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《Chapitre 2》

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J'avança lentement dans les couloirs de l'orphelinat profitant du silence qui régnait, étant seulement entouré des craquements du parqué, résonnant sous mes pieds. Je profita de chaque pas que je posais à terre, dans ce lieu où j'avais maintenant grandit pendant une année en compagnie de Téa et toutes les autres filles . Quand je suis arrivé ici, j'étais complètement perdu entre ma tristesse et ma rancœur, j'en voulais à mon père car il m'avait lâchement abandonné à mon sort dans le pire endroit que je puisse imaginer mais j'étais aussi dévasté d'avoir perdu mon unique famille, mon bien aimé père. Avec le temps, j'avais mûrit et j'avais par la même occasion pardonné mon père, je ne pouvais pas continuer de d'éprouver de la rencontre envers lui, rien n'était de sa faute. Maintenant que je repense à mes premiers jours ici, j'éprouve une certaine empathie pour les membres du personnel et les filles vivant ici, j'ai dû faire vivre un calvaire à tout le monde, surtout à la psychologue de l'orphelinat qui en faite voulait simplement m'aider. C'est vraiment dommage qu'elle est déménagée, je commençais sincèrement à bien l'aimer mais bon c'est la vie qui en veut ainsi, à force, j'ai perdu la patience de m'attacher aux gens.

J'ouvris l'énorme porte d'entrée et avança jusqu'au petit chemin qui menait vers le jardin, cet endroit me rappellera toujours mon arrivée, c'était un vendredi ou peut être un dimanche je ne m'en rappelle plus très bien cependant, la seule chose auquel je ne peux qe m'en rappelé, était cette pluie torrentielle qui assombrissait le paysage et cette vue de l'orphelinat qui faisait vraiment peur . A ce moment là, mon seul désir, était de rejoindre mes parents.

Je m'allongea quelques instants sur l'herbe à l'ombre d'un arbre, certe, mon teint de peau est assez mate, ce qui vient sûrement de ma mère, mais moi, je n'aime pas tant que ça le soleil, après c'est peut être parce-que mon père m'a toujours dit que si on restait trop longtemps au soleil on sentait la saucisse grillée à vie .Rahhh qu'est-ce que mon père ne faisait pas pour me protéger d'un cancer de la peau, ce que j'étais naïve à cet âge .

Je me redressa et continua ma petite balade direction de nos chambres, pendant 1 an, j'ai partagé ma chambre avec Téa alors je peut vous dires que ça nous a beaucoup rapprochées. D'ailleurs, en y repensant Téa a toujours été la seule personne avec qui j'arrivais à m'exprimer sans me forcer depuis l'accident, elle a su me réconforter tout en essayant d'en apprendre plus sur moi avec une t'elle gentillesse, jamais je n'oublierais ce qu'elle a fait pour moi.

Arrivé dans ma chambre je me laissa tomber de mon lit et peu à peu je chuta dans un sommeil profond dû au trop plein d'émotions.

Des rires qui venaient du rez-de-chaussée me réveillèrent en sursaut, je me pencha pour distinguer difficilement ce qu'indiquait mon réveil, 19h30.

"MINCE !! J'ai fait une sieste de 3 heures ",pensais-je à haute voie.

"Yep, ça tu peut le dire ! Elle était bien d'ailleurs ta petite sieste ?"

Je me releva précipitamment et tomba nez à nez avec Téa et son fameux sourire de psychopathe.

"OH pardon, Téa tu m'as fait peur, ça fait longtemps que vous êtes rentrées et pour répondre à ta question, oui elle était parfaite ", lui répondis-je en montrant toutes mes dents.

"Non non pas vraiment ça va juste faire à peine 1 heure que je te matte entrain dormir!", me lança-t-elle avec son air hautain.

"Oula excuse moi d'être fatiguée à cause de vous qui vouliez commencer à regarder un film à 23h !", rétorquais-je avec beaucoup de fierté.

"Rohh qu'elle fragile", m'annonca-t-elle en rigolant puis elle reprit, "Au faite Franck m'a dit que tu avais retrouvée de la famille , c'est cool je suis vraiment contente pour toi " , dit Téa un brun triste en s'asseyant près de moi.

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