La petite cloche accrochée sur la porte de la boutique tinte.
Rintarō est fatigué, il n'a pas dormi de la nuit.
C'est une des conséquences.
— Oh bonjour Rintarō comment vas-tu aujourd'hui ?
— Oh, comme d'habitude Miyano-san.
Il venait de mentir.
— Qu'est-ce que tu voudrais aujourd'hui ?
— Une baguette et un petit-déjeuner. Je vous fait confiance pour ce dernier.
— D'accord, ne bouge pas, je reviens tout de suite.
À la personne qu'il considérait comme sa grand-mère, la boulangère qui tenait sa boutique en face de chez lui.
Son pain avait toujours été très bon, dès qu'il passait devant la boutique, une odeur de cuisson lui parvenait jusqu'aux narines, qui lui convainquait de rentrer.
— Alors voilà ! Un ampan pour toi ! C'est cadeau !
Rintarō proteste.
— Mais je peux vous le payer, c'est votre travail !
— Moi ça ne va pas gâcher ma journée, de t'offrir ça, alors que toi ça peut remonter la tienne.
La vieille dame avait dit ça avec son éternel sourire.
Elle savait.
— Vous lisez dans moi comme dans un livre ouvert, madame, conclue Rintarō en soupirant.
— Fais attention à toi.
Une phrase lourde de sens.
— Vous aussi madame.
Et il sort de la boutique.
Aujourd'hui c'est lundi, premier jour de la semaine.
Aujourd'hui ce jour banal sera différent.
— Imaki !
— Oh, Suna, tu vas bien ?
Son camarade de classe aux cheveux roux lui sourit.
— Oui et toi ?
— Très bien !
— Super.
Un silence tranquille plane sur eux tandis qu'ils se rapprochaient de l'école.
— Tu n'est pas avec les Miya ?
— Non . . . Je me suis disputé avec eux . . .
— Des fois, je me demande comment tu fais pour les supporter . . . Pas que je les aime pas bien-sûr ! C'est juste que . . .
— Ils se disputent tout le temps, ils sont des gamins immatures, je sais. J'ai besoin d'une pause là.
— Je resterai avec toi alors !
Rintarō sourit.
— Suna ! On va manger ?
C'est Imaki qui le réveillait pour aller sur le toit.
— J'arrive.
Imaki le tire par la main.
Rintarō attrape son bentō de justesse avant de sortir de la classe.
Mais quelqu'un avait bien vu ces mains qui se tenaient.
— Imaki ! On rentre ?
Cette fois, c'est Rintarō qui avait lancé l'initiative. Il ne l'avait jamais fait, pas même avec les jumeaux Miya.
— J'arrive !
Le roux arrive à sa hauteur et, une fois sorti du lycée, lui demande.
— Tu n'as pas volley ?
— J'ai arrêté.
On voit tout de suite qu'Imaki a quelque chose derrière la tête.
— Tu sais, j'ai compris, je suis pas comme les jumeaux, je suis plus perspicace.
Ah.
— Je . . . tu pourrais éviter d'en parler s'il te plaît ? J'ai pas envie que tout le monde le sache. Après, ils vont mal me regarder. Surtout que si je pars, j'ai envie qu'ils gardent une bonne image de moi.
— Ne t'inquiètes pas ! Tu sais, si t'as des choses sur le coeur, tu peux me les dire . . .
— Toi t'es un vrai.
Il sourit.
— Je sais !
18h, Inarizaki's volley ball club
C'était pesant.
Tous les cours étaient pesant depuis qu'il était parti.
Tout le monde était gêné.
Atsumu s'en faisait la remarque.
Il en avait marre.
De voir son jumeau et son meilleur ami se faire souffrir.
Il avait bien vu que Rintarō les avait évité toute la journée.
Il en avait marre.
Et il allait craquer.
Alors ?
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No more time (OSASUNA)
Fanfiction- Rin', t'es mon meilleur ami, on se connaît depuis tellement longtemps que je ne saurais dire quand je t'ai rencontré. T'es comme mon triplet, mon autre jumeau ,tu fais parti de la famille. Mais t'abuses un peu là non ? Les personnages et l'unive...
