X.

14 1 1
                                        







Isyra :






Depuis hier soir, je ne suis pas sorti de la chambre. Je devais finir de ranger toutes mes affaires ce matin et entre-temps Ezio est passé et m'a demandé de descendre dans le bureau de Valentino vers 17h.

J'espère qu'on ne lancera pas la troisième guerre mondiale, parce que déjà hier on y était presque.

Ça fait dix minutes qu'Ezio m'a demandé de les rejoindre en m'envoyant un message, il faudrait peut-être que je me dépêche. J'enfile un pull parce qu'il fait froid et descends les marches une à une jusqu'à arriver dans un couloir où une grande porte noire attire mon attention.

C'est ici que Valentino et Ezio ont parlé seuls à seuls, alors d'après moi ça doit être ici le bureau.

J'hésite à toquer, mais finalement je ne le fais pas comme à mon habitude. Avoir un minimum de respect pour lui, jamais. J'entre et vois Ezio assis en face de Valentino, avec un énorme bureau en bois qui les sépare.

- Ah la voilà, tu vois je t'avais dit qu'elle viendrait.

Ezio a l'air plutôt content de me voir, a contrario Valentino semble extrêmement énervé de me voir en retard.

- Ouai désolé, j'étais occupée.

- On s'en fout, la prochaine fois tu arrives à l'heure. Assieds-toi.

Je ne cherche pas à l'énerver plus que ça et m'avance doucement vers lui. Par chance, une chaise se trouve juste à côté d'Ezio. Je pose alors mes fesses et regarde avec interrogation les deux hommes qui m'attendaient.

– Ma chère femme, ce soir nous avons notre première soirée ensemble. Tu vas devoir t'habiller car on se rend dans un gala pour se représenter et en même temps surveiller Madame Preston.

– On est juste censé se montrer, hein. Pas surveiller des gens.

Il ne me répond pas et continue son discours.

– Donc, cette femme intrigue mon père. Il aurait une piste sur elle pour un truc privé. Il me présente une photo que je regarde avec attention. C'est une mercenaire, donc n'oublie pas tes couteaux. Si on arrive à faire en sorte qu'elle se trouve seule, on peut la tuer. Sinon, mon père s'en chargera de son côté.

J'acquiesce pour lui montrer que j'ai compris. Donc c'est pour son père qu'on surveille cette femme.

- Bien, tu peux partir, tu as deux heures pour te préparer. À vingt heures, nous partons de la maison.

Je repose la photo qu'il m'avait donnée sur son bureau et commence à me lever du fauteuil.

– Pourquoi ton père ne s'en charge pas tout de suite?

– Parce qu'on en a l'occasion et que j'ai une femme qui sait se battre.

– Donc en fait tu m'utilises comme un putain d'objet?

Je comprends qu'il ne me répondra pas, donc je sors de son bureau en n'oubliant pas de bien claquer la porte.






__________







Valentino:


Une fois qu'elle sort de mon bureau, Ezio commence à rigoler doucement. Comme si je ne l'avais pas entendu sérieux. Il tousse et me regarde plus sérieusement.

– Ton père t'a redonné des nouvelles de ta mère?

– Non.

Il m'énerve à parler de ça. Je n'en ai absolument pas envie.

Lies To HideOù les histoires vivent. Découvrez maintenant