Chapitre 6 : le diplôme

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L'érection titanesque de Christian ne se maîtrise pas, même lorsqu'il me raccompagne dehors sous les regards médusés de ses employées qui témoignent de la bosse monstrueuse dans le pantalon du patron. Il ne cesse de me parler du contrat, me poussant à accepter comme s'il voulait retarder mon départ.

C'est lorsqu'il pose ses yeux sur Wanda, mon tas de ferraille que j'aime tant, que sa verge excitée s'évanouit. Il plisse le nez, comme il sait si bien le faire. Bon, j'avoue qu'il serait temps que je nettoie ma voiture, voilà plusieurs années qu'elle prend la crasse. Je m'amuse de la réaction de Christian et de son aversion pour ce qui n'est pas luxueux.

- Tu ne t'attendais pas à ce que j'ai une voiture de collection hein !

Il me retient par le bras, se montrant impatient face à mon humour.

- Tu es sûre que tu ne veux pas rester ?

Quel goujat ! Il souhaite sans doute que je reste ce soir, me baiser puis me jeter ensuite comme un mouchoir, comme il l'a fait deux jours avant. Hors de question ! Pour une fois que j'ai le pouvoir, je ne lui laisse aucun choix. Ça ne lui fera pas de mal de mijoter un peu, bien que personne n'est dupe, évidemment que je vais accepter sa proposition. L'intrigue deviendrait intéressante si je refusais mais ce n'est pas ce genre d'histoire...

Il va devoir s'accompagner seulement de sa main ce soir et j'en jubile.

- Bonne soirée Christian.

- J'aurai ma réponse quand ?

Oh le bougre ! Il ne pense qu'à me baiser celui-là ! J'adore.

- Bientôt. Enfin peut-être.

Je lui offre un léger baiser charnel sur sa joue, sa barbe naissante chatouille délicieusement mes lèvres. Il sent bon. Bordel, une partie de moi aimerait qu'il m'enferme à l'intérieur de ma vieille bagnole pour me prendre comme un fou jusqu'à ce que le véhicule tombe en morceaux. Heureusement, une autre partie sait que tout vient à point à qui sait attendre.

- Pourquoi est-ce que j'ai l'impression que tu me quittes ? dit-il soucieux.

- Eh bien parce que je m'en vais, ah ah.

Sans un autre mot, je monte en voiture et démarre avant de flancher sous mes pulsions. Figé, il me regarde partir, abordant un rictus vaincu, saluant forcément ma froideur face à ses invitations chaudes comme braise. Je pense qu'il vient de comprendre que je suis capable de jouer moi aussi. Nous nous reverrons demain, c'est enfin la remise des diplômes et Christian est un des invités d'honneur. Notre interview pour cet évènement si spécial me revient en tête, il s'en est passé des choses depuis.

Malgré cette soirée jouissive, la nuit est courte et plutôt désagréable : je rêve de corde et d'yeux gris en fusion comme le métal. Très éloquent, merci à l'auteure, pff ridicule.

Quant au lendemain, c'est la panique. Cette tocarde de Kate n'a de cesse de courir dans l'appartement et de faire les cent pas. C'est bien la première fois que je la vois stressée celle-là. Ça se comprend je dois dire car c'est elle qui a été désignée comme porte parole pour le discours d'ouverture. En même temps et comme d'habitude, elle ne s'est affolée qu'à la dernière minute et avait griffonné quelques mots sur un morceau de papier. Si j'avais été à sa place, j'aurais pris le soin de tout écrire depuis des mois déjà.

Inutile de préciser que son speech sera sûrement à son image : vulgaire et malvenu. Il représentera les minutes les plus longues de la journée ça ne fait aucun doute, personne n'aime cette nullarde, hormis cet Elliot Gray. Quand j'y pense, c'est un miracle que cette blondasse ait réussi ses examens ! Je connais son niveau d'étude, cette garce a forcément triché, c'est une certitude. J'avais prévu de la narguer suite à ma réussite, me voilà sur le carreau. Je ne peux que me vanter de fréquenter le mec le plus sexy du pays. Dommage que ce soit un pervers narcissique qui se fout de moi et qui m'utilise à ses fins personnelles.

50 Nuances de Grey PARODIE (terminée)Des histoires addictives. Découvrez maintenant