Chapitre 31

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Ézékiel

Nous rentions à la bâtisse rapidement. Molly étaient dans l'écurie. Génouille boitait, elle venait de marcher sur une branche qui l'avait blessé au gros orteil. J'avais la tête dans les nuages. Je n'osais pas la toucher même si elle m'avait allumé tout à l'heure. Elle avait fait un cauchemar dans lequel elle me suppliait de ne pas lui faire du mal. J'étais la cause de ses douleurs. Je l'avais traumatisé. Je suis un enfant traumatisé. Je ne le souhaitais à personne, seulement ma rage m'a fait détruire sa vie. Elle n'effacera jamais six ans.

Qu'est-ce qui m'a pris ? Qu'est-ce qui me prend ? Je devais la laisser en paix. La laisser respirer et se reconstruire loin de moi. Cependant, cette fille m'attirait et il m'était insupportable de lui donner de la liberté.

Je vois bien qu'elle essayait de m'allumer depuis tout à l'heure. Je ne sais pas son but mais putain que ça fonctionne. Elle me surprend de plus en plus lorsqu'elle prenait confiance en elle. Elle me devenait irrésistible. Elle ne le savait pas mais elle avait réveillé mes pulsions quand elle s'est déshabillée de la sorte sous mes yeux.

Hormis cela, j'avais hâte de quitter cet endroit. Il me rappelait trop mon père. C'est sur ce lac qu'il avait tué cette chouette pour m'apprendre à ne pas faire confiance rapidement.

- Monsieur, le déjeuner est prêt. M'annonça une servante.

- Allez me chercher une trousse médicale et apportez-la moi dans mon bureau.

- Je meurs de faim. Déclare-t-elle.

J'emmenai Génouille jusqu'à mon bureau et fermai la porte après avoir reçu la trousse médicale. Elle grimaçait de douleur assise sur ma table de bureau. Sa robe rouge mouillée me déconcentrait sérieusement. J'analysai sa blessure qui n'était qu'un bleu. J'étais assis sur la chaise de bureau en face d'elle.

- C'est pas très grave. C'est juste un tout petit bleu. Déclarais-je en analysant son pied féminin muni d'un pansement. Je trouve que tu as vraiment des pieds de danseuses.

- Ah ouais, et ça fait quoi un pied de danseuse ? M'allume-t-elle une nouvelle fois en se mordant la lèvre et en passant une mèche derrière son oreille.

- Est-ce que vous m'allumez ouvertement mademoiselle Adam ? Questionnais-je franco.

Elle rigola puis coupa brusquement le contact entre nous en analysant le bureau grand luxe qui était sous ses yeux. Je la vis fixer la bibliothèque en réfléchissant un moment, les joues rouge pivoine.

- Qu'est-ce que tu essayes de faire ? Me faire perdre le contrôle ? Me faire céder à quoi ? Insistais-je en la déchiffrant.

Je me penchai à mon tour vers elle pour être proche de ses lèvres. J'avais juste envie de lui sauter dessus mais je ne savais pas à quel jeu elle jouait, alors je me méfiais. Et si elle était prête ? Elle me le dirait ? Elle ne savait pas demander, c'est ce qui était problématique chez elle. Elle fit remonter son pied qui était sur mon siège lentement le long de ma cuisse comme une réponse à mes interrogations. J'inspirais très fort en la contemplant. Elle cloua ses yeux à son tour dans les miens sans couper le contact. La tête penchée sur le côté pour m'analyser, elle essayait de communiquer avec moi par le regard. J'adorais voir ses cheveux frôler l'air délicatement. Son pied remontait doucement jusqu'à mon entre-jambe. Je la stoppai.

- Tu sais que si tu me chauffes, je te baise ? Sans hésiter.

- C'est pas le but ? Me choqua-t-elle. Ohh. Je ne la pensais pas sérieuse hier. Ça alors. Je savais maintenant à quel jeu elle jouait. Elle me prenait vraiment pour son remède. Ça me va. Tu n'as pas pris ton pied hier. Réplique-t-elle en se penchant légèrement vers moi laissant libre vue sur son décolleté.

Sans Rancune 2 ( Terminée )Des histoires addictives. Découvrez maintenant