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Nicolas, joyeux rentra de l'école. Il essayait sans cesse d'oublier ce qui l'attendait en rentrant chez lui. Son père l'attendait sûrement devant la porte avec sa ceinture. Sa mère devait être comme à son habitude devant sa machine à coudre. Seul objet que son père avait accepté de lui offrir. Son frère devait quand à lui se trouvait avec des amis peu amicaux au goût de Nicolas. Il souffrait. Mais il ne le montrait à personne. Sauf à sa mère. La seule personne qu'il aimait vraiment. Il était toujours collé à elle quand il n'était pas à l'école ou elle a l'hôpital. Son père l'a battait tellement souvent que des fois des soins médicaux devaient lui être donné. On père était une brute. Nicolas se faisait le serment qu'un jour il se vengerai. Il détestait son père et son frère.

Perdu dans ses pensées, Nicolas trébucha et tomba sur le trottoir. Il regarda ses mains ensanglanté et son jean qui était troué au niveau du genou gauche. C'était son seul pantalon. Son père, homme très avare, ne dépensé jamais son argent pour lui et sa mère. Il ne possédait qu'un pantalon, deux chemises et une paire de chaussures. Sa mère lui cousé ses chaussettes. Il était souvent traité de pauvre à l'école car n'ayant qu'un pantalon à mettre tous les jours, ses camarades se moquaient de lui. Il releva la tête et vit un homme qui passa devant lui sans le regarder. Puis une dame le regarda mais ne l'aida pas. Nicolas se relèva et se dit qu'un jour tous ces gens autant qu'ils sont le payeraient. Il rentra chez lui l'esprit lourd et maussade. Son père l'attendait bien devant la porte.

- où était tu ? Grogna le père.

- à... A l'école, dit tout tremblant le pauvre garçon.

- approche !

Le garçon s'approcha. Le père enleva sa ceinture et frappa l'enfant. Il le frappa de toute ses forces. Nicolas qui, pour montrer qu'il était fort ne pleurer jamais même si la douleur était insupportable. Son père le frappa encore et encore. Le dos du jeune homme était à présent couvert de sang et de profondes marques rouges. Son père l'attrapa par le cou et l'emmena à l'intérieur. Une fois à l'intérieur, il roua son fils de coup de pieds. Un coup de pieds arriva dans le nez de Nicolas. Il commenca à saignait. Un autre dans le ventre. Le garçon se mit à cracher du sang. Il ne se plaignait jamais. Un autre sur la main. Sa main lui faisait atrocement mal. Son père arrêta et s'en alla dans son bureau. L'enfant resta allongé sur le sol de l'entrée. Son frère rentra peu de temps après. Absorbé par son téléphone il ne vit pas son frère et il lui marcha dessus. Il se retourna quand il sentit que ses chaussures de marque avait heurté quelque chose. Il vit que c'était son petit frère.

Il lui donna un coup de pieds dans la tête. Puis il partit laissant l'enfant seul et mal en point. Encore conscient, Nicolas tendit l'oreille et entendit les horribles hurlements de sa mère. Les coups de son frère et de sa mère ne lui faisait rien mentalement mais les cris de sa mère qui était battu lui faisait froid dans le dos. Comme un homme qui s'était marié avec elle puis qui avait eu deux enfants avec elle pouvait la battre. Cela le revoltait. Il essaya de se mettre debout mais peine perdu. Comme le soir tombait et que personne n'allait le voir, le garçon rampa avec difficulté jusqu'aux escaliers. Il grimpa marche par marche en s'adossant au mur à chaque pas.

Cela le faisait souffrir mais il fallait qui voit sa mère. Une fois au premier étage il s'arrêta devant une porte. Cette porte était le seul rempart entre la vie et la mort pour Nicolas. Sa mère y tenait beaucoup car c'était son père qui l'avait sculptait. Il ouvrit la porte et vit sa mère allongée sur son lit. Il la regarda avec un air de tristesse. Il s'en voulait de pas pouvoir aider sa mère. Il s'en voulait que son père soit une sale brute, un sale égoïste. Il s'allonga à côté de sa mère.

- maman, ça va ?

-.........

- maman.....?

- o.....ou.....oui? Dit sa mère faiblement.

- si tu as faim j'ai gardé mon gouter de l'école, on le partage ? Dit le garçon en essayant de remonter le morale de sa mère.

Sa mère sourit. Une seule chose avait fait qu'elle ne s'était pas encore suicidée , ou même quittée son mari. Son fils. Nicolas. Le seul qui lui redonnait le sourire à chaque fois. Elle trouvait que son fils était d'une gentillesse extrême, d'une bonté à toute épreuve, mais surtout d'un cœur en or. Il s'était privé de son goûter. Son seul repas car son père refusait de lui payer la cantine. Elle refusait à chaque fois mais à chaque fois ils finissaient toujours à manger le goûter du jeune homme. Ils dinerent en silence de peur d'alerter le père. A la fin de leur repas, la mère fatiguée par les coups de son mari s'endormit. Nicolas fatigué par sa longue journée d'école mais aussi par son père et son frère s'endormit peu de temps après sa mère.

Il rêvait. Il rêvait que son père soit un homme bon, gentil, agréable. Mais comme chaque nuit, ses rêves devenaient des cauchemars. Son père qui le frappé à mort, son frère qui s'amusait avec ses amis à le tabasser. Sa mère dans un cimetière. Morte. Personne ne venait pour elle à part Nicolas.

Il fut brusquement réveillé par son père. Son père lui donna une baffe. Nicolas ne dit rien pour ne pas réveiller sa mère. Son père le tira de toute ses forces pour qu'il sorte de la chambre de sa mère.

- sale gosse !! Je t'ai donné une chambre, alors pourquoi tu dors pas dedans ?!

Sa mère se réveilla alertée par les cris.  Elle se relèva et se leva malgré le peu de force qu'elle avait. Elle mit sa main sur l'épaule de son mari pour le supplier d'arrêter.

- s... S'il te.... Te plaît arrête...., supplia la mère.

- tu oses me dire ce que je dois faire espèce d'ingrate. Je t'ai tous donné. Un toit, des enfants,...

- c'est...., dit la mère interrompu par son fils.

- monsieur , arrêtez de taper ma mère. Elle ne vous a rien fait,dit courageusement le garçon.

- sale ordure, tu ne me traite même pas comme ton père sale vermine tu vas me le payer,repondit furieusement le père.

Un choc. Le père regarda sa femme avec de grands yeux ronds.

Alone [Terminé] Où les histoires vivent. Découvrez maintenant