PROLOGUE

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  Je me trouve actuellement debout, en face de sa tombe pour déposer des fleurs, c'est tout ce que je pourrais faire à présent.
Des larmes de tristesse coulèrent le long de mon visage, et mon cœur envahit par la haine saignait comme s'il avait été transpercer par une lame tranchante.
La culpabilité, la haine et la tristesse sont les seuls sentiments que j'approuvais depuis le jour de son départ.

J'aurai dû lui dire ce que je ressentais, j'aurai dû l'empêcher de commettre cette terrible erreur, au lieu de ça, j'ai fui.
Le début de l'hiver s'annonçait terriblement froid, aussi froid que mes jours depuis qu'il nous a quittés à jamais....
Je pris la route vers chez moi, après être sortie du cimetière, je regardais mon portable, il était 21:45.
Je marchais tranquillement dans une ruelle vide, un raccourcie que j'avais l'habitude de prendre pour arriver plus vite chez moi.

arrivée, j'ouvre la porte, j'entre, et je prends le soin de la fermer derrière moi.



- Zahra c'est toi, fit ma mère depuis le salon.


- Oui, c'est moi. Répondis-je tout simplement.


Je monte dans ma chambre sans ajouter un mot, après être entrer, je ferme la porte, et je commence à me déshabiller pour enfiler mon pyjama.

J'avais un sentiment que quelqu'un m'observait par la fenêtre, je me dirige vers cette dernière pour confirmer ma pensée.

Je vis quelqu'un, pas loin de notre habitat, je n'arrivais pas à le dévisager. Tout ce que je vis, c'est sa silhouette noire qui ne bougeait guère.

Je reste clouée sur place entrain de regarder cette personne avec considération jusqu'à m'être perdue dans mes pensées, comme si cette silhouette m'était familière.


- Tu fais quoi ? demanda ma sœur Rose que je ne vis entrer    


 je reprends vite mes esprits, on me tournant vers elle avec un air surpris.


- Ri... Rien, j'ai cru voir quelqu'un qui m'observait par la fenêtre. dis-je.


- Ah oui, qui? Demanda-t-elle, on se dirigeant vers la fenêtre pour voir.


- je ne pouvais pas voir son visage plongé dans le noir mais on dirait ...


- mais il n'y a personne d'hors. Dit-elle étonnamment.


Je regardais de nouveau par la fenêtre.

- mais si, je te le jure, il y avait bel et bien quelqu'un.


- va te reposer, t'en à besoin. Dit-elle en se dirigent vers la porte pour partir.


Elle sort et prit le soin de refermer la porte derrière elle, quant à moi, je m'allongeai dans mon lit et fermai les yeux, en mémorisant les différentes scènes qui se sont passées durant ce mois dernier.
Je ne pouvais m'empêcher à repenser encore et encore à cette terrible tragédie qui m'a complètement anéantie.
Je fondis en larme telle une folle, en serrant mon oreiller bien fort.



- tu n'avais pas le droit de faire ça, pourquoi t'es partie, tu n'as même pas pensé aux conséquences qui ont fini par s'abattre sur moi, j'aurai dû rester, pourquoi tu m'as demandé de partir, je n'ai même pas eu le temps de te dire ce que j'avais sur le cœur, putain maintenant tout ce qui me reste de toi, c'est des photos et amour qui n'est pas prêt de s'éteindre. Dis-je en pleurant amèrement.



Je finis par m'endormir, quelque minutes après, il faut dire que seul le sommeil m'apaisait de cette douleur qui me rongeait le cœur.  


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