On rentre enfin !
Je saute de la voiture et cours rejoindre ma mère.
Je pleure dans ses bras. C'est la première fois que je reste si loin d'elle.
_ allez ma grande. Tu vois bien que rien n'a changé !
_ je ne veux plus jamais te quitter.
_ viens avec moi.
On va sur la balançoire dehors. C'est le lieu des confidences et des moments graves.
_ si je t'ai fait aller là-bas, c'est que tu devais le rencontrer au cas où.
_ il n'y a pas de hasard maman. dis moi tout.
_ j'ai passé des examens et les résultats sont préoccupants.
_ mais je n'en aurais pas besoin. Il n'a jamais été là et toi tu es là.
_ on ne sait pas de quoi demain est fait ma chérie. Tu me connais. Je ne veux rien laisser au destin. Tu m'es trop précieuse pour laisser des incertitudes.
_ si il y a quelque chose, tu te battras jusqu'au bout ?
_ tu crois que je vais t'abandonner comme ça ? Jamais ma chérie.
_ je n'ai pas besoin de lui.
_ ça reste ton père.
_ un géniteur. Tu es ma mère, mon père, ma meilleure amie. Mon univers.
_ Lau ...
_ toi et moi. Nous contre le reste du monde !
Je pleure. Il n'y a pas de cris. Il n'y en a jamais eu. Maman m'a toujours dit qu'il ne fallait pas être en colère parce que les mots blessent et parfois le pardon ne peut jamais être fait.
Je ne sais pas comment expliquer notre vie. C'est tellement bizarre comparé aux autres.
J'ai eu des crises de colère comme tout enfants. Quand c'était le cas, maman s'asseyait devant moi et attendait que je me calme. Quand c'était le cas, elle m'expliquait que je gaspillais mon énergie et elle continuait sur la raison de son refus.
Très vite, il n'y a plus eu de crises.
Nous rentrons. Je sais que papy est au courant.
Ils nous serrent dans ses bras.
Le vie reprend.
Le boulot, les études....
Les examens médicaux qui se poursuivent, le début des traitements. Parce que les résultats ne sont pas si bon. Un cancer du sein et quelques tâches ailleurs.
Dans cette bataille, une partie de mon monde s'effondre un matin. Papy ne s'est pas réveillé. Il est mort dans son sommeil.
Nous l'enterrons comme il le voulait.
Il a légué la maison à maman. Et à moi son argent.
Malheureusement, les frais d'héritage sont trop elevés pour garder la maison. Nous devons la quitter.
Nous achetons un petit pavillon et nous nous y installons.
L'état de maman est préoccupant. Elle ne me le montre pas mais je sais qu'elle souffre.
Elle suit une chimiothérapie qui l'a laisse au plus mal.
Elle refuse que je mette mes études en standby pour m'occuper d'elle.
C'est le cœur lourd que je la quitte tout les jours.
Nous avons besoin d'aide.
Un soir, je me resous à appeler mon géniteur.
_ Mr Edwards ?
_ non qui le demande ?
_ pouvez vous lui dire que Laure a appelé s'il vous plaît. J'ai besoin de lui parler.
_ je lui transmets le message.
Je rejoins maman dans sa chambre d'hôpital. Le traitement est de plus en plus compliqué à encaisser.
Les tâches vues au début sont très agressives et ont progressé rapidement.
Les médecins nous l'ont dit. L'espoir est mince.
Elle est pâle. C'est la première fois de ma vie que je la vois si faible.
_ je l'ai appelé maman. On a besoin d'aide.
Quand je lui prends la main, elle ne se réveille pas.
Je sonne pour que les soignants viennent la voir.
Le médecin m'annonce qu'elle est dans le coma. Que son état est critique.
Je suis perdue,
J'espère qu'il me rappelera...
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papa Trop Tard
Ficción GeneralJe m'appelle Jo. Je suis président d'un MC depuis plus de 5 ans. J'ai découvert que j'étais père, il y a à peine 1 an. J'ai à peine pu toucher des doigts cette paternité que je l'ai perdu. J'ai fui ma vie et mon amour de jeunesse sans savoir ce q...
