# Bonus 4

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Partie 5 : Quand ils arrivent à Denver...

Je me lève tranquillement. Après notre arrivée dans le berg, on a laissé se reposer Thomas et Brenda pendant que Lola est allée dormir. Elle est revenue quelques heures plus tard, ratant par la même occasion la nullité exaspérante de Minho pour piloter ce machin. Mais je préfère ne pas critiquer car je doute de pouvoir faire mieux que lui, au vue de tous ces boutons chelous.

Après que Minho nous ait fait la démonstration de son incapacité, on est tous, ou presque tous, allés nous reposer à notre tour. Le temps que j'ai pris pour m'endormir était assez conséquent. Comprenez et ayez pitié de moi, j'étais dans la chambre adjacente à celle choisie par Minho.

Bref donc je me lève pour rejoindre le peu des gens déjà debout. Je rejoins ensuite Brenda dans le poste de pilotage et regarde sur le grand écran. Un zoom rapproché me permet de voir que nous approchons à vive allure de notre destination. La ville de Denver paraît être une forteresse gardée à cause de ses barrières pour le système de sécurité.

Je fais un petit sourire à Brenda et la laisse à son poste, rejoignant pour ma part le salon. Lola et Newt y sont et Harriet squatte salement le canapé. Je réprime l'envie d'aller la réveiller juste pour la faire chier et m'assoit dans le fauteuil. Lola me fais un grand sourire, que je décide de lui rendre. Pourtant, la vérité est que je ne lui souris pas à elle. Newt se tient juste derrière et ses yeux marron noisette m'ordonnent presque de les regarder. Lola se retourne ensuite et entraîne Newt dans la cuisine. Cela ne l'empêche pas de me lancer un dernier petit regard avant de disparaître avec la fille. Une fois seule, ou plutôt seule avec une Harriet ronflante, je pars dans mes pensées les plus secrètes. Je me surprends à penser à ce qu'était la vie autrefois, avant les éruptions. Les dires et les écrits des pays épargnés peuvent nous donner la réponse, mais ayant perdu nos souvenirs, je ne me rappelle rien. Je préfère presque imaginer moi même un monde parfait, mon monde parfait, que de connaître la vérité pour être déçue ensuite. Je sais pertinemment que la vie ne pouvait pas être aussi rose et belle, et les gens d'aujourd'hui se plaignent sans doute trop. Certes, les gens d'avant n'avaient sans doute pas un monde brûlé et la Braise, mais d'autres maladies aussi graves devaient sûrement exister et existent encore aujourd'hui. Seulement, la Braise étant notre seule maladie "vraiment" grave et connue, nous ne faisons même pas l'effort de connaître celles ayant faient des ravages par le passé.

De même, pour ce qui est des maisons. Je sais très bien qu'aujourd'hui, dans cette partie du monde, plus rien ne subsistent à part quelques exceptions. Mais autrefois, certaines personnes ne devaient pas posséder autant de bien que ces grandes bâtisses. Je suis même sûre que les inégalités étaient encore pire.

J'essaie de rester réaliste au monde ayant possiblement existé. Et je préfère m'attacher à cela, car ça me fait paraître vivante, normale. Car depuis le début, depuis que je suis dans le labyrinthe, j'ai comme cet étrange sentiment d'oppression et cette persistante impression d'être observée en tout temps. Quant au lieu dans lequel je suis, j'ai tout simplement l'impression qu'il n'existe pas. Pour avoir une bonne conclusion, j'ai l'impression d'être dans un milieu hors du temps, un espace intemporel. C'est comme si j'étais en plein cauchemar, et que j'allais me réveiller. Mais seulement, la douleur, la vue, la joie, le bien-être, la souffrance et la perte sont tellement réels que je me suis depuis longtemps convaincue que tout était vrai. Et puis, si j'avais à me réveiller maintenant, je ne serais sans doute plus avec tous mes amis. Et une chose est sûre, je veux être avec eux. Je préfère même souffrir chaque fois que je me réveille car je sais pertinemment que je me réveille vraiment que de me réveiller dans mon imaginaire sans tous ces gens autour de moi et auxquels je tiens.

C'est pour cela que je me surprends souvent à rêver d'un monde parfait. Un monde où les choses se passent selon mes idéaux et mes principes, où la maladie et la souffrance sont des choses excluent et que le bonheur règne. Un monde idéal en somme. Le fait est que nous ne vivons pas dans le monde des bisounours mais bel et bien dans le nôtre et je me reprends en persistant à croire que la souffrance et la maladie sont deux choses qui nous prouvent que nous sommes humains. Les sentiments, bons ou mauvais, sont la preuve de nôtre humanité et malgré tout cela, nous devons assumer où nous vivons. Si dans un futur proche je dois vivre dans une grande maison, heureuse avec mes enfants et bien ainsi soit-il. Si dans un futur proche, je dois souffrir et continuer à vivre ici, et bien que cela se fasse. Et si dans un futur proche, je dois mourir pour sauver des êtres vivants et leur planète, et bien soit.

Je suis brusquement tirée de mes pensées par le choc du berg qui atterrit. Je me rends alors vraiment compte que nous venons d'arriver. Je me lève de mon fauteuil au moment même où le berg est envahit par des énergumènes en combinaison. Ils échangent deux trois mots avec Jorge avant que nous ne devions descendre. Les hommes nous conduisent jusqu'à une grande machine ou une femme nous annonce que si nous voulons entrer, nous allons devoir traverser cette chose difforme pour prouver que nous sommes sains d'esprit. Autrement dit, voir si nous sommes ou non contaminés. Aussitôt, nous tournons tous la tête vers Lola et Newt. Paie bien ta discrétion gars parce que nous sommes grillés de loin. Les hommes le remarquent et embarquent nos amis pour les forcer à passer. La femme les arrête alors d'un geste et d'un "arrêtez" assez cassant, nous ordonnant par la suite de passer un à un, nous, les immunisés. Jorge passe le premier et s'ensuit ensuite la liste de chacun d'entre nous. Je marque cependant un temps d'hésitation quand vient mon tour de passer. Non pas parce que j'ai peur de ne pas passer le test mais plutôt parce que j'ai peur de le réussir, quand Newt restera derrière. Je lui lance un regard inquiet, regard qu'il me rend intensément, et je secoue la tête. C'est déterminée et sûre de moi que je traverse l'engin pour bientôt me retrouver de l'autre côté sans encombres.

Bientôt, c'est au tour de Newt et Lola de passer. La femme ordonne que Newt soit le premier et les hommes le poussent de force vers la machine-scanner-IRM bref tout ce que vous voulez. A peine à-t-il pénétré un pied à l'intérieur que la machine émet un horrible son d'alarme à vous arracher les tympans. Je relève la tête, les oreilles bouchées par mes mains et vois la femme converser seule. Newt, Lola et les hommes la regarde, avant que mes amis ne se mettent à sourire franchement. Newt jette alors un dernier regard à Lola avant de se retourner et de traverser. Dans le style "incompréhensible", je suis servie. Newt débouche de notre côté, le sourire aux lèvres. Ses amis vont le prendre dans leurs bras avant qu'il ne nous déballe l'histoire. Je ne peux nier la joie juste immense et profonde que je ressents à cet instant. Minho prend Newt dans ses bras et ils restent ainsi pendant un long moment. Vient ensuite le tour de Lola de passer le test. Et pourtant, même si c'est mon amie, mon regard et mon esprit ne sont tournés que vers Newt, qui, à ma plus grand gène, ne me lâche pas du regard.

Ce n'est que quand Lola passe et que nous nous aventurons dans la ville que je sens la main de Newt frôler régulièrement la mienne, et je ne peux m'empêcher de sentir mes joues s'échauffer à un drôle de sentiment électrisant qui né en moi.

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Et ben voilà un nouveau bonus que j'ai bien aimée écrire malgré le fait qu'il soit assez court. Toujours manque d'inspiration et fatigue persistante suite à tous ces problèmes. En plus je viens de connaître ma moyenne du premier trimestre et autant dire que ça pu la merde, même si je fais parti des "meilleurs" de ma classe et de même de mon lycée.

Bref à dans...quelques temps pour la suite...

Le Labyrinthe - Lola et MinhoDes histoires addictives. Découvrez maintenant