Chapitre 4

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   Washington Mae Lower

12h22

La sortie shopping fini, les sacs plein les bras, nous prenons direction d'un fastfood non loin. C'est étrange de trainer avec eux comme si ils étaient de vieux amis. Pourtant ce sont des simples inconnu qui m'ont sorti de mon enfer par je ne sais quelle façon et pour je ne sais quelle raison.

Je me tors dans tous les sens pendant le trajet ne sachant pas comment faire pour stopper cette boule de dans mon ventre.
Nous nous garons sur le parking à côté de la Bugatti. Je peux voir au regard de Alec qui l'ai aussi enchanté que moi d'être là et d'ailleurs j'ai appris que son nom était Adchaval.

Alec Adchaval.

Nous nous dirigeons vers les écrans tactiles pour commander. Pendant qu'ils prennent commande chacun leur tour je tente de m'éloigner quelques instant aux toilettes mais subitement on me retient par la capuche et je me retrouve face à Alec, sourcils froncés, imperturbable.

— Tu vas ou comme ça ? Ça va être ton tour alors ramène ton petit cul.

Pris en flagrant délit je cède et traîne des pieds derrière lui.
Quand vient mon tour je répète à Isabelle que je n'ai pas faim et la supplie de ne pas insister mais à la place elle me prend une barquette de frite et des morceaux de pomme. Puis me traîne vers notre table et me chuchote à l'oreille.

Tu ne vas pas sauter des repas tout le temps. Profite en, en plus faut que tu reprennes du poids. Je t'aiderais si tu ne finis pas promis.

Je soupire intérieurement. L'odeur de la friture me monte dans les narines et je pris pour pas que mes tripes remontent elles aussi.

Une fois tout le monde installé ils se jettent sur le plateau tandis que je dévisage ma plaquette le dégoût m'étouffant mais je dois rester naturel.

Isabelle tente de me donne des petits coups de coude pour m'encourager mais je ne touche à rien. A part à mon verre d'eau.
J'essaye de boire beaucoup pour couper ma petite faim qui arrive. Mais au bout de la troisième fois mon gobelet est retiré des mains et poser à l'autre bout de la table par notre cher glaçon.

Arrête de boire et mange merde, je ne veux pas d'un cadavre vivant chez moi. Je sens un peu d'irritations dans sa voix mais l'ignore.

Alors je prends deux frites, me retient tout de même de faire la grimace heureusement les autres ne me prête pas attention. La nausée s'intensifie mais j'en reprends encore deux sous le regard désapprobateur du glaçon.

Mais je sens la bile remonter malgré moi, je me lève à la va vite et me dirige vers les toilettes d'un pas rapide.

Je sais que cette fois ci ce n'était vraiment pas discret mais je préfère ça que vomir sur la table.

Je m'enferme dans un cabinet et vomis. Le soulagement s'empare de moi, me sentant soudainement plus légère.
Je m'assois par terre et fouille mes poches les mains encore tremblante et le corps fébrile. Elle est encore là.

Je sors cette petite lame de rasoir comme un trophée, soulagé de pouvoir enfin m'apaiser un peu.

Je lève ma manche droite et j'appuie ma lame contre ma peau blanche, la faisant glisser lentement jusqu'à apercevoir un liquide rouge couler mais j'ai du mal à m'arrêter une fois que le soulagement monte en moi, tel une drogue, ma tête se met légèrement à tourner.

Mais je suis interrompu par des coups à la porte, je sursaute, soudain consciente de ce que j'ai fait, de ou je suis et avec qui. Je presse mon bras pour arrêter les saignements, s'il le voit, il s'en doutera et il trouvera la lame et je n'aurais plus aucune solution pour mettre fin à ce cauchemar.
Je ne réponds pas et croise les doigts pour ce ne soit pas un vieux pervers.

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