* Ophélie */Un peu avant la fin de celui-ci, Lucas s'endormit. Ophélie le prit dans ses bras et l'amena dans son lit, au premier étage. Dehors, le tonnerre grondait plus fort.
Un bruit retentit au-dessus ; on aurait dit qu'une porte claquait. Ophélie se dirigea vers les escaliers. Que devait-elle faire, elle n'en avait aucune idée. Elle resta un long moment au pied des marches et finit par se décider : il fallait qu'elle aille voir ce qu'il se passait./
Elle prit son portable, alluma la fonction lampe torche et monta l'escalier qui menait au dernier étage, l'étage interdit. Les marches grinçaient sous ses pas hésitants.
Arrivée en haut, elle tourna à droite et avança lentement, méfiante, tout en éclairant ce qui l'entourait à l'aide de son téléphone. Son cœur battait légèrement plus vite que d'habitude mais elle continuait de marcher à la même allure prudente, faisant abstraction de la boule qui prenait peu à peu place dans son ventre.
Tout à coup la lumière qui sortait de l'appareil qu'elle tenait dans ses mains cessa de briller, elle était dans le noir total, pas même une petite lueur venait adoucir l'obsucurité du deuxième étage. Ophélie ne comprenait pas pourquoi la lampe s'était arrêtée, il lui restait pourtant de la batterie. Elle cessa d'avancer, se retrouvant en plein milieu du couloir. Le tic-tac incessant d'une pendule venait troubler le silence pesant qui régnait dans le manoir. La jeune fille se répétait dans sa tête : Reste calme, ça ne sert à rien de paniquer, reste calme, ça ne sert à rien de paniquer, reste calme, ça ne sert à rien de paniquer..., mais son stress ne faisait qu'augmenter.
Un porte claqua la faisant sursauter au passage puis une autre, et une autre,... elles finirent par toutes s'ouvrir et se fermer dans un bruit épouvantable. Ophélie avait de plus en plus peur. Mais qu'est-ce qui se passe ?!
Aussi soudainement qu'elles avaient commencé, les portes arrêtèrent de claquer.
Une faible lueur prit naissance au bout du couloir, une lueur qui se déplaçait. Petit à petit, elle devint plus nette. C'était une petite fille qui se tenait devant elle. Vu sa taille, elle devait avoir cinq ou six ans. Elle portait une robe blanche qui lui arrivait un peu en - dessous des genoux pareille à celles que l'on mettrait pour assister à un mariage ou à un baptême. Deux tresses blondes encadraient son visage aux traits fins et délicats. Jusque-là, elle avait tout d'une fillette comme les autres, mais son teint était livide et son corps vaporeux, comme s'il était fait de fumée (ce qui était peut-être le cas). Les contours de sa silhouette étaient flous et l'on voyait ce qu'il y avait derrière elle à travers son corps.
Dans son regard, brillait une pointe de vengeance mêlée à de la colère, ce qui contrastait avec son doux visage d'enfant. Plus aucune lueur de joie ou d'innocence résidait dans ses yeux noisette, seulement de la tristesse. Une tache brunâtre sur son cœur attira l'attention d'Ophélie : du sang séché ? L'adolescente était paralysée par la peur : elle se tenait en face d'un fantôme, d'un fantôme !
C'est impossible les fantômes n'existent pas, impossible...
L'adolescente n'arrivait pas à bouger, pourtant sa raison lui criait de partir en courant et d'oublier ce qu'il c'était passé, mais son corps ne bougeait pas. Ses pieds étaient comme encrés dans le sol et refusaient d'effectuer le moindre mouvement.
La jeune enfant s'approcha, mais elle ne marchait pas... Son corps flottait à quelques centimètres du sol. Et ce fut le déclic. Les muscles d'Ophélie répondirent enfin aux ordres de son cerveau et elle se mit à reculer, doucement mais elle reculait. Elle sentait son cœur battre fort contre ses côtes, si fort qu'elle avait l'impression qu'il allait exploser. Sa respiration se fut plus rapide, haletente. Elle devait faire un grand effort pour pouvoir se déplacer, comme si ses jambes s'étaient alourdies à cause de la peur qui régnait en elle.
Elle finit par arriver contre le mur. Le fantôme continua de s'avancer vers elle jusqu'à ce qu'il se trouve tout près d'Ophélie qui était maintenant terrorisée. Elle devait baisser la tête pour pouvoir regarder l'être mystérieux dans les yeux.
La petite fille attrapa le poignet de la vacancière et le serra très fort, trop fort... Des marques violacées apparurent le long de son avant-bras, et elle grimaça de douleur. Ophélie se débattait essaya d'enlever la main de la fillette de son poignet, mais ses doigts traversèrent son corps vaporeux.
Une voix à la fois douce et dure, faible et forte, angélique et démoniaque... résonna dans sa tête : « En montant ici tu t'es lancée dans quelque chose de plus grand que toi, Ophélie. »
Comment connaît-elle mon prénom ? Qui est-elle ? Que me veut-elle ?
Une tonne de questions assaillit son cerveau dont elle n'avait aucune réponse et elle ne savait pas si elle allait les avoir un jour.
Sur ces mots, l'horloge sonna les douze coups de minuit. Le fantôme la lâcha, se retourna puis repartit par où il était venu. Progressivement, sa silhouette se dissipa. Ophélie s'adossa contre le mur et glissa le long de celui-ci et se retrouva assise par terre. Elle se prit la tête entre ses mains et laissa quelques larmes couler le long de ses joues. Elle resta 5 minutes ainsi puis finit par relever la tête et quand elle vit ses doigts son cœur loupa un battement. Elle aussi commençait à disparaître. Que lui arrivait-il ?
Elle se réveilla en sursaut dans son lit, trempée de sueur. Ce n'était qu'un cauchemar, mais elle n'avait aucun souvenir de s'être couchée. Elle regarda son réveil : 00h06. Elle alluma la lampe de chevet. À sa grande surprise, elle vit qu'elle portait toujours les vêtements qu'elle avait mis ce jour-là. Elle tourna les yeux vers son bras gauche, les traces étaient là ! Elle se leva doucement et alla dans sa salle de bain et se passa de l'eau sur le visage. Elle regarda dans le miroir et découvrit que ses yeux étaient rouges et gonflés. Des traces humides ornaient ses joues rosées par sa nuit mouvementée, enfin si elle avait vraiment dormi. Elle regarda ensuite son bras, comment allait-elle cacher ses marques ? Elle retourna ensuite dans sa chambre après avoir bu un peu d'eau et se mit en pyjama. Elle finit par se glisser sous ses draps mais elle ne se rendormit pas à cause de toutes les questions qu'elle se posait.
Avait-elle rêvé ?
Ou était-ce réellement arrivé ?
Qui sait :
Rêve ou réalité ?
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D'abord je voudrais m'exuser de poster ce chapitre si tard.
Je sais qu'il est plus court que le chapitre précédent mais je ne pouvais pas arrêter à un autre moment.À votre avis : rêve ou réalité ?
Si ce chapitre vous à plus n'hésitez pas à voter et commenter je ne mord pas ! 😉
À bientôt pour le prochain chapitre ! 😄Kiss kiss 💘
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Le dernier étage
ФэнтезиPour les vacances d'été, Ophélie Marcus, une adolescente de 16 ans part dans un manoir en pleine campagne avec sa famille ainsi qu'un ancien ami de son père et le fils de ce dernier, lui aussi âgé de 16 ans. Quand ils arrivent, ils trouvent un mot...