L'espace semble contenir un soupir,
Un souffle gardé pour le dire :
Le jour va naître, sans fanfare,
Juste un frisson sous la lumière rare.
C'est un moment qu'on ne voit guère,
Qu'on traverse sans le savoir.
Mais lui sait, dans son mystère,
Étreindre la paix d'un dernier noir.
Puis vient un premier bruit discret,
Un volet, un pas, un reflet...
L'instant s'achève sans fracas —
Le silence cède à l'embarras.
