Je me redirige vers la maison de mamie histoire de pouvoir me poser et faire le point sur tout ce qu'il s'est passé et sur cette proposition vraiment inattendu, moi qui me voyait retourner à Strasbourg je vais peut être finir dans le manoir de l'homme qui obsède mes pensées depuis plusieurs jours déjà.
Tout en marchant je pose le pour et le contre, d'un côté ça me permettrait de rester ici et de le connaître, mais de l'autre, je ne le connais pas assez et je déteste sa famille.
J'arrive enfin à la maison et monte rapidement dans ma chambre, je m'allonge sur le lit et puis sans même m'en rendre compte je m'endors dans une sieste de plusieurs heures.
À mon réveil, il fait pratiquement déjà nuit, je descends à la cuisine rejoindre mamie et me lance dans une discussion que j'appréhende depuis un moment.
Manon: "Bonsoir mamie, t'as passé une bonne journée ?"
Hélène: "Mh oui"
Je remarque qu'elle ne m'écoute absolument pas, elle est plongé dans son livre.
Manon: "Mamie?"
Elle lève enfin les yeux de son livre et les fixe sur moi.
Hélène: "Oui?"
Manon: "Tu as passé une bonne journée ?"
Je ne sais même pas ce que j'attendais comme réponse, qu'elle me dise que non parce que ça lui brisait le cœur que je doive m'en aller ?
Hélène: "Oh oui elle était assez chouette, et toi?"
Bon, raté.
Manon: "Pas trop non, ce que tu m'as dit ce matin m'a vraiment chamboulée, pour être franche, j'avais prévu de rester ici, je veux dire, rester définitivement."
Hélène: "NON! Tu ne DOIS pas rester ICI !"
Mamie se lève de sa chaise et s'avance vraiment dangereusement vers moi, je me recule instinctivement en ne comprenant absolument pas sa colère.
Et pendant qu'elle continue sa course vers moi elle continue de me balancer des atrocités qui me brisent le coeur.
"Ce n'est pas ta ville" "Tu n'as pas le droit d'être là" "Rentres chez TOI"
La grand mère que je connaissais il y a encore quelques jours n'a rien avoir avec celle que j'ai en face de moi.
Mais qu'est-ce qu'il se passe ?
Manon: "Mais mamie, je comprends pas, je penserai que ça te ferait plaisir..."
Hélène: "Me faire plaisir ? Ça me fait tout sauf plaisir ! Je veux que tu partes de cette ville et que tu reviennes jamais."
Mais ? Je comprends pas ? Pourquoi est-ce qu'elle est aussi méchante tout d'un coup? J'ai rien fait de mal pourtant.
Manon: "Je ne le ferai pas. Et encore moins maintenant demandé comme ça, j'irai vivre chez Klaus puisque je ne suis plus là bienvenue ici."
C'est sortie tout seul, je pense que mon subconscient venait de prendre tous seul la décision. J'irai chez lui.
Je monte pour récupérer mes affaires et à peine j'ai eu le temps de gravir la dernière marche que je sens une main me tirer de toute ses forces en arrière, je peine à me rattraper à la rambarde pour ne pas tomber violemment. J'arrache la main de mon épaule et me retourne face à elle
Manon: "Mais t'es devenue malade ?! Qu'est-ce qui te prend à la fin putain!"
Hélène: "Tu ne dois pas rester ici!!! Tu n'as pas le droit"
Manon: "Pourquoi je n'ai pas le droit ?!"
Hélène:"Euh, je ne sais pas, tu n'as pas le droit c'est tout!"
Quoi? Je ne cherche même pas répondre à sa phrase et court dans mon ancienne chambre rassemblée quelques affaires en vitesse, je prends quelques vêtements et quelques sous vêtements, le reste je me le rachèterai.
Manon: "Au revoir Hélène."
Je passe devant elle en ne la regardant même pas. Elle n'est plus rien pour moi désormais.
Comment a-t-elle pu insisté pour que je vienne, et s'en prendre à moi comme ça pour que je parte ?
Je cours à moitié dans la rue en état de choc en direction de je ne sais où, je n'ai pas de but précis, je veux juste partir le plus loin possible d'ici, et ne plus jamais la revoir.
Tout ça était une erreur, je ferai peut être mieux de retourner à Strasbourg, oublier tout ce qu'il s'est passé ici, tous ces gens, lui.
Mais rien qu'à cette idée mon cœur se brise une nouvelle fois, je n'avais aucune envie de l'oublier, ni de partir d'ici, mais mon instinct me crie de le faire.
J'appelle Klaus sans trop réfléchir, et sanglote comme une idiote sans pouvoir prononcer un seul mot pendant que lui ne cesse de me demander ce qu'il se passe.
Klaus: "Dis moi au moins où tu es s'il te plaît ma douce, que je vienne te chercher."
Il a presque l'air suppliant et j'arrive à prononcer un mot
Manon: "Bijoutier"
Il raccroche aussitôt comprenant que je ne dirai rien de plus.
J'attends comme une imbécile que mon sauveur arrive à mon secours devant cette bijouterie.
J'attends quelques minutes avant de vouloir aller m'asseoir sur un banc.
Klaus: "Je suis la"
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Klaus mikaelson
VampireManon cabrez, une jeune femme de 21 venue en vacance chez sa grand mère, mais elle n'aura plus aucune envie de partir d'ici 2 semaines
