Perdu dans cette vaste et lugubre forêt,
Te recherchant en vain au pied du firmament,
Frileux, au milieu de ces ombres diffamantes,
J'instaure un bref arrêt taciturne et discret.
L'aube s'émancipant doucement de sa mère.
Les oiseaux débutent ta si belle mélodie,
Digne des chants des superbes sirenes d'Homère,
Qui me réchauffe mais m'en rend désormais maudit.
Dans un vif élan de bravoure, je m'élance.
Je traverse cette tragique antichambre,
Bercée par cette froideur de Novembre.
Enfin, j'observe ta splendeur si aguicheuse,
Ainsi que ton admirable humeur joyeuse,
Et, inconscient, je m'avoue avec insolence.
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