Chapitre 25: les portes

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Pdv Emma:

La phrase semblait se répéter dans ma tête.
Il était le dernier...
Quand j'avais vu Jordan, mon cœur avait semblé exploser de bonheur.
Quelques secondes après, il s'était déchiré en voyant qu'il m'avait oublié.

Je soupirais, Jordan à côté de moi me regarder bizarrement.
Je le prit par le bras et malgré ses protestations, je l'entrainais dans la forêt.
Je devais lui parler, lui expliquer.

Mon frère finit par se taire, comprenant sans doute que je voulais lui parler.
Il devait avoir hérité du cerveau.
Je le conduisit au lac, quand on l'atteignit, je le lâchais et m'assis au bord de l'eau.

Il fit de même et je commençais en disant sarcastiquement:

- Bienvenue au bloc.

Il ricana légèrement avant de dire:

- Je suis désolé de pas me souvenir de toi...
- C'est pas de ta faute. Répondit-je faussement impassible.
- Tu ne m'a pas oublié toi?
- Si enfin, je t'avais. J'ai fait des rêves et une voie me parler. J'ai  découvert hier que cette voix était toi.

Il me regardait, légèrement décontenancé.
En réfléchissant à ce que j'avais dis, je pouvais facilement passer pour une malade mentale.
Jordan s'écria soudainement:

- Je me souviens!
- De quoi?! Demandais-je.
- Du surnom que tu me donnais.

Je pouffais de rire en disant:

- Mais c'est super, Jordydounet!

Il grimaça avant de dire:

- Sérieux?
- Tout à fait! Bon je dois faire deux trois trucs, à tout à l'heure Jordydounet!

Sans attendre sa réponse je partit rapidement du lac pour aller dans la salle des cartes.
J'entrais, personne ne s'y trouvais.
Je me changeais donc et fus surprise de voir un gros morceau de viande fraîche sur le comptoir.

Je m'approchais du morceau de viande et le prit dans mes mains.
Alors que je m'interrogeais sur sa présence, deux mains m'agrippèrent soudainement à la taille et j'entendis un grand "bouh!".
Je sursautais vivement, le cœur battant la chamade et me retournais vivement, toujours le morceau de viande à la main.

En faisant mon demi-tour j'avais trop d'élan si bien que la viande alla frapper dans un beau "clac" la tête de Minho.

Ce dernier s'effondra par terre en poussant un gémissement de douleur.

J'éclatais de rire, ne tenant plus.
Minho ne cessait de gémir de douleur et il avait perdu toute crédibilité.
Voir le grand coureur par terre ainsi en train de gémir de douleur était hilarant.

- Mais t'es malade!
- Oh ça va t'es pas mort!
- J'aurais pu! Avec ton morceau de viande, tu fais plus de dégât qu'un griffeur!

Je fus prise d'un fou rire et ce ne fut que cinq minutes plus tard que je réussi à m'arrêter.
Minho aussi avait fini par rire.

- T'as failli me défigurer! T'étais tellement jalouse de ma beauté?!

Je levais les yeux au ciel, souriant cependant.

- Pourquoi tu m'a fait peur aussi?!
- C'était pour rigoler! Me prendre un morceau de viande en pleine face n'était pas vraiment prévu!
- Ah bon? C'est pourtant si agréable! Ironisais-je.
- Ouais tu devrais essayer!

Je rigolais toujours quand Minho déclara:

- T'as quand même failli me tuer!
- Si tu veux mon avis, ça n'aurait pas été une grand perte.

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