Je me couche. Je remets à demain, ce que j'aurais pu faire aujourd'hui. À vrai dire, je ne saurais dire j'ai passé combien de temps dans ce lit, à ressasser, à ruminer. Demain, peut-être je me donnerai une chance de m'aimer, de me laver ou de me brosser les dents. Ce dont j'ai envie actuellement, c'est d'oublier d'où je suis, qui je suis, qui je pense, qui je vis. J'ai cette envie « que quelqu'un prenne mon corps et le fasse vivre à ma place », moi, je n'en ai pas la force. Je veux juste me morfondre et me laisser partir, manger jusqu'à exploser, musique jusqu'à surdité. Demain, peut-être j'appellerai. Demain, peut-être qu'on m'appellera. Pour le moment, je n'ai que mes bras, ils n'ont qu'eux. Et mes pensées, qui m'assomment...

M.

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