C'était une de ces nuits sans lune, froide, sinistre.La lumière avait laissée place aux ténèbres.
Le moindre murmure, le moindre bruissement de feuilles résonnait comme une grande clameur...
Soulevant un nuage de feuilles, un cheval passa, tel une comète.
Son cavalier, haletant, fixait son regard au-delà du sentier qu'il suivait, encourageant sa monture par des pressions de genoux et de faibles murmures.Une flèche siffla près de ses oreilles, l'évitant de justesse pour se perdre dans le feuillage d'un chêne...
Soudain, un jet frappa son coursier, celui-ci s'effondra, inerte.L'homme roula au sol, tenta de se lever pour retomber douloureusement, face contre terre, le pied coincé dans un étrier.
Fébrilement, il rampa vers la selle, soulevant le faux-quartier pour révéler un parchemin ancestral, vieux comme le monde.
Il le saisit et murmura quelques mots, faisant naître une faible lueur qui sembla aspirer l'écrit dans ses volutes...
Quand une douleur, atroce, l'atteignant à l'épaule, le projeta contre un arbre...Une fine silhouette, lugubre, viscieuse, se pencha sur lui, l'humain, qui osait le tenir en halène, depuis déjà trop longtemps ! Qui, même mort, lui rappelait nombre de défaites !
Et l'absence du manuscrit... goutte d'eau factice, fit déborder une coupe déjà trop pleine...

VOUS LISEZ
La Naissance du Jour
FantasyThamaë Gyl'Vaev, épouse du seigneur Othar de Lamophis, disparaît un jour... introuvable... Alors que les colporteurs fantasment sur ce mystère, les raïgons du Sud se meurent, étranglées à petit feu par un ennemi insaisissable, opérant de manière org...