X

222 8 0
                                        

-Cinquième année depuis le départ d'Emilie-

12 octobre
Nicolas - 23 ans

Durant les derniers mois, je me suis concentrée sur la mise en place complète de ma nouvelle vie dans cette ville. Si je veux reconquérir Emilie, je dois être près d'elle et surtout être disponible. Les trois heures de route qui nous séparait ne permettaient pas de la reconquérir facilement.

Je veux être l'homme qui lui donne sa vie, l'homme qui sera prêt à la protéger contre tous les dangers.  Pour ça, je suis prêt à tout.

Je me regarde une dernière fois dans le miroir de l'entrée de ma maison. C'est aujourd'hui que j'ai décidé d'aller la voir. Il est 7 heures du matin. J'appréhende la façon qu'elle me recevra. Je me regarde dans les yeux à travers ma réflexion du miroir. Je me rappelle la vie que j'avais il y a 5 ans. J'étais perdu, je n'osais pas l'admettre. Petit à petit, je tombais dans un gouffre essayant de m'accrocher à quelque chose pour me maintenir à la surface. Rien, ni personne ne pouvait me retenir dans ma décente. Je repoussais tout ceux qui voulaient m'aider. J'ai repoussé mes meilleurs amis, j'ai repoussé ma famille.

Je ne vivais que pour les relations sexuelles qui me donnait le sentiment d'être dans les bras d'une femme qui m'aime. Ils me donnaient l'impression d'être rempli d'être comblé entièrement. Je ne vivais que pour l'alcool et cette pilule jaune me permettant d'imaginer une vie idéale. Cependant , j'étais dans le déni. Je niais que c'était la vie que je voulais. Ce n'était qu'un rêve que je n'avais pas la force de réalisé. Ces plaisirs, ces moments de plénitude n'étaient qu'éphémère et imaginaire.

Puis je m'en suis remis, j'ai accepté la main que mon entourage me tendait. Je me suis fixé des objectifs, je me suis trouvé un emploi, j'ai terminé mes études. J'ai surtout accepté que je pouvais réalisé un tel rêve. Même si celui ci me semblait inaccessible, je voulais essayer. J'ai acquis une détermination, une confiance en moi me donnant la possibilité de voir les choses qui semblait inaccessible comme un défi.

Je vis maintenant à New York, j'ai une carrière qui me permet de me payer cette maison dans un coin reculé et riche de la ville. Je possède une voiture et surtout, je vis mieux. Je me sens mieux qu'il y a 5 ans. Cependant, ce bonheur n'est pas complet sans la femme qui m'est destinée à mes côtés.

On ne peut pas pleinement aimer une personne pour ce qu'elle est si on ne s'aime pas soi-même.

Je mets mon poing fermé sur le miroir m'aidant à m'accoter. Je baise la tête en soufflant. Des larmes sortent de mes yeux. Je les effaces rapidement en relevant la tête. Je croise une dernière fois mon reflet dans le miroir. Je me souris et sort de la maison. J'entre dans la voiture et démarre. Je vais enfin parler à Emilie.

-----

Tout le long de la route, j'ai réfléchis à ce que je vais lui dire. Je n'ai toujours pas trouvé la meilleure formulation. Je me gare devant le café. J'entre, je salue les serveuses du matin qui étaient devenus mes amies avec le temps. Surtout, Sarayah. Elle était plus vieille que moi de 3 ans, cependant on s'entendait bien. Très bien même.

Elle avait la peau foncé et des cheveux crépus lui arrivant au épaule. Elle portait toujours un afro. C'était sa signature, de loin je savais que c'était elle qui arrivait. Elle était petite avec de longue jambe qui faisait toute son élégance quand elle portait des talons.

Elle était devenu en un an ma confidente. Heureusement pour moi, elle était fiancé. Elle travaillait au café à temps partiel en attendant de finir son doctorat. Je l'admire intérieurement. Elle dégageait une joie de vivre. C'est elle qui m'a aidé à m'installer dans cette ville.

Sarayah : c'est le grand jour ?

Elle dépose mon déjeuner sur la table avant s'assoir devant moi.

Nicolas : On peut dire ça

Sarayah : t'as intérêt à ne pas te dégonfler Nicolas !

Je ris en prenant une bouché de mes ufs. Je regarde l'heure 8 h 05. Emilie devrait bientôt arrivée.

Sarayah : je te laisse, ta femme arrive dans quelques minutes. Je vais lui préparer le meilleur déjeuner possible comme ça elle sera heureuse toute la journée. Et essaie donc de ne pas salir ta belle chemise comme l'autre fois en la voyant entrer.

Je luis fis une regard noir avant de rire sarcastiquement.

Nicolas :  Tu es très drôle !

Elle rit avant de déposer un baiser sur ma joue et me recoiffer comme ferait une mère.

Nicolas : Passe une bonne journée ma belle et merci encore

Elle leva ses doigts dans l'air pour me faire un peace en tirant la langue avant de partir.

Je mange mon déjeuner en pensant à ce que je vais lui dire quand elle passera par la porte. Le tintement de cette dernière me fait lever les yeux. Elle était la. J'ouvris le journal pour me cacher laissant seulement dépasser mes yeux pour la contempler.

Elle portait une jupe blanche et un chemisier vert émeraude. Ses talons de couleur peau claquaient sur le sol à son entrée. Ses cheveux bouclées rebondissaient à chacun de ses pas. C'est le même spectacle à chaque matin. Un spectacle qui me plait de plus en plus vu la réaction de mon entre-jambe. Elle sourit à Sarayah. Heureusement, leur relation n'allait pas plus loin qu'un déjeuner le matin.

Cela fait 1 an que je suis assise à cette table au fond du café, elle n'a jamais tournée la tête vers moi. Alors qu'elle regardait dans son sac, Sarayah me fit un regard. C'était maintenant, je dois me lever. J'essaie de bouger mes pieds, mais je reste figée sur ma chaise, mes mains tenant fermement le journal. Qu'est ce qui m'arrive !!?

Mon loup était aussi terrifié que moi. Il ne bougeait pas, contemplant Emilie un filet de bave au bord de la bouche.

Je regarde Emilie fermer son manteau, prendre sa commande et se diriger vers la porte. Je reste assis sur ma chaise, seul mes yeux bougeaient pour la suivre jusqu'à la porte. Cette dernière se referma derrière elle en émettant le même tintement que lorsqu'elle est entrée.

Je baisse doucement mon journal pour voir Sarayah se diriger vers moi avec le regard d'une mère qui vient gronder son enfant. Par contre arrivée devant moi elle soupira et se laisse tomber sur la chaise.

Par la fenêtre, je voyais Emilie monter dans sa voiture et démarrer vers son travail. Je pose mon regard sur Sarayah. Comparée à quelques instants plutôt, celui-ci était doux.

Nicolas : J'ai figé

Sarayah : J'ai vu ça

Je soupire et laisse ma tête tombée sur la table.

Sarayah : dans tous les cas tu dois lui parler aujourd'hui sinon tu le feras jamais

Je l'a regarde. Au fond de moi je sais qu'elle a raison.

----

K. Xx

Before I Fall For YouOù les histoires vivent. Découvrez maintenant