J'ai envie de crier ce soir. Très fort.
Je déteste les hommes parfois. Pour tout un tas de raisons. Liées à des peurs. Très certainement.
J'ai horreur de faire confiance et de découvrir que je me suis trompée.
Je hais l'idée que certains ne comprennent pas et insistent.
Il a toujours ces moments où tout semble beau et lumineux mais rapidement tout noircit. Des paroles blessantes. Des silences. Des incompréhensions.
Soudain, tout change. Ils changent. Peut-être que moi aussi. J'aspire ce que je crains.
Pique-moi et je ne sortirais aucune griffe.
Pique-moi et je ferais demi-tour.
Pique-moi et je me réduirais au silence.
Je me recroquevillerais pour me protéger.
En somme, oui.
Je prendrais la fuite.
Blessée.
Pourquoi ?
Pourquoi se montre-t-il gentil et sympa ? Drôle et touchant ? Pourquoi ? Alors même que quelques jours après, ils deviennent blessants ?
« Je ne te force pas ».
Une fois, je le ressens sincère.
Quatre fois dans la même soirée, je ne le sens pas.
« Viens mais après, je ne te force pas ».
« Ah mais tu ne viens pas ? ».
« Je suis déçu ».
Comment il y a trois jours, je pouvais me sentir libre et comment aujourd'hui je peux me sentir à ce point enfermée ?
Ça m'attriste, parce que j'étais accrochée à une soirée.
Ça m'apprendra à idéaliser.
Juste retour à la réalité.
Je suis passée de faire confiance à un inconnu,
À l'incompréhension totale de ses réactions.
Peut-on jouer un rôle si facilement ?
C'est ainsi que naissent les ratures sur les histoires. Posées par de grandes pattes noires, peintes en blancs.
Elles nous trompent.
Ce soir, j'hurle silencieusement que je hais les hommes.
Je m'en voudrais demain pour cette généralisation.
Pour l'instant,
Je me sens coupable d'y avoir cru.
——
Samedi 10 août 2024.
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Le bruit des mots
DiversosDe nouveau. Me voilà à recommencer. Quand je perds le sens des mots, je recommence. Encore et encore. Et parfois, j'arrête. Quand les mots n'ont plus de sens, quand les émotions sont trop fortes, quand je me cache derrière le temps, j'arrête d'écri...
