Je sortis de la salle de bain avec Charlotte, en adressant un petit signe à Charles. J'eus un sourire ravi : j'étais tout propre ! Et je sentais la vanille ! La jeune fille me conduisit dans la cuisine. Elle me montra un siège et je m'assis. Elle me tartina du pain de quelque-chose que je ne parvins pas à identifier.
Charlotte me tendis la tartine, que je mordis à pleines dents. C'était délicieux ! Cette bonne cuisinière me refit une tartine, puis me versa du lait dans un verre. Je dévorais ma 2e tartine et bus goulument mon lait. Ma bienfaitrice se mit à rire. Elle alla vers un coin de la pièce et me montra un meuble de fer en disant "frigo" et en sortit divers aliments : riz, jambon, couscous, fromages, yaourts...
Elle distribua la nourriture dans 3 assiettes et m'en tendit une. À ce moment là, Charles entra et s'arrêta sur le seuil de la porte, sublime dans son jean et son T-shirt gris.
"-Wow ! Charles, t'as vu comme on est trop bien habillé! Ça te va super bien cette tenue! Et regarde ! Viens, assied-toi!
Je lui montrais les assiettes. Il s'approcha et s'assit. Charlotte lui donna une assiette :
-Tiens, mange. Si tu veux, après vous pourrez dormir ici, dans la chambre de mon frère. Il n'est plus ici. Le problème c'est que c'est un lit une place, et pas deux...
Comme je ne comprenais pas ce qu'elle disait, je demandais à Charles qu'il traduise. Après l'avoir écouté, je suggérais:
-Et Charlotte, combien de place à son lit ? Parce que s'il y en a deux vous pouvez dormir ensemble.
Charles traduisit à Charlotte, qui hocha vigoureusement la tête de gauche à droite :
-Dis à Giorgio que c'est hors de question. Je ne dors pas avec un inconnu, et encore moins un mec aussi mal aimable que toi.
Charles me donna une traduction plus courte et j'éclatais de rire.
La jeune fille le questionna aussitôt :
-Quoi?! Qu' est ce que tu lui as dit?
-Ce que tu m'as dit mais en plus court.
-C'est à dire...
-Oh juste que tu avais peur qu' on couche ensemble... répondit-il, un sourire narquois plaqué aux lèvres.
-Hum hum... rougit Charlotte. Ouais, ça doit être ça, c'est beau de rêver..."
Un silence s'installa. Elle réfléchissait. Puis elle me fit signe de la suivre. Elle me conduisit dans une chambre, celle de son frère je pense, et se pencha vers le lit. Sous ce lit il y avait des tiroirs. Elle les tira, et je pu voir qu' en fait c'était un matelas. Charlotte appela mon frère. Il arriva et elle le lui montra en souriant.
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Enfant des rues
Ficção AdolescenteCharlotte. Charles. Une fille à la vie confortable. Un homme à la rue. Une rencontre explosive.
