Chapitre 49

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Salem💋

C'était Amir. Merde.

Je tente de refermer la porte d'un coup, mais il bloque avec son pied. Je pousse de toutes mes forces, le cœur battant à m'en faire mal, mais d'un mouvement sec et brutal, il parvient à ouvrir la porte en grand. Je perds l'équilibre et me retrouve projetée en arrière, le souffle coupé.

Lui : Tu comptais aller où comme ça ?

Je serre les dents et détourne le regard, refusant de répondre.

Lui : T'as cru que t'allais m'échapper ? Mais jamais tu ne te libéreras de moi. Pas avant la mort. Et crois-moi, tu vas voir ce qui t'attend.
Il se tourne vers le couloir. Amenez-la.

Deux de ses gardes entrent aussitôt. Leurs mains se referment sur mes bras comme des étaux. Je me débats de toutes mes forces, criant, hurlant, griffant, mais c'est inutile. Puis soudain, je sens un chiffon imbibé d'un produit chimique plaqué sur mon nez. Une odeur suffocante m'envahit, ma vue se brouille, mes jambes se dérobent... puis le trou noir.

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PDV de Nadir

On arrive à l'adresse que Nahdia nous avait indiquée. On se précipite vers la chambre, paniqués. La porte est grande ouverte.

Moi : Merde.

On entre en trombe. Rien. Pas une trace d'elle. La chambre est vide, comme si elle n'avait jamais été là.

Moi : Il est arrivé avant nous... Et maintenant on sait pas où il a pu l'emmener.

Naïm : T'inquiète pas. On va chercher dans tous les recoins de cette ville s'il le faut. Mais on va la retrouver.

Je serre les poings, la rage au ventre. Il n'aura pas le temps de disparaître.

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PDV de Nahdia

Je me réveille lentement, le cœur lourd et la tête lourde. Tout est flou autour de moi, ma vue danse comme si je sortais d'un cauchemar.

Quand mes yeux s'habituent enfin à l'obscurité, je réalise où je suis : une cave. Une cave froide, humide et sale. Les murs sont noirs de crasse, une odeur de moisissure me prend à la gorge. Mes poignets me brûlent : je suis attachée.

La porte grince en s'ouvrant. Amir entre.

Lui : La belle au bois dormant s'est réveillée, à ce que je vois.

Je détourne la tête, refusant de lui donner satisfaction.

Lui : Ah, tu parles plus ?

Je garde le silence.

Il s'avance vers moi et se penche, ses yeux plantés dans les miens.

Lui : Je t'avais dit quoi ? Pourquoi tu m'écoutes jamais ? Maintenant tu dois assumer tes act-

Je ne le laisse pas finir : je lui crache en plein visage.

Il s'arrête net. Un silence glacial tombe dans la cave. Il essuie lentement sa joue, puis me décoche deux gifles monumentales.

Lui : Tu craches sur qui, là ? Tu crois que je suis ton chien, peut-être ?!

Sans prévenir, il se met à m'enchaîner de coups. Les poings pleuvent sur mon corps comme une tempête. J'ai mal partout. Ma respiration devient sifflante, chaque coup résonne dans mes côtes, dans ma tête. Je crois que je vais perdre connaissance.

Lui : T'as vu ? J'ai été trop gentil avec toi. Maintenant... assume.

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Je suis restée dans la cave pendant des heures. Attachée. Tremblante. Les larmes ont séché sur mes joues, ma bouche est pâteuse. J'ai mal partout. La seule chose que je veux en ce moment, c'est sortir d'ici. Reprendre ma vie d'avant. Est-ce trop demandé ?

Des pas résonnent. La porte s'ouvre à nouveau. Amir.

Lui : Je t'ai apporté à manger.

Il s'avance pour me détacher.

Moi : Me touche pas ! Tu m'entends ? JE TE DÉTESTE ! Tu sais pas à quel point ! T'as détruit toute ma vie ! J'allais enfin être heureuse et voilà que tu débarques comme une fleur pour tout ruiner ! T'es un bâtard ! Un fils de pute ! JE TE HAIS !

Je m'effondre en larmes, incapable de contenir ma rage.

Lui : ... Vas-y, calme-toi. Je suis désolé.

Moi : Me demande pas de me calmer ! NE ME DEMANDE PAS DE ME CALMER ! J'espère que tu crèveras bientôt !

Lui : Ferme ta gueule.

Moi : Non ! Je la ferme pas ! Tu vas faire quoi ? Me taper ? C'est tout ce que tu sais faire de toute façon !

Lui : J'AI DIT FERME TA GUEULE !

Il hurle si fort que j'en tremble.

Lui : Depuis tout à l'heure tu te plains ! Mais tu crois que ça me fait plaisir de faire ça ?! Tu crois que c'est facile de voir la femme que j'aime avec un autre ?!

Je le regarde, pétrifiée.

Lui : J'ai tout fait pour te sortir de ma tête, mais j'ai pas pu. Et pourquoi c'est toujours moi qui dois me sacrifier pour les autres ?! C'est moi qui t'ai vue en premier. C'est pas à moi de lâcher prise.

Je le fixe, les yeux grands ouverts.

Moi : D'où tu m'as connue avant lui ? Je te rappelle que c'est grâce à ton frère que tu m'as connue. Et en plus tu voulais te marier avec moi.

Il esquisse un sourire amer.

Lui : Que tu peux être naïve, des fois. Je te connaissais bien avant que mon frère me parle de toi.

Je reste figée.

Lui : Je t'ai vue pour la première fois au centre commercial, la veille du Nouvel An. Tu étais avec tes copines, en train de choisir des robes pour la soirée. Et depuis... je t'ai suivie. Comme ton ombre. Je savais tout de toi. Tous tes faits et gestes. Parce que dès que je t'ai vue, j'ai su que tu étais... la femme de ma vie.

Je sens mon cœur s'arrêter.

Lui : Mais il a fallu que mon abruti de frère te rencontre. Et qu'il tombe amoureux de toi. Alors j'ai voulu prendre les devants en me mariant avec toi. Mais tu as refusé.

Je suis pire que choquée.

Lui : Je t'ai vue en premier. Pourquoi ce serait à moi de renoncer ? Je me suis toujours sacrifié pour les autres. Mais maintenant... c'est fini.

Il détourne le regard.

Lui : Et puis, c'est de la faute de Nadir si je suis entré dans le trafic. Quand mon père est mort Allah y rahmo il avait de nombreuses dettes. On s'est retrouvés à la rue. Nadir est tombé gravement malade. Ma mère se tuait au travail pour un salaire misérable. J'ai cherché du boulot, mais rien. Alors... je suis tombé dans le vice de la rue. Grâce à ça, on a pu le soigner. Puis j'ai acheté une petite maison.

Je le regarde, les larmes aux yeux. Une partie de moi comprend tout ce qu'il a vécu. Mais l'autre... l'autre le déteste de toutes ses forces. Parce qu'il m'empêche de vivre. Parce qu'il m'arrache à l'homme que j'aime.

Amir s'approche. Je me crispe. Mais non, il me détache. Puis sort sans rien dire.

Je reste là, figée. Puis, lentement, je me lève et quitte la cave. Je monte prendre une douche. L'eau chaude coule sur mes blessures, sur mes larmes. Puis je m'effondre dans un lit miteux. Épuisée.

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Rabia💋

𝐂𝐡𝐫𝐨𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐍𝐚𝐡𝐝𝐢𝐚:🌹 𝐌𝐨𝐧 𝐌𝐞𝐤𝐭𝐨𝐮𝐛🌹 [𝐓𝐞𝐫𝐦𝐢𝐧é]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant