Chapitre 3

721 64 7
                                    

Je m'assis sur mon lit encore enroulée dans la couette avec mon ordi sur les genoux.

Quoi ? On est Dimanche matin, je fais ce que je veux. J'aurais aimé avoir des amis mais non. Je suis juste assise dans ma chambre silencieuse avec mon ordi et tumblr.

Rien a part le silence m'entoure. Puis je crois entendre des bruits de pas quelque part dans la maison et un frisson me parcours la dos rien qu'a la pensée que quelqu'un se soit introduit chez moi.

Vous savez, tous ces films d'horreurs débiles ou tu ne cesses de répéter au personnage principal de ne pas descendre des escaliers ou de ne pas ouvrir l'armoire ? Et bien, quand tu es dans cette situation là, crois moi tu ne peux pas t'empêcher de le faire pour vérifier.

Je descendis les escaliers, en étant la plus silencieuse possible. Peut être que je suis seulement entrain de m'imaginer des choses. Oui ça doit sûrement être ça. Il n'y a rien ici.

Mon estomac gargouilla. Maintenant que je suis ici, je devrais peut être aller chercher de la bouffe. Je me versai des céréales dans un bol et me dirigeais vers les escaliers pour retourner dans ma chambre.

"Tu vois tout vas bi- AHHHH ! Je lâchai un cri strident en me débattant de la personne qui me tenait fermement.

"Ne me tuez pas, ne me tuez pas, ne me tuez pas, s'il vous plait ne me tuez pas !" je suppliai la personne en tentant de toute mes force de m'échapper pour courir.

Le rire de l'inconnu m'arrêta net.

"Matthew ?"

Son rire éclata encore plus fort.

"C'est pas drôle !" criai-je en lui tapant au torse avec toute la force que j'avais, même s'il ne bougea pas d'un poil.

"Si t'avais vu ta tête ! C'était énorme !" il rit en me pointant du doigt.

"Comment tu es rentré chez moi ? criai-je.

"Putain, calme toi. Je suis rentré chez toi quand t'es allé chercher des céréales, qui sont maintenant partout dans ton salon," il s'arrêta de parler deux secondes alors que je regardais autour de moi, tout en me massant les tempes. "J'ai remarqué que ta fenêtre était ouverte donc je suis rentré et j'ai trouvé l'occasion parfaite pour te faire peur." finit il avec un sourire qui montrait qu'il était vraiment fier de lui.

Je lui lançai un regard noir avant d'aller chercher de quoi nettoyer le sol.

Pendant ce temps, j'aperçus Matt qui s'installait devant la télé.

"Tu ne vas pas m'aider je suppose ?"

"Ce n'est pas mon problème, répondit il d'un air suffisant.

"Si ça l'est. C'est de ta faute !" hurlai-je.

Il continua a zapper. Je soupirai tout en continuant de nettoyer.

•••••

J'avais enfin fini de ramasser toutes les céréales et je me dirigeai vers Matt.

"Okay, maintenant tu te lèves et tu dégages, "garçon de mes rêves",' ordonnai-je en pointant la porte du doigt.

"Tu viens enfin de réaliser ce que j'étais pour toi !" annonça t-il tout content, en continuant de regarder la télé.

"Vas t'en. Mes parents vont pas tarder à rentrer."

"Et alors ?

"Alors, dégage."

"Non,"

"Si,"

"Non,"

"Si,"

"Alors fait quelque chose pour moi." sourit-il.

"Quoi ?" demandai-je pas vraiment sûre de ce qu'il s'apprêtait à me dire.

"Embrasse moi."

Je lui lançai un regard qui traduit ce que je pensais de sa demande complètement stupide.

"J'ai l'impression que tu vas devoir rester ici longtemps, alors, dis-je en m'avançant vers la cage d'escalier.

Peu de temps après je fut poussée contre le mur.

"Tu fait ça tout le temps ou quoi ?" lui demandais-je en levant les yeux au ciel.

"Ne lève pas tes yeux au ciel devant moi ! Toutes les filles de notre putain de lycée me veulent alors pourquoi pas toi ? C'est quoi ton problème ?"

"Je n'ai aucun problème !" criai-je. "Tu es incroyablement beau et je suis sure que tu peux être sympa si tu le veux mais tu ne penses qu'à draguer et jouer avec les filles, tu te prends pour un bad boy et tu n'es pas mon type de mec ! Tu es un connard et si un jour je me met enfin à t'aimer je finirais comme le reste des tes petits jouets, le cœur brisé !"

Il me regarda l'ai triste et s'éloigna de moi. Il ouvrit la porte d'entrée et la claqua.

J'avalais ma salive, et je traînais des pieds jusqu'à ma chambre.

Je regardai par ma fenêtre et vis que Matthew était rentré : il était seul, dans sa chambre.

Il tapa du poing sur son bureau et mis son visage entre ses mains.

Puis il parla dans le vide, mais j'entendis :

"Putain, je suis désolé."

Two Can Play at this Game (Matthew Espinosa) - Version FrançaiseOù les histoires vivent. Découvrez maintenant