💎Attention, chapitre très long !!💎
Génésis
Je franchis les portes de la villa. Je me rendais bien compte que cela faisait exactement deux mois que je n'étais pas venue par ici. Tout me semblait toujours aussi grand, aussi immense. Plongée dans la démesure totale, je suivais du regard chaque recoin de cet endroit qui regorgeait de tellement de souvenirs. L'issue de cette soirée nous prouvera si nous en construirons d'autres, tous les deux.
Avais-je peur de rencontrer Ézékiel ? Je connaissais les deux côtés d'Ézékiel Donovan. Je connaissais sa gentillesse et sa froideur, mais je savais qu'il y avait encore beaucoup à apprendre de lui. J'avançai pas à pas en m'enfonçant dans le hall d'entrée. Puis, de fil en aiguille, je me retrouvai dans ma chambre, cette chambre d'amis. Elle était toujours aussi bien rangée, toujours aussi propre et immense.
Je me pointai dans le dressing dans lequel étaient rangés des vêtements. Mes vêtements. Sacs de luxe, robes, jeans, chemises, chaussures, bijoux... des vêtements et des cadeaux que je n'avais même encore jamais portés pour la grande majorité. Je passai ma main sur les tissus et me remémorai la lettre d'Ézékiel. Il avait dit que parfois, des vêtements lui faisaient penser à moi. C'était tellement plaisant de savoir ça.
J'avais relu cette lettre peut-être une dizaine de fois. Je voulais me rappeler chaque mot. Et j'étais bien consciente que c'était peut-être l'une des plus belles preuves d'importance qu'il m'ait montrées. Je passai devant un miroir et ne pus m'empêcher de regarder mon reflet. C'est à ça que je ressemblais maintenant. Si on ne me connaissait pas, on dirait que je débordais de confiance. Longs cheveux, eyeliner, mascara, rouge vif aux lèvres, une robe noire qui taillait mes formes sous ce manteau. Il y a encore quelques mois, je n'aurais jamais osé porter cela. Seulement, c'est cet effet que me faisait Ézékiel : il me donnait confiance en moi.
Je regardai mes escarpins vernis noirs. Ézékiel me les avait offerts. En suède. J'avais aimé cette paire. Il me les avait offerts. En y repensant, je trouvais le geste vraiment affectueux. Il était heureux de me voir les porter et je n'avais pas pu refuser. Même si ses cadeaux me plaisaient, j'avais l'impression qu'il se sentait obligé, à cause du contrat. Argh !! Je quittai le miroir pour ouvrir un autre placard. Alors que je me tenais debout dans la pièce, deux grandes mains se posèrent sur mes bras. Je sursautai de peur et de surprise, mais très vite, une chaleur habituelle me rassura.
- N'ai pas peur. Me chuchota une voix rauque près de mon oreille. Son torse heurta délicatement mon dos. Ses mains glissèrent sur mes avant-bras, avant de passer en dessous pour m'encercler. Je suis content que tu ais pu venir.
Je décidai alors de lui faire face pour la première fois. Quand je le vis, je crus que mon cœur venait de rater un salto arrière. Il m'offrit un sourire magnifique, comme jamais je n'aurais imaginé en voir sur ses lèvres. Elles s'étirèrent, rosies et douces. Attrayantes et délicieuses. Nos yeux se croisèrent dans un silence. Il était différent. Je n'en croyais pas mes yeux. Je fis un pas en arrière, perturbée par ce changement.
- Tes cheveux ! Il me contemple. Ils atteignent tes aisselles, maintenant. C'est très jolie. Je veux dire... il bafouille, gêné. Tu es très jolie.
- Merci. Je l'inspectai de la tête aux pieds. Ce... ce tee-shirt... tentais-je choquée. Ézékiel se gratte la nuque avant de baisser le regard vers son tee-shirt.
- Ah... il essaye de s'expliquer. La couleur ne me va pas ? Il semblait embarrassé.
- Non, ce n'est pas ça... je trouve que ça te change. Remarquais-je en fixant son tee-shirt noir. Était-ce le tee-shirt qu'il avait acheté pour ma mort ?
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Sans Rancune 2 ( Terminée )
Genç KurguÀ bientôt 18 ans, Génésis s'endurcit. Épuisée par les blessures de Jayce, persécutée par les tribulations accablantes d'Ézékiel Donovan et affligée par son manque de courage. À bientôt 20 ans, Ézékiel s'affaiblit. Tiraillée par la succession de pers...
