~Chapitre 68~

319 12 4
                                    

J'ai beau détester les incidents et les violences qu'il se passe dans notre ville,je ne suis pas fan non plus de la routine.Une routine qui s'est installé depuis quelques semaines et que seules nos innombrables soirées ont interrompue.Finalement je suis une adolescente normale,mais dés que ma journée de classe finie je fais des choses que les jeunes de mon age ne font pas,je me dirige au cimetière rendre visite à mes amis et discuter un peu avec eux,ils sont très silencieux certes mais c'est toujours un moment remplit d'émotions,uniquement de mon côté,ils n'ont jamais vraiment aimé montrer leurs sentiments.Le week end je sors avec Zack,Quinton,Troy et Jean pour penser à autre chose que le lycée,le soir je me rend à la falaise,rencontrer l'homme dont je suis éperdument amoureuse mais qui ne m'aime pas en retour,sa présence me fait voyager tout en me faisant me sentir chez moi.Nous dansons,chantons,discutons,nous nous prenons dans les bras l'un de l'autre mais je dois avouer que cela me fait du mal,c'est une douleur que j'apprécie finalement car tout les jours indéfiniment,j'y retourne,tout les jours je vais le voir et cela me fait l'aimer encore plus et me rappeler que lui ne ressens rien.C'est une douleur à laquelle je suis attachée,une douleur qui me fait vivre,je me lève le matin en pensant douloureusement au soir que finalement j'attend impatiemment.Bref,tout cela pour dire qu'une routine s'est réinstallée et que cela m'ennuie.Cela m'ennuie car la routine m'évoque une certaine folie,je me sens comme robotique et dépourvue de sentiments,je vis machinalement comme on me le demande mais en réalité j'appréhende le moment où je devrais la quitter.Quitter cette routine qui m'assure une protection,aucune pertes et aucune découvertes douloureuse.Une routine dans laquelle mes parents ne sont pas inclus,ils en sont mêmes rejetés,remplir ma journée est devenu une nécessitée pour oublier,pour m'empêcher de penser.De penser aux monstres avec qui je vis,de penser aux gens que j'ai perdus et gagnés cette année,de penser au fait que pour la première fois de ma vie je ne trouve pas ma place dans ma ville natale.Celle en qui j'avais fondée tant d'espoirs,j'espérais retrouver cette place que je cherchais depuis des années.Mais les événements ont rendus cette ville hostile à mes yeux,une ville qui s'obstine à faire du mal à ceux qui compte pour moi,une ville qui me fais découvrir qui est la vrai moi.Je n'ai probablement jamais autant appris que ces derniers mois,mais finalement j'aurais peut être préféré ne pas apprendre.Rester dans le déni,déni si confortable qui ne rencontrait jamais de vagues bien qu'il ne me soit pas inlassable,qui n'était pas déconcertant mais probablement ennuyant.

-Gin?Tu imagines si tu n'étais pas revenue à Boston?me demande Nick allongé à mes côtés sur l'herbe verte.

Bien sûr que je l'imagine,très souvent.Je serais triste je le sais,je sentirais une nécessitée de retrouver Nick et Ryland,de retrouver ma ville et tout ce qui m'a élevé.J'y penserais jour et nuit me jurant que dés que j'aurais atteint la majorité je me ruerais vers ma ville bien aimée.Je resterais persuadé que c'est la ou est ma place sans même essayé d'accepter qu'elle puisse être autre part.Je serais dans ce fameux déni.Mais je suis revenue,et je le regrette autant que j'en suis heureuse.Je le regrette car j'ai pris conscience que Boston n'était peut être pas la place que je cherche,je ne mis sens pas tellement chez moi et cela me brise car tout mes rêves de se sentiment de sécurité s'en sont allés.J'en suis heureuse car j'ai rencontrée ceux qui m'ont fait réalisé qu'une maison n'était pas forcément constitués d'un toit et de quatre murs.Finalement,ma place c'est eux.Des personnes peuvent être mon endroit de repos,de sérénité et chaque groupe de personnes que j'ai rencontré à Boston sont un endroit où je me sens chez moi.

-Vous vous êtes déjà imaginés une vie si on ne s'était pas rencontrés dit Ryland en ignorant la question de son ami et au passage ma potentielle réponse.

Je serais perdue,sans vraiment le savoir.Ils sont mon repère,même si cela peut paraître légèrement extrême mais c'est deux garçons me connaissent mieux que moi même,ils sont tout simplement mes meilleurs amis.Mais notre amitié va plus loin,je les considèrent comme des frères,différemment de Tayler mais des frères quand même.Les voir heureux compte tellement plus que mon propre bonheur,ils sont la definition de ma maison.Je pourrais tout faire pour eux et je le sais ils pourraient tout faire pour moi.Alors j'espère que notre amitié durera indéfiniment,qu'ils rencontreront mes gosses et qu'ils feront toujours partis de ma vie.Car se seront ceux qui me rappelleront ma jeunesse,ceux qui me rappelleront de bons comme de mauvais souvenirs.Ceux qui me font et me feront me sentir aimée.

With you Où les histoires vivent. Découvrez maintenant