La salle commune des serpentards était déserte malgré l'heure peu avancée de la journée, et pour cause : le prince des serpentards était d'une humeur exécrable, et personne ne voulait risquer un sortilège ou une malédiction mal placée.
Seuls Pansy, Blaise et Théodore étaient restés, Crabbe et Goyle eux-mêmes ayant préféré traîner près des cuisines plutôt qu'affronter les piques cinglants de leur ami.
—Putain, et qu'est-ce que je fais, moi ? Putain de fête moldue à la con !
—Cette fête trouve également une origine chez les sorc-
—Ferme-là, Nott, parce que j'en ai actuellement strictement rien à foutre !
Théodore pinça les lèvres mais ne dit rien, préférant se venger plus tard.
—Eh bien, ne fais rien, tout simplement. Dis à Potter que ce n'est pas dans tes coutumes, tenta Pansy.
—Et le décevoir ? Cesse d'être stupide, Parkinson. Il va faire quelque chose pour moi, c'est tout simplement hors de question que j'arrive les mains vides. Ce serait le comble, que tout le monde offre quelque chose au survivant sauf son propre petit-ami !
Pansy hocha la tête.
—Tu n'as qu'à faire comme Weasley numéro 7 et lui dédicacer un poème, ricana Blaise.
Il se fit incendier du regard, au sens presque littéral du terme, si bien que le métis eu du mal à garder son visage tranquille.
—Ne me rappelle pas ceci, Zabini. Quand je pense à tous les abrutis qui vont offrir quelque chose à mon homme...Par les couilles de Salazar, je dois trouver un moyen de stopper toutes ces lettres ! Je ne peux pas me permettre qu'il se rende compte qu'il existe des personnes bien mieux que moi comme petit-ami ! Et je dois impérativement trouver un cadeau parfait pour cet idiot, et c'est demain !
Draco soupira dramatiquement et posa sa tête sur la table, insultant tout l'arbre généalogique de Godric Gryffondor dans sa tête pour penser à autre chose et se calmer.
—Et si tu allais demander à Weasley numéro 6 et à la miss je-sais-tout ? proposa sèchement Théodore.
Draco releva la tête.
—Demander conseils à ces abrutis ? Pour qui me prends-tu ? Vous êtes censé m'aider !
—On y parviendrait mieux si tu cessais de nous insulter, commenta sèchement Pansy.
Draco s'apprêta à répondre tout aussi mesquinement quand Blaise le coupa :
—Elle a raison. De plus, nous ne connaissons pas très bien Harry. Demande à ces deux meilleurs amis et arrête de geindre.
Draco se mura dans le silence.
Ron se dirigeait vers la bibliothèque pour rejoindre sa petite-amie et Harry quand Malfoy l'interpella sèchement.
—Qu'est-ce que tu me veux, la foui-Malfoy ? se corrigea-t-il en grimaçant, comme si prononcer le nom de Malfoy au lieu d'un de ces nombreux sobriquets lui était douloureux.
—J'ai besoin de tes conseils, lâcha le blond du bout des lèvres.
Les deux se retrouvèrent assez vite dans un couloir désert de Poudlard, et le gryffondor analysa rapidement le blond.
De la même taille que lui, avec des traits complètement fermés et des yeux froids, il semblait dédaigneux et absolument pas heureux de la situation. Il avait nonchalamment mit ses mains dans ses poches, mais Ron pouvait voir la tension qui l'habitait. Et on était le 14 février, et Harry était son meilleur ami. Ron avait peur que sa déduction soit juste.
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Recueil OS drarry
FanfictionQuelques bribes de vie entre Harry et Draco, déjà en couple et mariés dans la plupart des cas. à noter : -Draco reste Draco, Harry reste Harry. Ils font des efforts pour s'entendre avec l'entourage de leur conjoint, c'est tout. -Dans cette même lign...
