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.Après avoir récupéré les documents, les trois — le docteur, Lia et Geum-jae — se dirigèrent de nouveau vers le cabinet. L’atmosphère était tendue, mais chargée d’une détermination silencieuse.

Ils s’arrêtèrent quelques instants devant la porte, attendant que les infirmiers et médecins spécialisés arrivent. Ces professionnels, soigneusement sélectionnés, étaient ceux qui allaient aider à surveiller le patient Min… ou du moins, à s’assurer qu’il ne se mette pas complètement en danger.

Le silence dans le couloir était presque oppressant. Chaque tic-tac semblait amplifier l’importance de la décision qui allait être prise. Geum-jae regardait alternativement le docteur et Lia, le regard vif, prêt à tout pour que son frère puisse réaliser son rêve, même si cela impliquait de défier toutes les règles.

Le docteur, lui, vérifiait une dernière fois les papiers, mais ses yeux trahissaient son inquiétude. Il savait que ce transfert serait risqué, et qu’aucun protocole n’aurait pu vraiment préparer l’équipe à la volonté farouche de Yoongi.

Lia, silencieuse, observait le hall vide. Son esprit oscillait entre la promesse faite à Yoongi et la responsabilité qu’elle portait. Chaque minute de ce transfert serait cruciale. Chaque geste, chaque décision… pourrait faire la différence entre succès et catastrophe.

Et bientôt, les premiers membres de l’équipe arrivèrent, l’air sérieux et concentré. L’heure était venue de discuter exactement comment ils allaient procéder. Tout devait être clair, précis, et surtout… prêt pour le moment où Yoongi serait sur scène.

Le docteur prit une profonde inspiration et se plaça devant l’équipe rassemblée dans le cabinet.
— Je vais vous expliquer comment ça va se passer, dit-il d’une voix ferme mais calme.

Il fit une pause, laissant chacun absorber la gravité de la situation.
— Nous serons séparés en trois groupes, chacun avec une mission précise.

Il pointa du doigt le premier groupe.
— Le premier groupe sera uniquement sur scène. Vous serez là pour intervenir immédiatement si quelque chose se passe mal pendant la performance.

Puis, son regard se tourna vers un autre groupe.
— Le deuxième groupe sera dans l’ambulance, chargé de transporter le patient en toute sécurité et de veiller à son état pendant le trajet.

Enfin, il désigna le dernier groupe.
— Le troisième groupe… on ne sait jamais. Vous resterez autour de la scène, prêts à agir au moindre problème. Votre rôle sera de couvrir toutes les situations imprévues.

Le docteur croisa les bras, observant chaque visage.
— Tout le monde doit connaître son rôle par cœur. Chaque seconde comptera. Si quelque chose tourne mal, nous devons être prêts. Pas d’erreur, pas de retard.

Lia hocha la tête silencieusement, tandis que Geum-jae serrait les poings, la détermination brillait dans ses yeux. Chacun comprenait que cette mission n’était pas seulement une question de protocole… c’était la sécurité de Yoongi qui était en jeu.

Ils avaient parlé pendant des heures — en réalité trois longues heures — jusqu’à ce que tout le monde soit enfin d’accord : qui ferait quoi, comment surveiller Yoongi de près, et à quel moment il faudrait intervenir si la situation tournait mal. Chaque détail avait été pesé, chaque scénario envisagé.

Le matériel était prêt. L’ambulance n’avait plus qu’à partir — pourtant, on ne prendrait pas l’ambulance pour le transfert. La route serait très, très longue : sept heures de trajet les attendaient. Ils arriveraient normalement à temps pour le concert, peut‑être légèrement en retard, mais au moins assez tôt pour que Yoongi puisse chanter un petit morceau.

Pour discrétion, on avait opté pour une solution détournée : pas d’ambulance visible traversant des centaines de kilomètres. On ne voulait pas susciter de questions inutiles ou d’attention médiatique. À la place, ils utiliseraient une voiture spéciale, vaste et aménagée pour accueillir Yoongi en toute sécurité — et, si besoin, les équipements médicaux nécessaires — tandis qu’une deuxième voiture suivrait de près, prête à intervenir. L’ambulance resterait à portée, prête à prendre le relais si l’urgence l’exigeait, mais elle resterait en retrait pour ne pas attirer les regards.

Le dispositif était millimétré : Yoongi serait installé dans la première voiture, allongé et entouré. À sa droite, son frère — solide présence silencieuse. À sa gauche, Lia, l’infirmière, vigilante, prête à agir malgré la promesse qui la rongeait. Trois autres médecins prirent place dans les véhicules : certains dans la voiture principale, d’autres dans la seconde voiture suiveuse, coordonnés et prêts à se relayer.

Ils vérifièrent une dernière fois les appareils, bouclèrent les sacs de secours, firent un dernier point sur la fréquence des communications entre les véhicules. Puis, sans plus attendre, les moteurs démarrèrent. Les phares s’éloignèrent dans la nuit, emportant avec eux l’espoir et la tension d’une mission aussi fragile que déterminée.
Pendant le voyage, Yoongi demanda à son frère le carnet de musique. Il voulait se replonger dans chaque note, chaque parole, pour être sûr de se souvenir de la chanson en entier. Il ne voulait pas arriver sur scène et se retrouver incapable de chanter.

Pendant plusieurs heures, il resta concentré sur la mélodie, parcourant le carnet avec soin. Puis, doucement, il commença à chanter à voix basse, presque comme pour lui-même, sous le regard attentif de son frère. Au début, seuls eux deux étaient témoins de ce moment intime, mais très vite, ceux présents dans la voiture — l’infirmière et les médecins — se mirent à l’écouter en silence. Chaque note, chaque inflexion, révélait toute l’émotion et la force contenue dans sa voix. Ils ne purent s’empêcher de le féliciter : la musique était parfaitement construite, pleine de sentiments, de nuances, et c’était exactement ce qui les touchait.

Pourtant, la prudence restait de mise. Toutes les vingt minutes, le docteur interrompait l’exercice :
— Pause de dix minutes, Yoongi. Laisse ton corps et ta voix se reposer un peu.

Yoongi hochait la tête, parfois un peu frustré de devoir s’arrêter. Mais il comprenait. S’il forçait sa voix ou ses muscles dans son état actuel, son corps pourrait céder avant même d’arriver au concert. Chaque pause était une nécessité pour que sa performance, quand le moment viendrait, soit la meilleure possible — et surtout, sans danger.

Ainsi, les heures passèrent, rythmées par de petits moments de chant et de repos. Chaque note qu’il fredonnait à voix basse consolidait sa mémoire, renforçait sa confiance, et rapprochait un peu plus l’instant tant attendu : celui où il monterait enfin sur scène










































PV: yoongi

On aí enfin arrivée au concert ils sont entrain de me ramener sur Cène les garçons sont entrain de chanter avec passion sa me fait tellement plaisir.

Se a mon tour de chanter.
Et de leur faire une surprise.
j'espère qu'il vont accepter mes excuses .
j'espère que rien n'a changé.

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Bts TaegiDonde viven las historias. Descúbrelo ahora