La valse macabre

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Tant bien le jour que la nuit

Aucun des deux n'est mon ami

Ils me torturent sans relâche

Y survivre, quelle horrible tache


Je veux tellement disparaître, y mettre fin

Ne plus avoir à supporter tout cela en vain

Mais je me suis faite cette puissante promesse

Je « guérirai », peu importe combien je me blesse


Un pacte que j'ai conclu avec moi même

Bien qu'il me semble fait de pacotille

Car une fois toute seule, le visage blême

Mes démons m'attaquent alors que je me recroqueville


Avec l'arrivée de ceux ci commence

La valse macabre qui dicte mes nuits

Peu importe mes cris ou mes silences

Mon existence s'éloigne petit à petit


Cela devient tellement fatiguant

De sombrer à nouveau quand l'on se stabilise

Il faut croire qu'il ne suffit que d'une légère brise

Pour éloigner le bonheur inexorablement


J'ai beau me débattre, faire de mon mieux

Ma tristesse me rattrape de son air fastidieux

Il faut croire que, la guérison, je n'y crois pas

Je sais qu'un jour l'abandon aura raison de moi

PoèsieOù les histoires vivent. Découvrez maintenant