La vie engendre la mort.
La mort engendre la vie.
C'est un cycle sans fin.
On naît pour mourir, c'est inévitable.
Nous sommes les seuls êtres à savoir notre finitude,
Alors profitons.
Mais toi... toi.
Oui, toi.
Tu as pris ton envol trop tôt.
Sans un mot,
Ni un au revoir.
Suis-je folle ?
J'ai mal.
Vraiment.
Cela fait mal.
Tu m'étais vital.
Ton sourire, ta voix, ton visage, ton amour.
Tout s'efface.
J'ai peur.
Peur de ne plus me souvenir.
Peur d'oublier.
Je veux me souvenir, mais tout devient noir et flouté.
Je veux revenir à ses jours heureux.
Je veux que tu me prennes sur tes genoux, comme une enfant.
Je veux que tu me dises que tout va bien, que tout cela n'était qu'un mauvais cauchemar, et qu'il ne reviendra jamais.
Je veux que tu me réconfortes et que tu me berces de ton amour.
Non.
Je ne veux pas me souvenir.
Cela fait mal.
Trop mal.
Dis, suis-je folle ?
J'écris.
Pour oublier.
Ou bien me souvenir.
Pour exprimer ma douleur.
Ou bien la refouler.
Que faire ?
Je suis folle.
Trois ans, et j'ai mal.
Trois putain d'années.
Je t'en veux.
Tu es la source de cette douleur.
La source de mon malheur.
Je veux l'oublier.
Je ne veux pas l'oublier.
Que faire ?
Tu possèdes toutes les réponses, mais tu n'es plus là.
Où es-tu ?
Je t'ai cherché,
Mais je ne t'ai pas trouvé.
Reviens.
Tu m'es vital.
Pitié.
Reviens.
Ne pars pas !
Trop tard.
Le souvenir de cette plaque d'or me hante.
Tout est de ta faute, ou de la mienne.
A qui en vouloir ?
La vie, ou la mort ?
A toi, ou à la maladie ?
Je suis folle.
Folle de tristesse.
Folle de manque.
Folle d'avoir été abandonnée.
Folle de n'avoir pas eu le temps de te dire à quel point je t'aime.
Je suis un monstre d'égoïsme.
Tu souffrais, et je ne pense qu'à moi.
Mais... que veux-tu ?
Même les monstres ont besoin d'amour.
Tu m'as tellement offert, que le monstre peut bien t'offrir un peu de sa générosité.
Dors.
Je ne te réveillerai plus avec mes pleurs.
Promis.
C'est ce que tu voulais, non ?
Je sourirai tous les jours, malgré la douleur.
Tu peux dormir, sans craindre d'être réveillé.
Je vais bien maintenant, je te l'assure.
Tu peux partir.
Je ne te retiens plus.
J'ai compris.
La mort engendre la vie,
Tu es à jamais dans mon coeur,
Tu continueras d'exister.
Tu n'es pas mort, tu vis en moi.
Ses souvenirs en sont la preuve.
Alors, envole-toi.
Deviens une étoile, et guide-moi.
La mort n'est pas la fin.
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L'Esprit
Non-Fiction[Recueil de textes] L'esprit stocke les pensées brouillons. Celles qu'on aimerait bien faire surgir. Celles qu'on aimerait hurler à tous les sourds et aveugles de la Terre. Mais ces pensées sont souvent la vérité que ces personnes ne veulent pas d...
