La bataille était finie. Après avoir éliminé la chimère déviante, Anna s'était élancée hurlant de rage vers le front. Sa colère et l'adrénaline l'avaient une fois de plus rendue berserk et il semblait que sa première expérience l'avait renforcée puisqu'elle était parvenue à atteindre la chimère dansante au milieu des monstres. Les deux adeptes du carnage, intouchables avaient causé un mouvement de fuite de la part des monstruosités qui avaient fini par fuir, pourchassées par les chimères sous les cris de victoire du reste de l'armée.
Les premiers ouvriers s'attelaient déjà à construire une palissade tandis qu'une délégation était partie quérir les survivants de la cité voisine et que le reste de la population s'attelait à soigner les blessés et recenser les survivants.
"Humainement c'est une catastrophe, stratégiquement, c'est notre plus belle victoire jusqu'ici, jamais nous n'avons atteint ce ratio entre le nombre d'ennemis abattus et nos pertes.
- Encore faudrait-il que nous soyons assez pour continuer à ce rythme. A qui profitera la victoire si nous sommes tous morts ?
- Et que faites-vous des espèces animales que nous avons préservées?
- Ce sont des espèces domestiquées depuis trop longtemps, incapable de survivre sans nous.
- Vous sous-estimez ces pauvres bêtes.
- Là n'est pas la question !"
...
A l'écart des autres navigateurs, Khalli n'entendait plus rien. Elle s'était écarté du groupe de navigateur et regardait en tremblant un tableau qui la déconcertait. Anna pleurait tout en enlacant la chimère dansante. Celle-ci restait inerte, comme ne sachant pas comment réagir.
Nitram qui courait vers elle la héla.
"Khalli ! j'ai des nouvelles! Bren va bien! Il a perdu un bras, mais il s'en remet ! Et Haru... Il ne pourra plus jamais marcher, mais il va vivre !"
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Un peu plus loin, Thibault était en larmes, penché sur une civière où gisait Timon.
" Mon garcon... j'ai ... j'ai réparé au mieux mon erreur, je suis... désolé de te laisser... mais je suis content que ce soit dans un moment plein d'espoir... khof khof.
- Timon tu... tu n'etais pas obligé... On aurait trouvé une solution... T'étais pas obligé..."
Le vieux garde s'était interposé alors qu'un monstre avait tenté d'attaque le groupe de rescapés que menait Thibault. Il n'y avait qu'un montre, mais Timon était seul, lui aussi. La bete l'avait ignoré, visiblement alléché par le groupe d'enfant que menait Thibault, mais le vieillard lui avait porté un coup de lance, ce qui lui avait valu d'etre ejecté par la puissante créature. Timon était revenu à la charge de plus belle tandis que Thibault et son groupe tentaient désespérément de se mettre hors de portée de la créature. Sa lance était brisée, mais il s'était accroché de toutes ses forces à la queue du prédateur pour obtenir son attention. La créature agacée avait cette fois décidé de se débarasser du pertubateur et l'avait cogné contre un arbre avant de le transpercer de part en part avec sa queue acérée. Le groupe avait fui pendant ce temps sauf Thibault qui avait suivi la scène impuissant. Mais des artilleurs étaient arrivés en renfort et sous une salve de tir, la bete blessée avait fui.
Timon souriait sur son lit de mort:
- Eh, gamin, dis, tu crois qu'il me laisseront dormir là haut ? Je suis... un peu fatigué.
- Timon je..
- Et tu crois que y'aura encore cette infame bouillie de champignon ? si c'est pas le cas, je crois que je ne suis pas le plus à plaindre.
- ...
- Donne moi un sourire gamin, un dernier pour la route."
Le jeune homme pris les mains du vieil homme et lui offrit son plus beau sourire triste devant lequel le vieux garde rendit l'ame.
Autour d'eux, le campement médical fourmillait, comme le camp dans son ensemble. De grands feux brulaient les carcasses des betes d'une part et les corps des defunts de l'autre. Deux grandes colonnes de fumée montaient dans le ciel, comme un défi lancé aux monstres et un signe d'espoir pour l'humanité. A quelques kilomètres de là à une toute autre altitude, une cloche résonnait tandis qu'un homme de haute stature observait les colonnes au loin, l'air songeur.
"Cap vers la fumée capitaine, je crois bien que nous avons enfin trouvé."
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reprise Citadailes
ParanormalL'humanité a toujours su s'adapter; à chaque marche de l'évolution, chaque pallier à franchir. Serait-elle cette fois acculée pour de bon? Les derniers progrès datent d'il y a à peine trois ans. Grâce à l'Empire, tout juste imposé par Maximilien, u...
