β. Toi.

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Je suis parti pour leur echapper, m'enfuir dans une autre réalité
Je me sens si seul, mal aimé, je l'attends dans mon imaginaire
Je la vois, oui je la vois si près, elle s'enfuit à la vitesse de la lumière

Et pourtant, elle reste cloîtrée, derrière sa timidité
Aide moi à contenir la mienne sur ton coeur doré
Lâche moi ta vie, sur des paroles endiablées
Oublie moi contre ta volonté, où tu n'oserais y songer

À l'espoir qui pourrait régner dans nos mains enlacées
Regarde ce que je suis comme je regarde tes yeux
Regarde le ciel comme j'embrasse tes doux cieux
Que tes cheveux, tombent sur mon visage banale
Que ton parfum divin inhale l'odeur de mon canal

Mais en réalité, j'enfouis la vérité près de ce mensonge
Je le maquille de ta beauté et de ton sourire, oui je me mens
Tu ne me laisses aucun regard, vers l'enfer je plonge
Et je garde cet espoir déliquescent, car c'est vrai, je me mens

Et mon amour pour ce monde se délite
De tes yeux je ne serai être ton élite
Embrase moi de ta chaleur, fait moi oublier mes brûlures
Oui embrasse-moi en enfer, car peu à peu tu me captures

Sur ces quelques vers tu es sur mon épaule
Sur ces quelques vers je deviens ton idole
Mais que dois-je faire pour que le noir s'étiole ?
Car il s'etend, comme la mort, sur le seuil de ma piaule

Mais personne ne m'écoute, tu resteras dans mes doutes
Car tu ne liras jamais, ce poème qui m'étouffe
Et mes démons me rattrapent sans une once de honte
Me rappellant sur le trône de mon enfer, je m'effondre

Je laisse cette feuille brûlée de mon empreinte
Où l'incandescence de mon désespoir porte étreinte
Sur ton corps, qui m'excite dans un amour qui s'éteint 
Je te laisse mille des mes haines de nuées en essaim



Les pensées d'HadèsOù les histoires vivent. Découvrez maintenant