II-"La haine, c'est la colère des faibles" Alphonse Daudet

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Edward avait laissé Alena devant l'entrée avant de repartir en direction des usines familiales pour "une visite de vérification ". Devant l'immense demeure, la jeune femme hésitait : elle leva la main dans l'intention de frapper à la porte mais arrêta son geste. Et si elle n'y allait pas ? Et si elle rentrait chez elle ? Et si elle arrêtait tous ça ? Non! Elle ne pouvait pas ! Elle avait accepté ceci, elle devait répondre au moindres ordres du Duc, c'était son devoir. Et rompre ce contrat ne ferait qu'empirer les choses; oui elle n'avait pas accepté ceci de son plein gré, mais sinon... Elle rejeta ces idées d'un geste de la main et se décida à toquer à la porte.

Quelques secondes s'écoulèrent avant que des pas précipités se fassent entendre de l'intérieur du petit palais, une jeune fille ébouriffé, habillée d'un tablier blanc et d'une robe noire ouvrit la porte, reconnaissant immédiatement Alena, elle la laissa entrer et la conduisit dans une pièce au parquet grinçant et aux murs recouverts de livres après que l'héritière lui est expliqué les raisons de sa venue. La bonne la laissa là, lui disant d'attendre "Monsieur", qui devrait arriver "d'une minute à l'autre", mais de longues minutes s'écoulèrent sans que personne ne vienne . Alena commença donc à flâner entre les rayonnages de la bibliothèque pour tromper son ennuie. Elle commençait à bien connaitre cet endroit, ce n'était pas la première fois qu'elle attendait le duc ici. Au moment où elle allait prendre un livre qui lui paraissait assez énigmatique, elle entendit quelqu'un arriver , elle se précipita sur la chaise se trouvant en face d'un magnifique bureau verni, au centre de la pièce . Au même un instant un grand homme entra, une canne a la main, les cheveux grisonnant, même blanc par endroits et des yeux foncés, envoûtant, un certain charisme se dégageait de lui en même temps qu'un sentiment de crainte envahissait les personnes le voyant : le Duc Wielfried Aberline. Il se tenait droit, fier, malgré son âge et s'avançait d'un pas décidé vers le bureau, à peine fut-il assis qu'il adressa la parole à son interlocutrice.

"-Mademoiselle Van Eck , désolé de vous avoir fait attendre, je suis ravis de vous voir !

- Ne jouez pas à ça avec moi, venez en aux faits , je ne suis pas venue ici pour échanger des compliments, surtout avec vous; lui répondit elle, immédiatement.

- Ne soyez pas si agressive ma chère, prenons le temps; Alena lui lança un regard assassin; Ahhh...Puisque vous y tenez tant voici la raison de votre présence ici; dit il en saisissant l'exemplaire d'un journal se trouvant près de lui; expliquez moi ça ?

- C-c'est; bégaya t-elle en reconnaissant le cadavre de la servante a la une de la gazette; j'ai obéi, je ne vois pas ce qu'il y a à expliquer; finis t-elle par répondre.

-OBÉI ?! Sauf erreur de ma par, je crois avoir stipuler de la faire "discrètement" or laisser un cadavre au milieu d'une avenue n'est pas ce que j'appelle "discret"; hurla le vieille homme, furieux.

-Personne ne m'a vu ou entendue, il n'y a eu aucun témoin et l'orage faisait taire les bruits. N'est ce pas le principal ?", expliqua- elle en essayant de garder son calme.

Le patriarche, lui, était hors de lui et, soudainement, furieux, il se leva, contourna le bureau et attrapa fermement la jeune femme par le bras avant de la tirer à lui en la forçant à se lever, sans lâcher prise. Malgré sa cinquantaine bien passée, l'homme avait toujours une très grand force, qui empêchait Alena de bouger, malgré le fait qu'elle se débatte. Le patron de la ville la tira encore plus près d'elle et, retenant son bras gauche par le poignet et passant sa main droite a sa taille, prononça ces mots :

  "Je pense que l'insolence n'est pas de très bon gout avec moi. Vous m'écouterez la prochaine fois, n'est-ce pas ."

La demoiselle Van Eck pouvait sentir son souffle chaud près de son oreille pendant qu'il lui susurrait cette phrase. Un frisson la parcourut. Le noble relâcha enfin violemment son étreinte avant de se rasseoir à son bureau et de taper quelque chose à la machine à écrire.

"Vous avez 3 jours ma chère", lui annonça Wielfried en lui remettant la feuille dans la main.

Il la fit ensuite sortir de la pièce et la bonne la raccompagna dehors. 

La pluie avait cessé, mais des gouttes mouillaient quand même les joues d'Alena    

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Voila ! Après deux semaine sans rien écrire (gomen), voici le chapitre deux ! J'espère qu'il vous plait (perso je le préfère au premier) . N'hésitez pas a me donner votre avis, aussi bien positif que négatif, ça me permettre de m'améliorer !









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