«Je ne veux désormais collectionner que les moments de bonheur»
- Stendhal
▬ Mardi 10 Mai 2022, 22h30 ▬
Perpétuité. Perpétuité. Plus de quatre heures après la fin du procès et ce mot résonne encore dans ma tête. Je n'arrive toujours pas à réaliser que j'ai réussi à le faire, à aller jusqu'au bout de la procédure, à lui faire face, à lui tenir tête, à lui montrer qu'il n'avait pas réussi à m'abattre, que je m'étais relevé.
«Perpétuité» pour mon cas ce mot rime désormais avec liberté, exister, oublier, surpasser, rigoler, profiter, aimer. Je sais pertinemment que je ne pourrais jamais vraiment oublier ce qu'il s'est passait avec lui, mais disons que je veux juste garder les bons moments en têtes et complètement occultés les mauvais, malgré tout ce qu'il s'est passé, Thomas a été mon premier amour, ma première vraie relation, ma première fois, et j'ai été amoureux de lui, certe ce n'était peut-être pas la même image que Louis a de l'amour, mais j'étais amoureux de lui, alors non je ne pourrais jamais totalement oublier.
Maintenant que cette page est tournée, je vais pouvoir fermer ce livre et me concentrer sur un nouveau. Je vais pouvoir vraiment reprendre ma vie en main, penser à moi, faire ce que je veux faire, quand je le veux, en essayant de ne plus penser ce que untel ou untel en pensera.
Il n'est pas loin de 23h, Paul et Cathy nous ont gentiment proposé de tous manger au restaurant pour fêter la fin du procès ce qu'une fois de plus nous avons accepté. Zayn a grogné pour la forme en disant que même quand il n'est en repos il doit se coltiner la tête de Kyle quand même puis finalement ces deux-là ont rassemblé plusieurs petites tables au milieu de la salle autour de laquelle nous sommes tous encore installé.
Tous le monde parle entre eux, rigole, et moi je suis là. Je fixe la porte de l'établissement dans lequel j'ai mis les pieds il y a six mois pour la première fois. Je ne connaissais personne, je ne voulais connaître personne, j'étais perdu, détruit, j'avais mal, je ne sortais de chez moi que pour aller au boulot, le reste du temps je m'enfermais à double tour dans mon appartement miteux, dans le noir, je passais mes journées à ruminer, à paniquer pour la moindre petite chose, à accumuler les crise d'angoisse. Puis Louis a débarqué de n'importe où, le Gros Relou qui voulait absolument qu'on se voit en dehors de mon boulot, il n'a rien lâché ce petit con puisqu'on a carrément passé Noël ensemble, puis on s'est retrouvé au parc où on a vite pris l'habitude de venir tous les soirs, il a été là depuis le début, il a été là quand j'avais besoin de pleurer, d'évacuer, de crier, de rire, de sourire, à chaque moment il était présent. Il l'a été encore aujourd'hui face à Thomas, il l'a été quand il est revenu, il l'a été quand je me suis retrouvé à l'hôpital, il l'a été quand j'en suis sorti, il l'a été tous les jours depuis six mois. Il y a eu des moments où ça a pété entre nous, où on ne s'est pas parlé pendant plusieurs jours, mais la meilleure chose a été lorsqu'il m'a foutu cet ultimatum pour me faire soigner, même si je l'ai fait pour moi, je ne l'aurai probablement jamais fait s'il ne m'avait pas ouvert les yeux. Depuis que je suis sorti, je ne dirais pas que je suis guéri, mais il y a une nette différence entre le Harry d'avant et celui que je suis maintenant, je ne sais même pas si je pourrais un jour vraiment guérir, mais en tout cas je sais que je vais mieux, beaucoup mieux et ça Louis y est pour énormément.
- Merci Lou Je dis soudainement en posant ma tête sur son épaule alors qu'il est en pleine discussion avec Gemma et Zayn
- Pour ? Demande-t-il doucement
- D'être là, d'être toi
Il laisse mollement tomber sa tête sur la mienne, alors que sa main vient faire une petite pression autour de mon genoux
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Jeu dangereux - Larry
FanfictionLà où Harry est complètement détruit Là où Harry ne croit plus en rien, pas même au bonheur Là où Harry tente d'échapper à ses démons Il va débarquer dans sa vie et tout chambouler avec "son plan à la con", il veut le faire vivre, et pour ça Louis...
