3 | Chapitre 14

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à taylor swift,
qui a bercé une grande partie de ma vie
et dont le discours de remise de diplôme à l'Université
de New York en 2022 est en partie repris dans ce chapitre.

REMISE DE DIPLÔMES

— Je n'ai rien à me mettre ! se lamenta Bella en contemplant ses tiroirs et ses placards vides comme si elle espérait qu'une tenue en sorte comme par magie.

— Tous tes vêtements sont là. lui rappelai-je pour attirer son regard sur son lit, où j'étais assise et où tous ses vêtements étaient tous éparpillés autour de moi.

Après une demi-heure de réflexion, elle avait trouvé une jupe kaki qu'elle souhaitait porter. Elle l'avait posée sur le dossier de son rocking-chair, mais encore fallait-il qu'elle trouve un haut pour l'accompagner. 

— Je t'aurais bien prêté mon haut bleu mais ça risque d'être compliqué, tentai-je pour détendre l'atmosphère.

— Argh ! Espèce de crétin de voleur vampirique ! grommela mon amie en cognant le mur de sa main valide.

— Qu'est-ce que j'ai encore fait ? demanda Alice, sortie de nul part.

Elle se tenait près de la fenêtre ouverte, à croire qu'elle avait assisté à toute la scène.

— Toc, toc, ajouta-t-elle, hilare.

— C'est si difficile que ça d'utiliser la porte ? questionna désespéramment Bella.

— Je passais dans le coin, répondit la voyante en jetant une longue boîte blanche et plate sur les vêtements qui trônaient le lit. Je me suis dit que tu aurais besoin d'un ensemble.

Bella grimaça face au paquet.

— Avoue que je suis en train de te sauver la vie, reprit la voyante.

— Tu me sauves la vie, marmonna Bella. Merci.

— Pour une fois que j'agis comme il faut ! Ça me change. Tu n'imagines pas à quel point il est irritant de rater tout ce que j'entreprends. Je me sens inutile. Tellement... normale.

— La normalité est sûrement une horreur, en effet. commentai-je avec un sourire.

— En tout cas, ça rachète l'erreur que j'ai commise en ne repérant pas votre voleur, s'esclaffa-t-elle. Il ne me reste plus qu'à tenter de voir ce qui se trame à Seattle, ce qui continue de m'échapper.

C'est alors qu'une illumination m'apparut. Parce qu'elle venait de mettre les deux événements sur le même plan, quelque chose s'emboîta soudain dans mon esprit, confirmant ce que je soupçonnais depuis un moment et que tout le monde omettait. Je sentis mon estomac se nouer. Je la dévisageai, pétrifiée.

— Tu ne l'ouvres pas ? s'enquit la voyante auprès de Swan, en désignant le paquet, inconsciente de mon état.

— Si, bien sûr, lui répondit mon amie, qui m'avait tout l'air d'être en pleine réflexion elle aussi, en soulevant le couvercle de la boîte.

Elle en sortit un ensemble et le tint devant elle.

— Joli, non ? commenta Alice. J'ai choisi du bleu, parce que je sais que c'est dans cette couleur qu'Edward te préfère. T'es d'accord avec moi, Betty ?

— Oublie les fringues, Alice, soufflai-je en réalisant à quel point j'avais été stupide de ne pas croire en mes réflexions plus tôt. 

— Ce n'est pas beau ? se renfrogna-t-elle, déçue.

— Ce n'est pas ça ! rétorqua Bella, qui semblait avoir également compris. Tu ne comprends donc pas ? C'est le même. Celui qui est entré en douce ici pour voler mes affaires et celui qui a créé les nouveau-nés à Seattle. C'est une seule et même personne !

Respire | Jasper HaleDes histoires addictives. Découvrez maintenant