Wildest Dreams

30 3 4
                                    

« Alors je t'en supplie jure moi qu'on se reverra... »

Tu es parti ce matin. Tu m'as quitté ce matin.

À vrai dire je ne suis pas surpris, juste anéanti.

Mais je m'y attendais. Je le savais.

Rien ne dure, tout est éphémère, même l'amour.

Je l'ai toujours su, pourtant ça continue de me faire mal.
Comme une blessure qui ne guérirait jamais.
Comme un souvenir si puissant qu'il est impossible à effacer.
Comme ton odeur enivrante que je sens toujours dans mes draps.

Avant même que tu me le dises, je savais déjà que ça ne durerai pas. Je m'étais fait une raison depuis longtemps, n'espérant plus rien de toi.

Pourtant, avant que tu ne t'en ailles définitivement loin de moi, je n'ai pas pu m'empêcher de te demander une chose.
Une seule et unique demande.

Cela t'as sûrement semblé futile, un caprice d'enfant.

Mais pour moi, c'était une promesse dont j'avais besoin.

Même si je savais que je me berçais d'illusions.
Même si je savais que je me faisais du mal.
Même si je voyais dans tes yeux que tu me mentais.

J'avais besoin d'entendre ces mots, de me raccrocher à cette phrase d'espoir.

Maintenant, je me lamente sur nos souvenirs.

Lorsque tu m'emmenais dans des lieux inconnus en serrant ma main dans la tienne.

Lorsque l'on contemplait le coucher de soleil, tous les deux, seuls au monde.

Lorsque l'on laissait libre cours à notre passion, à l'abri du regard des autres.

Et je souris toujours tristement en pensant à ces moments nostalgiques.

Je me rappelle lorsque je te regardais partir le lendemain matin, croyant que je dormais encore.

Je me rappelle des larmes qui coulaient doucement sur mes joues lorsque je me réveillais sans tes bras chauds et rassurants autour de moi.

Je me rappelle de ta grande taille, de ton visage sans imperfection, de ta voix grave et suave, de tes cheveux noirs profonds, de tes yeux rieurs, de tes grandes mains chaudes.

La fatalité de notre relation, je m'en souviens aussi.

Mais j'espérais toujours qu'un jour, tu ne te lèverais pas, que tu ne me quitterais pas, comme tu le faisais chaque matin.

Puis arriva ce jour, ce fameux jour où tu m'as dit en me souriant doucement que notre histoire s'arrêtait là.

J'étais préparé, je m'y attendais, mais je t'ai quand même fait cette demande égoïste.

« Souviens toi de moi, ne m'oublie pas. »

Tu as hoché la tête, toujours en souriant, mais je lisais dans tes yeux la vérité.

Ce jour-là, je n'ai pas pleuré.

Je voulais que tu te souviennes de moi.

De mon sourire qui illuminait mon visage.

De mon rire s'élevant dans l'air.

De mes cheveux volants dans la brise légère.

De mes yeux te contemplant tendrement.

De ma silhouette dans le soleil couchant.

Mais pas de mes larmes, ou de ma colère.

Alors tu es parti, disparaissant de ma vie que tu avais pourtant chamboulée.

Tu ne m'as pas vu mourir à petit feu.
Tu ne m'as pas vu crier et pleurer toutes les larmes de mon corps.
Tu ne m'as pas vu brûler et détruire tous nos souvenirs et nos photos.
Tu ne m'as pas vu m'effondrer, sans toi à mes côtés.

Alors, même si tu as juste prétendu, même si tu as eu pitié de moi, même si tu as trouvé ma condition stupide, et même si tu ne le ferais que dans tes rêves les plus fous, tu m'as promis.

Et je t'ai laissé le meilleur souvenir de moi.

Tout simplement parce qu'au fond de moi, je garde cette promesse.

Et que j'espère qu'en te laissant partir, tu reviendras vers moi.

Même si ça n'arriverai que dans tes rêves les plus fous.

Osmose (OS KPOP)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant