Chapitre 55

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Salem💋

Ilyes : vas-y calme toi kho.
Moi : wallah elle me pète les couilles, c'est elle qui a mis fin à tout et quand je veux aller de l'avant elle vient tout niquer.
Ilyes : t'as pas capté qu'elle est jalouse ? C'est pour ça qu'elle a fait ça.
Moi : hum...
Ilyes : elle t'aime encore, mais elle fait la meuf. Tu le sais très bien.
Moi : moi aussi je l'aime toujours mais c'est elle qui veut pas...

Un silence lourd tombe, je sens mes poings trembler. Je suis partagé entre la colère et un putain de vide dans ma poitrine.

....: WSH LA STREET ?
On se retourne : c'était Naïm.
Naïm : vous êtes calmes là, qu'est-ce qu'il y a ?
Moi : rien, tkt.
Naïm : et Nahdia elle est où ?
Ilyes : elle doit dormir peut-être. T'étais où toi toute la journée ?
Naïm (souriant) : j'ai vu une meuf au tacos, zehma elle était bonne et tout, donc j'ai pris son numéro. Après on est allés chez elle et voilà quoi.
Ilyes : alors toi...
On éclate de rire. On parle un peu, puis on décide d'aller dormir.

Je passe devant la chambre de Nahdia... et j'entends des sanglots étouffés. J'approche doucement :

"... s'il vous plaît... me faites pas de mal... j'ai rien fait..."

Je reste figé. Je pousse doucement la porte : elle est là, en sueur, se débattant dans son sommeil comme si elle se faisait agresser.

Moi : Nahdia... calme-toi, c'est un cauchemar.

Je m'approche et j'essaie de la réveiller doucement. Elle respire vite, les larmes collées sur ses joues. Je pose ma main sur son bras, elle finit par se calmer... mais quand je veux partir, elle me serre le poignet comme si sa vie en dépendait.

Je reste. Toute la nuit. À la regarder dormir, le cœur serré.

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PDV de Nahdia

Je me réveille avec difficulté. Ma tête me fait mal, je me sens lourde. Quand j'ouvre enfin les yeux, je vois Nadir à côté de moi.

Moi : AHHHHHHHHHH !
Lui : putain tu casses les couilles dès le matin.
Moi : pardon ? Mais... qu'est-ce que tu fous dans ma chambre et dans mon lit ?!
Lui : commence pas à t'imaginer des trucs. Hier, tu faisais un cauchemar, tu me retenais par le bras, je voulais pas te réveiller. Donc je suis resté. Point.
Moi (marmonnant) : hum...

Il se lève et sort sans rien ajouter.

Je prends ma douche, m'habille bien : jean noir moulant, chemise beige, veste noire, sac Guess beige et talons assortis. Chignon flou, mèches devant, mascara, rouge à lèvres nude. Je descends et là... CHOC : le petit-déj est déjà prêt.

Moi : wsh ?
Naïm : tu peux pas parler normalement toi ?
Moi : bref... wouahh, vous avez fait le petit-déj. Pour une fois que vous servez à quelque chose.
Naïm : ta gueule.

Les autres descendent, on mange. Je débarrasse.

Naïm : tu vas où encore ? Toujours en vadrouille toi.
Moi : je vais quelque part.
Ilyes (ironique) : avec son gars.
Naïm : quel gars ? Depuis quand t'as un gars toi ?
Moi : depuis un moment.
Naïm : tu te fous de ma gueule ? Genre je suis un zemel et toi tu sors avec un gars tranquille ?
Moi : t'as pas parlé quand je sortais avec Nadir, maintenant tu parles.
Naïm : c'est pas pareil.
Moi : la différence ? Je sors avec qui je veux et t'as pas à me dire quoi faire.
Naïm (criant) : ELLE ME CHERCHE LÀ ? WALLAH SORS SEULEMENT ET JE TE DÉFONCE !
Moi (explosant) : VAS-Y, T'ES PAS MON PÈRE, JE FAIS CE QUE JE VEUX !
Ilyes : calmez-vous wsh !

Je sors sans les écouter. Les nerfs à vif.

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Je marche sans but, mes écouteurs enfoncés dans les oreilles. Je me sens seule. J'ai envie de hurler. Je finis par aller au parc, je m'assois sur un banc et je regarde les enfants jouer. Je pense à ma vie d'avant. Avant Nadir, avant Naïm et tout ce bordel.

Je rentre tard. Sur la route, je m'arrête acheter un tacos. Je repars, tête baissée... et là je sens des pas derrière moi.

Au début, je me dis que c'est rien. Mais plus j'accélère, plus eux aussi accélèrent. Trois silhouettes.

Mon cœur s'emballe. Je prends mon téléphone, les mains tremblantes, et j'appelle Naïm.

Lui : quoi ?
Moi (en panique) : Naïm, viens me chercher stp, il y a trois hommes qui me suivent !
Lui : calme-toi, dis-moi où t'es !
Moi : près du tacos, y a une ruelle, je me cache là-bas...
Lui : ok j'arrive, reste où t'es.
Moi : fais vite...

Je n'ai pas le temps de finir. Les trois hommes surgissent devant moi. Je hurle, je lâche mon téléphone.

Je tente de m'enfuir mais l'un d'eux m'attrape par les cheveux et plaque un chiffon sur mon nez. Une odeur chimique, mes forces me quittent.

Trou noir.

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PDV de Naïm

Moi : Ilyes, on y va vite !
Nadir : pourquoi ?
Moi : Nahdia vient de m'appeler, elle s'est fait suivre par trois mecs !
Nadir : quoi ?!
Ilyes : allez vite bordel !

On roule comme des malades. Arrivés dans la ruelle : personne. Silence.

Moi : putain... où est-ce qu'elle est passée ?!
Nadir (serrant les dents) : regarde... son téléphone.

Je le ramasse. Éclaté au sol.

Ilyes : on fait quoi maintenant ?!
Moi : je sais pas... je sais pas !
Nadir (les yeux rouges) : c'est pas lié au biz ? Depuis que je suis sorti de tout ça... Et mon frère est mort... qui ça peut être ?
Ilyes : ils vont peut-être appeler pour demander une rançon.
Moi : et s'ils voulaient juste Nahdia ?... putain je vais péter un câble.
Nadir : calme-toi, on va la retrouver. Je m'en fous de qui c'est... ils vont le payer.

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PDV de Nahdia

Je me réveille lentement, la tête me lance. J'ai froid. Je suis allongée sur un sol humide.

Mes poignets sont attachés.

La porte grince. Un homme entre. Grand, cagoulé. Je ne l'ai jamais vu.

Lui (souriant) : la belle au bois dormant est enfin réveillée.
Moi : qu'est-ce que vous me voulez ?!
Lui : détends-toi ma belle. Chaque chose en son temps.
Moi : t'es qui toi ? Pourquoi vous m'avez kidnappée ? C'est écrit sur mon front "à enlever" ou quoi ?!
Lui (ricanant) : MDR, j'avoue...
Moi : mais ferme ta gueule fils de...

Une gifle violente. Ma tête tourne.

Lui (menaçant) : déjà que je suis calme, ferme ta grande gueule de pute avant que je te la ferme pour de bon.
Moi (haletante) : t'as cru que j'étais ta sœur toi qui tourne dans toutes les caves ? Va te faire foutre espèce de chien.

Deuxième gifle. Puis des coups, encore et encore. Je me sens partir mais je refuse de pleurer.

Il s'arrête enfin, me regarde comme un taré :

Lui : maintenant, on va passer aux choses sérieuses...

Je le fixe, le souffle court.

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🔥🔥🔥 À suivre... 👉👉👉👉👉

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Rabia💋

𝐂𝐡𝐫𝐨𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐍𝐚𝐡𝐝𝐢𝐚:🌹 𝐌𝐨𝐧 𝐌𝐞𝐤𝐭𝐨𝐮𝐛🌹 [𝐓𝐞𝐫𝐦𝐢𝐧é]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant