Tout est parfait dans le meilleur des mondes

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Résumé : Henry mort d'une leucémie, sa mère Regina est désespérée. Son fils croyait que ''Tout était parfait dans le meilleur des mondes.'' Mais face à sa situation, elle a dû mal à le croire, son fils peut-il encore lui prouver que tout est parfait ?

Bonne lecture.

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J'étais désespérée à chaque inspiration.

Misérable à chaque expiration.

Effondrée par les évènements.

Détruite par cette maladie.

Révoltée contre le monde entier.

Ecœurée d'être toujours-là et pas lui.

Mon fils Henry, ma joie de vivre, avait seulement cinq ans lorsque les médecins lui ont diagnostiqué une leucémie de stade terminal. Ils m'ont de suite annoncée que sa maladie était trop avancée, trop fulgurante pour pouvoir le sauver, ils pouvaient seulement l'empêcher d'avoir mal. Au début, je n'ai pas voulu les croire mais devant les symptômes s'aggravant j'ai fini par comprendre.

La mort m'avait déjà pris mon père et ma mère lors d'un accident de voiture, le jour de mon diplôme d'université, mon petit ami de deux ans était parti à cause d'un infarctus du myocarde malgré sa jeunesse et sa bonne santé alors que je n'étais enceinte que de quelques mois.

J'avais été longtemps détruite pourtant ma vie avait bien commencée. Fille unique de deux parents aimants, à la tête d'une entreprise de jouets de renom. Malgré leur travail, mes parents avaient toujours du temps libre à me consacrer. Je les adorais, j'avais même quelques amis. Que demander de plus ?

J'aimais la vie.

Puis tout à déraper, à peine âgée de 23 ans et je devais reprendre l'affaire familiale, l'entreprise de jouets Mills suite à l'accident de mes parents le jour de cette maudite cérémonie de diplôme. Je m'en suis voulu longtemps pour avoir insisté qu'ils viennent me voir réciter mon discours. Malgré mon chagrin, je ne m'étais pas laisser abattre, j'avais remonté la pente grâce à mon entreprise. J'étais devenue un bourreau de travail, ne laissant personne s'approcher de moi à plus de deux mètres de distance, ne voulant pas avoir de nouveau le cœur brisé. J'ai vécu dans la solitude avec pour seule occupation mon job pendant dix longues années, perdant tous mes amis d'enfance par la même occasion.

C'est alors que j'ai rencontré Daniel, il tenait un ranch. J'y étais allée, sur un coup de tête, décidée à enfin remonter à cheval. Après la mort de mes parents, j'avais perdu ma passion pour l'équitation. Notre rencontre, n'a pas été le coup de foudre au premier regard, loin des films à l'eau de rose ; il a plutôt insisté pendant des jours et des jours pour que j'accepter de dîner avec lui. Puis de fils en aiguilles, j'ai appris à le connaître et à l'aimer. Deux ans plus tard, il me demandait en mariage lors d'un dîner aux chandelles et j'apprenais le jour même que j'étais enceinte. C'était l'un des plus beaux jours de ma vie, le plus beau étant la naissance de mon fils.

Malheureusement, j'aurais dû savoir que la tristesse n'était jamais loin de mon bonheur. A six mois de grossesse, la mort de mon fiancé chamboula à nouveau mon existence. Cette fois-ci, je ne mis pas mon chagrin dans mon boulot, je me devais d'être forte pour mon futur enfant, ce dernier devint ma seule et unique raison de vivre. Je tiens bon pendant le reste de ma grossesse, et cela en valait le coup. Je donnai naissance à un magnifique garçon, que je nommai Henry Daniel Mills, un hommage envers mes proches disparus trop tôt.

J'eu cinq ans de pur bonheur, Henry était devenu le centre de mon univers. Je passais le plus de temps possible avec lui. J'étais sa mère mais aussi sa meilleure amie, nous faisions les quatre cents coups ensemble. Tous les mercredis après-midi, nous allions au ranch où j'avais rencontré son père, pour monter à cheval. Les week-ends étaient réservés à mon fils, je l'amenais au parc ou à la mer, nous cuisinions ensemble les fameuses lasagnes familiales, je lui lisais une histoire chaque soir avant qu'il ne s'endorme, je lui parlais même quelques fois de son père et de mes parents. Tout était parfait dans le meilleur des mondes comme aimait dire mon fils, c'était son adage favori, pas un jour ne passait sans qu'il ne le dise au moins une fois. Ma tristesse s'était estompée dès que j'avais posé le regard sur ce petit être. Il avait réussi à guérir toutes mes blessures en un seul regard mais on me l'a enlevé.

OS SwanqueenDes histoires addictives. Découvrez maintenant