《 SASAENG 》

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《 les fans toxiques 》

Chapitre écrit par dilaw et Léa

​Le terme vient de sa (privé) et saeng (vie)

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​Le terme vient de sa (privé) et saeng (vie). Contrairement aux fans ordinaires, les sasaengs ne s'intéressent pas seulement à la musique ou aux performances d'un groupe ; ils sont obsédés par l'idée d'infiltrer la vie intime des idoles, souvent au mépris le plus total de la loi et des droits humains fondamentaux.

​Voici un décryptage de ce phénomène, de leurs méthodes aux conséquences pour les artistes.

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​Les méthodes et dérives les plus courantes

​Les sasaengs agissent souvent en réseaux organisés, s'échangeant des informations personnelles ou les revendant en ligne. Leurs actions vont bien au-delà du simple "fanatisme" :

Le harcèlement de rue et les filatures : Ils louent des "taxis sasaengs" (des chauffeurs de taxi complices payés à la journée) pour poursuivre les vans des idoles à des vitesses dangereuses, provoquant parfois de graves accidents de la route.

L'invasion de la vie privée : Achat de données de vol pour voyager dans le même avion (parfois en première classe juste à côté de l'artiste), harcèlement téléphonique 24h/24, et piratage de comptes personnels (iCloud, réseaux sociaux privés).

La violation de domicile : Certains s'introduisent dans les dortoirs ou les hôtels des artistes. Des idoles ont déjà raconté s'être réveillées en pleine nuit avec un(e) sasaeng en train de les observer ou de tenter de les embrasser pendant leur sommeil.

Le vol d'objets personnels : Vol de sous-vêtements, de brosses à dents ou de courriers pour les revendre à prix d'or ou les garder comme "trophées".

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​La psychologie derrière le comportement

​Pour un sasaeng, l'objectif n'est pas de se faire aimer de l'idole, mais de se faire remarquer à tout prix. Dans leur logique distordue, une idole qui les regarde avec colère ou qui se souvient d'eux parce qu'ils l'ont effrayée vaut mieux que de rester un fan anonyme parmi des millions. Il y a un fort sentiment de droit de regard et de propriété sur l'artiste, nourri par le marketing de la K-pop qui vend souvent les idoles comme des "partenaires idéaux" ou des amis très proches accessibles via des applications payantes (comme Bubble ou Weverse).

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​Pourquoi le problème persiste-t-il ?

​Pendant longtemps, les agences de K-pop ont été accusées de passivité. Les raisons étaient multiples :

Une ligne floue : La frontière entre un fan ultra-dévoué (qui achète des centaines d'albums) et un sasaeng a parfois été tolérée par les agences pour des raisons financières.

La peur du boycott : Punir sévèrement des fans, même toxiques, pouvait autrefois créer un retour de bâton de la part des communautés de fans.

Des lois insuffisantes : En Corée du Sud, les lois contre le harcèlement criminel (stalking) ont longtemps été dérisoires, se résumant souvent à de simples amendes.

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​L'évolution récente : La tolérance zéro

​Face à la multiplication des incidents graves et à la détérioration de la santé mentale des artistes (anxiété sévère, attaques de panique), la situation change.

​Aujourd'hui, les agences comme HYBE, SM, ou JYP appliquent de plus en plus une politique de tolérance zéro. Elles publient régulièrement des listes noires de fans bannis à vie des concerts et des événements, et engagent des poursuites judiciaires fermes. De plus, la législation sud-coréenne a été renforcée, permettant désormais des peines de prison ferme pour les harceleurs.

​Les communautés de fans "normaux" jouent aussi un rôle crucial en boycottant les sites qui partagent des photos volées et en signalant massivement les comportements suspects aux agences pour protéger leurs artistes favoris.

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D et L

𝚍𝚊𝚛𝚔𝚙𝚘𝚙 -.ৎ୭Des histoires addictives. Découvrez maintenant