Je monte les marches de mon immeubles trois par trois. Je savais bien que Harry était comme tous les autres, au final. Je m'enferme dans ma chambre tel un adolescent en plein chagrin d'amour et pleur jusqu'à tomber dans les bras de Morphée. Mais au moment ou je me sentais basculer vers un monde d'illusion, le vibreur de mon portable retentis. C'est un message de Harry :
-tu ne m'as pas laissé finir ma phrase Lou, je te jure que c'est un gros mal entendu... La seule chose que je regrette et pour laquelle je veux m'excuser, c'est d'avoir retiré ma main de la tienne. Mais tant pis, j'imagine que tu dors déjà, donc j'espère te revoir demain, bonne nuit Lou. Xxx
-H
D'un coup, les larmes cessent de couler et je me rhabille en quatrième vitesse. Je dévale les escaliers de mon appartement et cours jusque chez Harry, voulant à tout prix m'excuser en personne de ne pas l'avoir écouté. Mais quand j'arrive devant sa porte, une jeune femme en sort. Évidement, la serveuse du restaurent.
La joie que j'éprouvais à revenir voir Harry s'écrasa violemment au sol, et laissa place à de la frustration pure et dure. Pour qui se prenait-il ? M'embrasser, m'emmener en boite, me dire qu'il est désolé d'avoir mal réagit, pour au final ramener la pouf du restaurent dans son lit le soir même ? Je sens les larmes de rage perler au coins de mes yeux et fais demi tour et rejoins mon appartement. Cette fois ci, je ne m'enferme pas dans ma chambre mais dans ma salle de bain. J'attrape précipitamment une petite boite contenant quelques lames. Tremblant et la vision brouillée par les larmes, je fais tomber la boite et toutes les lames s'éparpillent aux sol. Je m'en fiche, j'en attrape une, la pose sur le bord du lavabo et m'empresse de retirer ma veste, et mon haut. Je retire le bandage fait plutôt dans la journée d'un geste brusque, ce qui cause la réouverture de trois plaies profondes. Le sang commence à s'écouler le long de mon avant bras et je commence déjà à m'apaiser. je saisis la lame que j'avais prise et l'enfonce à l'intérieur de mon bras gauche. Je trace d'un geste sec et précis une longue ligne sur toute la longueur de mon bras. L'ayant enfoncé assez profondément, le sang commence rapidement à couler de par et d'autre de la blessure. Je met le bras au dessus du lavabo pour éviter de faire couler le sang par terre. La vasque se teinte au fur et à mesure d'un rouge sombre là ou les gouttes de sang tombent souvent, et d'un rouge plus vif là ou le sang laisse derrière lui une longue trainé. Cette douleur m'anesthésie et je suis tout de suite plus calme. Les larmes ont cessé de ravager mon visage et je ferme les yeux, me détendant au fur et à mesure de voir les gouttes tomber de mon bras. D'habitude, la blessure ne met pas aussi longtemps à s'arrêter de saigner, mais je ne m'en préoccupe pas, je me sens tellement détendu que je ne me rend pas compte que je ne suis plus debout, mais étalé par terre, le sang se répandant sur le sol. Je ne sens plus mon bras, mes yeux se ferment contre mon gré et je fini par ne plus voir que du noir autour de moi.
*
*Harry*
*
Taylor se rhabille. Je suis encore allongé dans mon lit, essoufflé de notre activité nocturne. Je repense à Louis. Je râle intérieurement et souffle. Il faut que j'arrête de penser à lui. Je suis pas gay. La jolie blonde m'embrasse une dernière fois et s'en va. Bon débarras. Ses cris m'insuportaient. Je m'endors quasiment de suite après avoir entendu la porte claquer.
*
Je me réveille en sursaut. Décidément, ce genre de réveil m'est fidèle ses derniers jours. Je me redresse doucement et observe ma chambre. J'aperçois dans un coin de la pièce un gilet. Un gilet pas du tout à moi. Je l'attrape et en déduit qu'il est à Louis. Je le dépose sur mon lit bien en vu pour penser à le lui ramener en sortant. Mais quand je le pose, une tache attire mon attention. Une tache rouge, au niveau de l'avant bras. La tache n'est pas très visible et n'est pas récente. Le gilet n'étant pas sale, ce doit être quelque chose qui est dur à faire partir. Ça ne peut pas être du sang, Louis à horreur du sang, il n'aurait pas gardé le gilet. Je ne prête pas plus attention à ce détail et vais déjeuner et prendre une douche. Une fois habillé, j'attrape le gilet de Louis et me rends à son appartement. J'arrive chez lui vers 10h30, et après la nuit qu'on à passé, je doute qu'il soit déjà sortis. je cherche son nom sur les boites aux lettres et repère le numéro de son appartement. Je monte les escaliers et sonne à sa porte. Rien. J'attends un peu, il doit surement encore dormir et j'ai du le réveiller. J'attends mais toujours rien, je re-sonne. Encore rien. Je commence à me dire qu'il aurait du être en train de crier qu'il allait ouvrir et de patienter deux minutes, mais non. Je colle mon oreille contre sa porte mais n'entends strictement rien. Curieux, j'essaye d'ouvrir la porte. Par chance, mais par inattention de sa part, la porte n'était pas verrouillée. Je commence vraiment à me dire que quelque chose ne tourne pas rond ici. Je l'appel, espérant, qu'il sorte simplement de sa chambre, encore endormis, mais non. Je fais le tours du salon et j'aperçois la lumière de ce qui semble être la salle de bain est allumé. Soulagé, je m'y dirige mais le silence me dit que quelque chose ne va vraiment pas. Je doit me retenir contre l'encadrement de la porte pour ne pas m'effondrer au sol quand je vois Louis, inanimé par terre, dans une flaque de sang assez conséquente. Je m'imagine de suite le pire, et me précipite donc sur lui pour le mettre dans une bonne position et je vérifie son pouls et sa respiration. les deux sont très faible, je m'empresse d'attraper mon portable et de saisir un numéro d'urgence. Une femme me répond et en entendant le son affolé de ma voix, elle me conseil dans un premier temps de bien respirer et de lui décrire le mieux possible la situation. J'observe donc l'origine de la flaque de sang qui n'est autre que le bras gauche de Louis. Je lui décris absolument tout ce qui peut lui être utile et lui donne l'adresse de Louis. Elle reste avec moi en ligne jusqu'à ce que les secours arrivent et prennent Louis pour l'emmener directement aux urgences.
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"Inapproprié"
Fanfiction"On me croyait seul, je ne l'étais pas. Mes démons m'accompagnaient partout. Il les a fait fuir. Je me pense seul. Il m'affirme le contraire. Mais serais-je toujours accompagné ? Et par qui ? Lui ? Ou est-ce que mes démons vont refaire surface ? Je...
