A

378 20 15
                                        

Nagisa sort enfin de la classe. Je le rejoins.

-Alors ?

-Hein ... Ah ça? C'est Kayano qui me les a donné. Elle a dit que c'était pour me remercier.

-Peut être qu'elle t'aime.

Elle t'aime. Et moi aussi mais je n'ai pas le droit.

-Mouais ... ça m'étonnerait.

Il semble déçu. S'il savait à quel point il est adorable.

-Tu as quand même reçu des chocolats.

-Oui c'est vrai. Tu n'en n'a pas eu ?

Je suis étonné de sa question. Bien sûr que non. Je sais que les gens me craignent donc jamais je n'obtiendrais de cadeaux.

Nagisa s'arrête.  Je fais de même. Qu'est ce qu'il a ?

-Je sais que normalement c'est les filles qui offrent des chocolats mais tient. C'est pour toi bonne Saint Valentin!

Nagisa ne regarde en souriant. Mais je suis figé tout cela semble irréel. Voyant que je ne bouge pas il s'empresse d'ajouter.

-Je ... enfin tu avais l'air triste alors je t'en offre. De moi à toi. Bon ça fait pas des masses sérieux vu que je t'ai dit qu'ils venaient de Kayano. Mais à vrai dire je m'en fiche de si elle m'aime ou pas. En plus ma mère ne va pas me lâcher si je rentre avec ça. Donc prends les.

-Tu me refiles tes chocolats à cause de ta mère?  Non garde les, j'en veux pas de tes chocolats, ni même qu'on me prenne en pitié. Tu n'as même pas pensé à Kayano.

Puis je suis parti. Et Nagisa est resté ébahi. Quel imbécile. Je le hais, il ne voit pas. Il me blesse et pourtant je l'aime quand même. Il ne sait pas comme la fois où on s'est battu et que je lui ais promis de toujours le soutenir. Rien il ne comprend pas les sentiments des autres il est trop naïf. Il est débile.

Je claque les porte de chez moi énervé. J'ai même pas envie de manger. Je jeté mon sac dans l'entrée et monte me coucher les larmes aux coins des yeux. Je ne peux pas pleurer non. Je ne dois pas. Je ne veux pas ! Mais pourquoi j'ai si mal. J'aimerai arracher mon coeur. Je veux pas ressentir ça pour lui.  Il peut pas être juste avec Kayano et me laisser.

-J'AI PAS CHOISIS !!

Et ma voix se brise. Je pleure comme un idiot. Je suis pathétique et seul. Je veux juste m'envoler loin d'ici et qu'on me laisse tranquil.

Je finis par m'endormir.


Le lendemain, j'ai les yeux secs et rouge. Mon ventre crie famine ce qui me tire de mon sommeil. Pff sérieux? Il est 11h.  J'ai mal dormi en plus. J'irai en cours que cet après midi. Pour une fois que j'ai une bonne raison.... Je me fais un repas et retourne me coucher déjà bien mieux.

Finalement lorsque je me réveille il est déjà 18h. Donc pour aller en cours c'est loupé tant pis, je vais rattraper demain. Je reste dans mon lit. Les rayons du soleil filtre dans ma chambre. J'en ouvre la fenêtre et vient me remettre dans mon lit. Je pense.

-Bonjour Karma.

Je me releve brusquement. 

-Bonjour Monsieur Koro.

-Tu n'es pas venu en cours aujourd'hui. Je m'inquiétais. Voici tes devoirs et tes leçons. J'ai demandé à Nagisa de te les apporter mais il a refusé.

-Merci.

Je ne m'étend pas sur le sujet car je sais ce que ce prof chercher à faire. Et il n'en ait pas question. Je le vois repartir mais juste avant, il s'arrête. Inconsciemment, je m'arrête de respirer.

-Tu sais s'il y a quoi que ce soit, je suis là. Nagisa semblait peiné et coupable. Je n'ai pas voulu l'embêter. Lui qui a fait l'effort de venir en cours alors qu'il devait en avoir autant envie que toi.

J'avale ma saliver difficilement. Il est dos à moi mais il entend tout, jusqu'à mon manque de respiration normale ou mes tremblements.

-On s'est disputé.

Il se retourne et attend.

Je soupire fort, déjà agacé qu'il est réussi réussi à me faire parler.

-Mais je ne peux rien vous dire de plus.

-Je le sais déjà Karma. Je suis votre professeur et je vois déjà tout ce qui se passe en classe. Jusqu'à vos moindre regard envers les autres.

Mon coeur bat à tôt allure et mon sang pulse dans mes oreilles. Mes mains sont crispées sur mes draps et ma tête est baissée. Je serre les dents. Que répondre à ça? Il sait.

Je prend une grand inspiration.

-Et qu'est ce que vous en pensez?

-Tu as le droit d'aimer comme tout le monde. Je te connaîs Karma, ne laisse pas ta fierté ou ta peur prendre le dessus.

Il a laissé un long silence où mon esprit a tourné comme une machine.

-Je te laisse Karma. Repose toi bien, ceci ne doit pas t'empêcher d'aller en cours. Sache que tu seras le premier interrogé demain. Et qu'il y a contrôle en sport. Bonne soirée.

-Monsieur.

-Oui ?

-Merci.

-C'est normal Karma. Mais saches quand même que je ne me priverais pas d'écrire un beau roman d'amour. En plus si contextuel avec les enjeux d'aujourd'hui.

Ok je suis vexé.  Je lui jete un couteau et tente de le tuer mais il s'enfuit avant avec son rire si reconnaissable.

C'est malin. Va falloir que je bosse maintenant si je ne veux pas prendre de retard sur les autres. Cependant, je dois avouer que parler avec lui m'a fait du bien. Je vais faire comme je le sens. Et surtout ne pas me prendre la tête la dessus. J'ai perdu mon sang froid mais.... j'ai confiance en Koro. Il ne dira rien et il peut même être utile quand il est bien luné.

Em EvolOù les histoires vivent. Découvrez maintenant