Conversation avec@jiminaaah
1 décembre 2016
@jiminaah : Ma vie a toujours été un enfer. Mes parents étaient jamais à la maison, j'avais une nourrice pour s'occuper de moi du coup quand j'étais petit. Mais dés l'instant où ils ont vu que je pouvais me débrouiller, ils m'ont laissé tout seul. Ils partaient aux quatre coins du pays, bon la plupart du temps, un était quand même là le soir mais je n'ai jamais connu une vie de famille. Je n'ai jamais connu l'amour parental non plus.Cela ne se résume pas à un petit bisou sur le front quand ils rentraient à minuit n'est ce pas ? Jamais de sortie, jamais de discussion, juste des absences et des cadeaux qu'ils me donnaient pour essayer de combler le vide.
Ils n'ont même pas remarqué que je n'avais pas d'ami. J'ai toujours été quelqu'un de discret, d'un peu timide. Et puis je me suis toujours senti différent, incompris. Alors j'étais seul. Je n'ai jamais connu l'amitié, enfin si, une fois. Mais la seule fois j'ai souffert. J'avais enfin trouvé quelqu'un avec qui parler. Il était plus jeune que moi, de deux ans. On s'était trouvé par hasard mais je n'ai pas ressenti ce dégoût comme avec tous les autres. Bon, on va pas dire que c'était une grande amitié, mais on était bien. Et du jour au lendemain il est plus venu en cours. J'ai paniqué pour la première fois de ma vie. Je n'avais plus l'habitude d'être seul aux heures de pause.
Je me suis alors renfermé encore plus. J'étais triste, énervé.Et puis j'ai reçu une lettre. Il avait déménagé. Ses parents avaient divorcé et sa mère était partie précipitamment avec lui dans la soirée. Il n'avait rien eu le temps de comprendre. Alors je ne lui en ai pas voulu. Mais j'étais encore plus seul que jamais. Et quand mon angoisse est devenue trop forte, et que personne ne pouvait me soutenir, j'ai commencé à me mutiler.
Mes parents ont découvert ça beaucoup plus tard. Ils m'ont crié dessus. Mais j'en avais tellement rien à foutre, ils n'avaient rien à me dire. J'ai été voir une psy, mais ça n'a rien fait. Enfin, je gaspillais le précieux argent de mes parents alors ils m'ont vite fait arrêter. Et avec la rentrée, j'ai pété un câble, un jour j'ai défoncé ma chambre, je cassais tout. Et puis je faisais des cauchemars la nuit. Alors j'ai appelé le lycée, je leur ai dit que je viendrais plus pour le moment. Je me suis encore fait crié dessus.
Du coup cette année je fais une pause. Ma dépression étant trop importante apparemment. Et suivant mon état, je retaperais mon année l'an prochain. Comme si j'en avais envie...
Et donc je suis une sorte de thérapie pfff comme si ça servait à quelque chose ça aussi...
Enfin voilà ma vie.
