Chapitre 22: la solution?

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- Y a que toi pour te fourrer dans des situations comme ça franchement! Vraiment douée! Se moqua Jean-Eude.
- Je sais merci.
- C'était pas un compliment.
- Bon je fais quoi maintenant?
- Cours quelque part.
- Ce qui est bien c'est que tu est vraiment un très bon guide.
- Bah au moins je suis là!

Je souris légèrement, j'aimais bien Jean-Eude.
Comme il me l'avait dit, je partis en courant, je ne sais trop où.
Depuis que j'étais dans le labyrinthe, après le choc passé, je me sentais curieusement bien.

Je me demandais cependant comment était le bloc après mon départ. Je me demandais aussi comment avait réagi Cassie.

Je secouais la tête pour me concentrer sur ma trajectoire, mes pas me menèrent d'eux même vers la falaise. La dernière fois, le griffeur avait disparut là-bas et ça m'étais ensuite complètement sorti de la tête.
Maintenant que j'y repensais, je me sentais stupide de ne pas y avoir repensé avant.

Quand j'arrivais, je vérifiais qu'il n'y avait aucuns griffeurs aux alentours, ça serait légèrement problématique.

Je vis à l'autre bout de la falaise une sorte de petit animal sur lequel il y avait écrit "Wicked".

C'était quoi?

Je lançais un caillou à côté de lui pour voir s'il avait une quelconque réaction.
Devant mes yeux ébahis, le caillou disparut.
Je regardais, complètement secouée l'endroit où avait disparu le caillou.

C'est alors que je compris, si le caillou avait disparut, c'était comme ça que le griffeur avait lui aussi disparut.

Ça devait mené quelque part. Je m'approchais plus, il n'y avait rien d'anormal pourtant, quand je relança un caillou, il disparut lui aussi.

- Bon c'est pas que je t'aime mais faudrais peut-être que tu bouge avant qu'un griffeur arrive.
- T'as peut-être raison.
- J'ai toujours raison.
- Ça nous fait un point commun. Ricannais-je.

J'observais les murs autours de moi, cette fois-ci il ne valais mieux pas que je monte, le lierre était abîmé.

- Je dois aller par où? Demandais-je à Jean-Eude.
- Grimpe sur un autre mur.
- Dis moi, pourquoi tu m'aides ?

Je crus qu'il ne répondrait pas mais il finit par dire:

- Disons que je te connaissais avant.
- Avant?
- Avant le labyrinthe imbécile.
- Ton compliment me va droit au cœur. Rallais -je.
- T'as vraiment pas changé. Tu sais, je suis fier de toi.

Je ne répondais pas. Je le connaissais d'avant, et il était fier de moi.
C'est tout ce que je savais.
En bref, pas grand chose.
Il etait fier de moi.
Ça me faisait étonnement plaisir.

Je finis par trouver un mur où je pourrais grimper.
J'entrepris donc mon ascension.
Je ne cessais de me dire "ne regarde pas en bas".
Je n'avais pas le vertige, mais vu la hauteur à laquelle j'étais il ne fallait surtout pas que je tombe.                   

Je finis par atteindre le haut et arrachais un peut de lierre.
Je me débrouillais pour m'attacher comme ça je pourrais dormir sans risquer de tomber. Je regardais autour de moi, c'était impressionnant de voir le labyrinthe de haut.

Le labyrinthe Où les histoires vivent. Découvrez maintenant