[Epilogue ]

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Osamu avait abandonné. 

Lorsque, il y a trois ans, Suna Rintarō avait sombré dans le coma.

Il n'était pas parti. 

Il était resté.

Sur place.

A l'attendre.

Comme promis.

Il l'attendrait. 

Que cela prenne dix ou quarante ans.

Pour lui dire encore une fois.

Et pleins d'autres fois encore.









Comme tous les samedi, le seul jour où il pouvait se libérer de son travail au restaurant, il se rendait à l'hôpital.

Osamu a prit le bus, bondé.

Il a bipé sa carte et a tenté (vainement) de s'assoir sur une siège.

Le bus a démarré, il s'est retrouvé affalé sur une vieille dame qui lui a crié dessus.

Quand il est arrivé à sa station, il a dû jouer des coudes pour parvenir à se frayer un passage à travers la foule et pouvoir sortir.

(La vieille dame n'a pas manqué de rouspéter, mais ça, Osamu n'en avait rien à faire puisqu'il n'allait plus jamais la revoir )

Aujourd'hui encore, Atsumu n'était pas venu, il devait aller voir leur mère pour la convaincre de leur verser un peu d'argent, histoire qu'ils puissants louer un appartement.

Quand il parvient jusqu'au trottoir de la rue de l'hôpital (après avoir bousculé tout le monde dans le bus pour pouvoir sortir) il inspire un bon coup.

Finalement, il se dirige vers le grand édifice blanc, prenant toute la place présente dans la rue.

Osamu soupire encore une fois.

Peut être est ce dû au fait que cette journée ressemble étrangement à la dernière fois que quelque chose ait enfin changé.






— Bonjour Osamu !

— Bonjour Morino-san ! Comment allez vous ?

La dame de l'accueil lui sourit.

— Comme d'habitude.

Mais, étrangement, sa phrase sonnait bizarre.




























Quand Osamu ouvre la porte de la chambre 113, il n'en croit pas ses yeux.

Il n'est pas allongé. 

Il est assis.

Il n'a plus de masque respiratoire.

Il le regarde. 

Il lui sourit.

Avec sa peau si parfaite.

Son sourire d'ange.

Ses cheveux soyeux.

Il lui sourit.

— Je suis rentré, 'Samu.

Osamu s'avance de quelques pas.

Il n'en croit pas ses yeux.

Hallucine-t-il ?

Des larmes échappent à son contrôle.

Il s'approche toi doucement de son lit.

Et le prend dans ses bras.

Et quand, sa crise de pleurs s'atténue, il murmure :

— Tu m'as manqué Rin'.

— Ne t'inquiètes pas, je suis de retour à la maison.

Il s'était réveillé.



C'est la fin de cette fanfic !!!

Je tiens beaucoup à cette histoire parce qu'étant petite, j'ai eu un cancer.  Pas exactement comme Rin mais une situation au début assez similaire (je ne suis pas tombée dans le coma, et maintenant je suis complètement rétablie, ne vous inquiétez pas).

Néanmoins j'espère si que cette histoire vous a plu.
Bizbiz

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