Veillée au coin du feu
Le feu crépite en rouge au fond de la cheminée ;
Il danse lentement dans un lit de braisiers.
Les ombres des fauteuils longent la cheminée,
Et l'on entend dehors le vent s'amadouer.
On parle à voix très basse, on murmure la veille,
Comme si la maison retenait son secret.
La chaleur, sous les mains, en douceur se réveille
Et s'étend sur les cœurs comme un nappage épais.
Dans ce foyer discret, l'hiver n'est plus menace,
Mais une large nuit qu'on apprend à chérir,
Une étoffe de paix où l'âme se délasse.
Au fil des heures lentes qu'on ne veut plus fuir,
Le feu tisse un manteau de lumière et de grâce
Qui laisse le monde entier doucement s'attendrir.
