Chapitre 1

4.2K 137 88
                                        



Washington Mae Lower

AUJOURD'HUI 

Un rayon de soleil vient illuminer cette cave lugubre dans laquelle je reside depuis ce qui me semble être une éternité, la poussière me fait régulièrement tousser, la fraicheur de la pièce me fait frissonner en permanence, sans parler de l'odeur. 

Pourquoi ma propre mère m'aurai-t-elle envoyé dans la gueule du loup ? Je refuse de croire que cela ait pu être intentionnel de sa part.

Dans cette petite cave humide se trouve ce matelas pourris sur lequel je suis assise, avec une odeur d'excrément et infesté d'insecte, je vous laisse imaginer l'odeur, une porte menant à l'intérieure de la résidence et une petite fenêtre sur la vue du jardin à l'arrière, bien évidemment ça aurait été trop simple si j'avais une vue sur la sortie.

Mes journées se résumaient à attendre.

Encore et encore.


La veille, il revenait sûrement d'une soirée, puisqu'il a débarque dans la cave brusquement, avec une marche chancelante et une bouteille à la main.

Il m'avait hurlé dessus, l'haleine alcoolisé, la bouteille en l'air, me répétant que je n'étais rien. Que j'aurais dû m'enlever la vie dès la première semaine au lieu de l'accaparer avec ma présence inutile et coûteuse.

Et il avait raison.

Suis-je si stupide au point de croire que je pourrais m'en sortir ?

Suis-je si stupide de croire que quelqu'un voudrais me sauver ?

Puis il s'est énervé, à donner un coup de poing contre le mur derrière moi et à brise la bouteille sur le haut de mon crâne. Le choc m'a laissé muette.

J'ai sentis un liquide froid dévaler sur mon visage et ma nuque que j'ai tenté d'essuyer avec mes mains en vain, l'arrière de mon crâne me brulait, comme si des morceaux de verre y résidaient encore, tandis que le sang ne cessait de couler.

Ce matin aucun bruit, un silence presque effrayant, qui se fait si rare, à m'en donner mal au ventre d'angoisse. Les bruits de fonds sont si habituel que j'en viens à détesté le silence complet.

Suis-je devenu folle ?

Au final est-ce ça l'enfer ?

Cet homme au physique imposant, qui me séquestre chez lui porte le nom de David.

Je ne connais pas son nom de famille. Il est de taille moyenne je dirais un petit mètre soixante-quinze, des cheveux gris ternes, souvent sale, le visage toujours crispé et le regard haineux et obsédé...

Je sais juste qu'il se bourre la gueule régulièrement, les quelques fois où il descend me rendre visite, il aimait me toucher, me lécher pour ensuite me dire à quel points je suis affreusement laide. Il aime voir la douleur dans le regard des gens, c'est comme si il ressentait du plaisir en me voyant souffrir. Et il n'hésite pas à profiter de mon corps quand ça le chante. Je suis devenu une poupée en chiffon qu'on utilise avant de jeter une fois lassé.

Avant je me débattais comme une lionne, mais un jour il a ramené une ceinture, il a commencé à me fouetter, avec la peau sur les os, les coups résonnaient dans ma colonne vertébrale puis une fois qu'il était satisfait il a attaché mes poignées avec et à commence à me pénétrer avec ses mains sales jusqu'à m'entendre gémir de douleur et de le supplier d'arrêter.

Chaque contact me dégoûtait, chaque contact me brûlait comme du feu, c'était devenu un supplice d'être touché, entre les égratignures, les brulures et les viols à répétition j'avais cette sensation que mon corps ne m'appartenais plus.

Fallen LoveDes histoires addictives. Découvrez maintenant