble et que j'essaye de l'oublier. Mais je m'étais abstenu de la contacter, j'avais déjà fait assez de mal à la femme que j'aimais, et que j'aime toujours. Je voulais la revoir, lui expliquer que tout cela n'était qu'une erreur mais je repensais à chaque fois à la phrase qu'elle m'avait dit « je ne veux plus te voir, je veux oublier ce qui s'est passé entre nous »

Ces mots m'avaient blessé car ils avaient été prononcer par une personne que j'aimais énormément mais aussi car ce sont ses mêmes mots que Morticia m'avait dit en me quittant pour Gomez, comme quoi, l'histoire finit toujours par se répéter

Quelqu'un toqua à la porte de mon bureau, ce qui me fit sortir de mes pensées. J'essuya les quelques larmes qui avait coulées sur mes joues.

-Entrer ! dis-je fort pour que la personne m'entende à travers la porte.

Un homme entra dans mon bureau, en costume cravate. Le directeur de l'académie. Je fus d'abord étonné de sa visite puis je regardai le jour et l'heure qui s'affichais sur mon ordinateur. Puis soudain un souvenir me revint, j'avais rendez-vous avec lui concernant les épreuves de fin d'années et la disparition de Maryline.

-Monsieur le directeur ! dis-je ne m'approchant de lui en lui tendant la main pour qu'il la sert. Ce qu'il fit.

-Weems, quel plaisir de vous revoir, vous allez bien ?

-Très bien et vous ? mentis-je, de toute façon quand une personne vous demande comment vous allez, vous mentez toujours car il ne vous demande pas vraiment comment vous allez, ce n'est qu'un réflexe humain pour agrémenter une discussion.

-Très bien, très bien ! Je suis ici pour vous parler de cette fin d'année qui arrive à grand pas, et de ce qui s'est passé avec Thornhill. Par quoi voulez-vous commencez ? me demanda-t-il avec un sourire et en s'asseyant sur le siège devant mon bureau.

-Et bien commençons par le plus tragique, dis-je en m'essayant sur mon siège en face de lui.

-Parfait, ajouta-t-il en se glissant plus au fond du siège devant moi, alors expliquer moi tout.

-Et bien, je me suis réveillé en matin, et Maryline ne sait pas présenter à son poste, je suis donc aller chez elle et elle n'a pas répondu. Je me suis donc dit qu'il y avait peut-être eu un problème dans sa famille et qu'elle n'avait pas eu le temps de m'en informer. Le soir même n'ayant pas de nouvelle je lui ai envoyé un message auquel je n'ai pas eu de réponse. Après ça, quelques jours ont passés et je n'avais toujours pas de nouvelle. Je suis donc aller chez le shérif pour prévenir de sa disparition, mais il m'a répondu qu'il ne pouvait rien faire car elle était majeure et donc elle disposait d'un droit de disparition. Et donc depuis je n'ai aucune nouvelle de ma professeure et je ne sais même pas si elle est encore en vie car personne ne peut rien faire.

Just HerOù les histoires vivent. Découvrez maintenant