Tu es en cours de maths, mais ton esprit est loin.
La nuit a été difficile. Encore une fois, tes parents se sont disputés, criant après chaque mot, chaque geste, jusqu'à ce que l'horloge affiche plus d'une heure du matin.
Enfin, le silence est revenu... mais trop tard pour que tu puisses trouver le sommeil.
Chaque minute passée sur la chaise est un effort. Tes paupières se font de plus en plus lourdes, et malgré tous tes efforts, tu te laisses aller, la tête s'inclinant doucement sur la table.
Le brouhaha des crayons qui grattent, des chaises qui raclent le sol... tout devient flou. Tu es à moitié dans un rêve, à moitié dans la réalité.
Soudain, une main effleure légèrement ton épaule et te secoue doucement.
Tu sursautes et relèves la tête, clignant des yeux pour chasser la fatigue. Devant toi, son visage apparaît. Ses yeux... toujours si attentifs, si curieux.
— Ça va, t/p ? te demande-t-il, d'une voix douce, teintée d'inquiétude.
— Oui, ça va... merci, murmures-tu, un sourire fragile sur tes lèvres.
Mais tu mens.
Comme toujours.
Tu mens parce que personne ne pourrait vraiment comprendre.
Depuis la perte de ta sœur, tout semble s'effondrer autour de toi : les disputes incessantes de tes parents, la pression des cours qui t'étouffe, et même s/p... s/p qui est censé être ton ami, mais qui parfois semble te regarder sans réellement agir.
Tes amis ont commencé à remarquer. Ils rigolent, chuchotent derrière ton dos, profitant de tes faiblesses pour te faire sentir encore plus petite.
Et lui... lui est là, à te regarder, à voir tout ce que tu subis, mais à ne pas intervenir.
Cette contradiction te blesse plus que tu ne pourrais le dire.
— Arrête de me mentir, t/p, dit-il doucement, mais avec une fermeté qui te surprend. Je sais que ça ne va pas. Je le vois... dans ton regard, dans la façon dont tu te fermes.
Tu détournes les yeux, incapable de supporter son regard.
Tes doigts jouent nerveusement avec ton stylo, et tu murmures presque pour toi-même :
— Pourtant, tu le sais... et tu ne fais rien. Quand mes amis rigolent, tu ne fais rien non plus.
Le silence retombe entre vous, lourd, presque insupportable. Tu sens ton cœur se serrer, parce qu'il sait... et tu sais qu'il sait.
Mais pourquoi rien ne change jamais ?
Pourquoi cette vérité qui vous lie reste coincée entre vous, sans issue ?
La sonnerie retentit, te tirant de tes pensées. Tu lèves les yeux vers lui une dernière fois. Ses yeux croisent les tiens, emplis d'inquiétude et de quelque chose que tu ne peux nommer, et tu te lèves, le souffle court.
Tu ramasses tes affaires, la gorge nouée, et tu sors de la classe, laissant derrière toi plus que tes livres... un morceau de toi-même que personne ne voit vraiment.
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Imagine
RomanceTout est dans le titre <3 Si vous avez des conseils à me donner que se soit en therme des formulations des phrases ou autres je suis très preneuse, soyez indulgents et bienveillants.
