Lana restait perplexe. Elle se demandait comment avait-elle pu percevoir les émotions de ces petits êtres. Ils lui semblaient si affaiblis par cette humanité. Les échos de la Nature lui étaient de nouveau audible, ce doux sons triste et beau à la fois. Cette vie qui se disait intelligente parce qu'elle se considérait comme supérieur, elle était si malfaisante. L'Homme sans haine n'est pas un homme. On peut perdre la mémoire mais notre destin nous rattrape toujours. Et c'est ce qui arrivait à Lana. Elle devait s'éveiller et retourner sur Créolia. Mais il était encore trop tôt et elle ne pouvait pas s'échapper de ce monde seule.
Perdue dans ses pensées, Lana avait la mine grise. Pour tenter de la réconforter le ciel se couvrait d'épais nuages noirs. Elle qui depuis toute petite était associer à une pousse de mimosas, aujourd'hui elle paraissait tel un sureau noir. Ces voix je les entendais aussi puisque mon lien avec l'esprit de Lana est scellé à tout jamais.
- « Pourquoi ai-je si mal ? »
- « Ces gens son si mauvais avec nous ! »
- « Qu'ai-je fait pour mériter tant de douleur et de pleur? »
L'humanité n'avait pas encore transmis sa haine à la Nature. Lana ne disait rien, elle restait enfermé dans son silence et écoutait les voix que le vent lui apportait. Elle avait peur qu'on la juge et la prenne pour une folle. Si seulement elle s'était confié à Gabriel plus tôt, car lui aussi vivait des événements semblables. Lana était consciente du tourment qu'elle imposait à ses proches. Alors elle décida de rejoindre Gabriel. Il s'asseyait souvent au bord de la berge du lac en fin de journée pour faire des ricochets ou piquer du nez.
En cette fin de mois de février, le temps était propice à se tremper le bout des orteils dans l'eau où les plantes aquatiques nous chatouillaient le dessous du pied.
De longues minutes passèrent, sans un mot, juste les clapotis de l'eau venaient percer ce silence. Lana était si perdu dans ses pensées qu'elle ne se rendit pas compte d'un changement. La température de l'eau avait augmenté soudain de 18 degrés Celsius. Depuis déjà plusieurs siècles, l'Humanité abusait de la Terre. Il la polluait, la souillait, la détruisait. Certains Hommes étaient semblable à « lui ». Ils étaient en quête de pouvoir en détruisant la beauté et l'essentiel au prix d'un soi-disant « pouvoir ». Mais cette fois si, l'Homme n'était pas à l'origine du cataclysme qu'il allait se produire. En l'espace de quelques minutes l'eau devint bouillante. Gabriel tira Lana et du lac et de ses pensés. Ils échangèrent plusieurs regards ahuri avant de se projeter en direction du lac. La faune et la flore ne survient pas longtemps dans ce milieu devenus trop hostile. Les eaux du lac devinrent si chaudes qu'elles s'évaporèrent. Le plus troublant était la constance de la température extérieure : inchangée.
15 degrés Celsius.
Le même vent frais, la même douceur du soleil colorant les feuillages , tous inchangées. Ils regardèrent ce triste et immonde spectacle, plus rien, seul la terre craquelée. Lana chercha la main de Gabriel et toujours dans un silence parfait et d'un même pas ils s'en allèrent. Si la voix de Gabriel aurait été assez audible pour Lana, elle aurait pu entendre des paroles réconfortantes et des promesses. Les larmes de Lana coulèrent sans sanglots mais à flot. Dans un élan d'égoïsme elle chercha à oublier ce moment comme pour échapper à une certaine fatalité. Les réflexions de Gabriel étaient si fortes qu'elles me parvinrent mais Lana ne les entendit point.
« Pourquoi la culpabilité m'envahit quand je la tiens près de moi ? »
Ma Lana fini par perde connaissance, à partir de cet instant, je ne peux vous raconter les événements qui se passèrent pendant son absence.
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Le Journal de Créolia ancienne version
AventuraCeci est l'histoire d'un journal, celui aussi d'une personne incroyable. Katrina Davies/Lana Brown. Katrina est jeune gardienne ayant perdu la mémoire. Elle et ses alliés doivent sauver l'Univers d'une destruction imminente, le paix régnera-t-ell...
