Partie 2

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Cher Nicolas,


Votre merveilleuse compagne ne sera pas là ce soir. Elle ne sera pas là non plus les autres jours à moins que vous ne fassiez ce que je vous demande de faire. Réfléchissez bien et attendez mes instructions. Ne vous risquez pas à prévenir la police ou qui que ce soit sinon vous aurez une mort sur la conscience, et je suppose que vous ne voulez pas perdre votre chère et tendre ?

-C-

Nicolas laissa tomber la lettre au sol. C'était comme s'il venait de recevoir un coup de massue sur la tête. Pris de panique, il sortit son téléphone et composa le numéro de la police. Puis il s'arrêta un instant et réfléchit. Fallait-il prendre ce risque ? Le mystérieux kidnappeur lui avait bien dit que s'il prévenait quelqu'un, il tuerait Rose. A cette seule pensée, il rangea précipitamment son téléphone. Il obéirait au kidnappeur, ferait ce qu'il lui demanderait de faire et tout irait bien, pensa-t-il. Tout ce qu'il voulait, c'était revoir Rose saine et sauve.

Quand il fit le tour de l'appartement, Rose, bien entendu, n'était pas là. Trente minutes plus tard, Nicolas reçut un message d'un numéro masqué : « Avez-vous bien réfléchi ? J'espère que vous avez fait le bon choix... » Il y avait également une pièce jointe au message. Il l'ouvrit et découvrit avec horreur une photo de Rose attachée à une chaise, bâillonnée et avec de nombreuses égratignures sur les bras. Elle semblait terrorisée. Nicolas eut des sueurs froides. Il ne tarda pas à répondre : « Je ferais tout ce que vous voulez. » Il fallait qu'il attende maintenant une réponse. Le temps ne lui parut jamais aussi long.

Son téléphone vibra. Il et lut : « Pour commencer, je veux le code de votre ou de vos cartes bancaires si vous en avez plusieurs et n'essayait pas de faire le dur avec moi. ». Nicolas n'avait pas le choix : c'était ça ou il perdrait Rose. Il se dépêcha d'envoyer ses coordonnées bancaires au kidnappeur. Ses mains tremblaient tellement qu'il arrivait à peine à écrire. Une minute après, il reçut un autre message. Le kidnappeur en voulait davantage : « Je veux, avant que vous ne me retrouviez, que vous preniez vos clefs d'appartement et vos clefs de voiture. » Le cœur de Nicolas battait à tout rompre. Il attrapa ses clefs et les glissa rapidement dans sa poche. Puis, il se hâta d'envoyer un dernier message à l'inconnu : « J'ai fait tout ce que vous m'avez dit. Maintenant je veux voir Rose. Où êtes-vous ? » Il avait le regard vide et faisait les cent pas dans la pièce, attendant la réponse. Il reçut un dernier message : « Si vous tenez tellement à la revoir, venez la chercher vous-même. Rendez-vous au 12 square Grimmauld. »

Nicolas roulait à toute vitesse. Ses pensées se bousculaient dans sa tête, il n'arrivait même plus à réfléchir convenablement. Il n'aurait jamais cru que cela puisse arriver. Le matin, quand il prenait le métro pour aller au travail, il lisait les infos et se disait que ces histoires de vol, d'agression ou de meurtre étaient horribles mais tout en se disant que ça ne le concernait pas vraiment. Maintenant qu'il se rendait au 12 square Grimmauld, il prenait conscience que l'on était tous des victimes potentielles.

Il arriva au lieu-dit et descendit de voiture. Il se retrouva devant la façade d'une maison dont les murs étaient en brique et recouverts de lierre. Cette maison avait une allure quelque peu étrange. Il poussa la porte d'entrée dans un grincement sourd. Il faisait froid dans la maison, encore plus froid que dehors. Il vit un long couloir sombre. Au bout du couloir, se trouvait une porte. Nicolas sentit sa gorge se serrer. Il avança lentement tout en essayant de garder son sang-froid. Une fois devant la porte, il posa sa main sur la poignée. Il tremblait de peur. Qu'allait-il découvrir ? Qui était ce fameux kidnappeur ? Rose était-elle encore vivante ? Ses pensées le torturaient et il imaginait le pire.

Soudain, un cri retentit, c'était le cri d'une femme. Nicolas reconnut la voix de Rose. Il ouvrit la porte et fut très surpris de ce qu'il vit. Une femme âgée d'une cinquantaine d'années se tenait là. Elle avait l'air fatigué. Elle était vêtue d'une chemise de nuit à moitié déchirée et avait les cheveux ébouriffés. Elle semblait ne pas s'être lavée depuis plusieurs jours. Elle était tout simplement affreuse. Non, ce n'était pas Rose. Elle le fixait d'un regard étrange. Nicolas regarda autour de lui. La pièce était pratiquement vide et très sombre. Il discerna, dans un coin, une chaise et alors qu'il s'approchait, il vit Rose ligotée à une chaise, exactement dans la même position que sur la photo. Elle avait de gros hématomes sur les bras et sur les joues. Il se précipita vers Rose pour la détacher. Il enleva le ruban adhésif, lui détacha les mains et les pieds puis la prit dans les bras en la serrant fort contre lui. « Ma chérie, j'ai eu si peur de te perdre, enfin je t'ai retrouvée, murmura-il d'une voix émue. » Rose était sous le choc. Elle ne dit rien et se mit à sangloter. Il la serra davantage et lui caressa les cheveux pour la rassurer.

« Tout va bien, je suis là maintenant, dit-il d'une voix douce.

- Nicolas, attention... », Articula-elle.

Nicolas tourna la tête et vit la femme en chemise de nuit, à quelques mètres, qui braquait un revolver sur eux. Il poussa Rose derrière lui, cherchant à la protéger, puis s'avança avec précaution vers cette inconnue, les mains en l'air, en la regardant droit dans les yeux. « Ecoutez, je ne vous connais pas mais ne faites pas ça, j'ai fait ce que vous m'avez demandé de faire, j'ai les clés aussi. Soyez raisonnable et donnez-moi ce revolver », dit-il en continuant d'avancer lentement vers elle, en tendant la main. »

La vieille femme avait un air hébété. Elle donnait l'impression de ne pas savoir ce qu'elle faisait, ni même qu'elle tenait un revolver. Nicolas parvint facilement à s'en emparer. La vieille femme restait là, le regard vide. Nicolas alla chercher Rose qui était blottie dans un coin, la prit dans ses bras et quitta précipitamment la pièce. Il traversa en toute hâte le couloir et déposa Rose au sol pour reprendre son souffle pendant un court instant. Il ne fallait pas s'attarder. Rose regardait Nicolas et un léger sourire se dessina sur son visage. Elle semblait avoir repris des forces mais elle restait silencieuse, traumatisée par cet évènement. Nicolas lui saisit de nouveau la main. « Nous sommes presque dehors ma Rose. Peux-tu marcher ? ». Elle hocha la tête. Mais soudain, BANG !

Voici la deuxième partie, elle est un peu plus longue que la première car il y a plus d'action, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez en commentaire 😊

🎵 Coming Home - Falling In Reverse

Rose.Où les histoires vivent. Découvrez maintenant