2.Anda [réécriture en cours]

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Ma tête est lourde, j'ai l'impression que mon corps est fait de plomb, je sens chaque kilos qui me composent. C'est horrible comme sensation, je n'ose pas ouvrir les yeux. Je m'attends à être enterré, une planche de bois au dessus de la tête, ou bien à être dans le noir total, j'ai toujours eu peur de l'après, la mort en elle-même ne m'effraie pas, c'est l'ignorance qui me terrifie.

Je me décide à prendre le taureau par les cornes, prends une profonde inspiration et ouvre les yeux. La première chose que je vois : Dédetès, ses deux yeux sombres, son corps fin au bord de la famine et son sourire bienveillant. Je ne vous cache pas que mon cœur battait à la chamade, la dernière fois que j'ai vu cette petite fille, elle dans mes bras tandis qu'on se noyait ensemble. D'autres femmes apparaissent progressivement dans mon champ de vision autour de moi [...]toutes aussi belles les une que les autres.

-Je suis au Paradis c'est ça, hein c'est ça ?

-Non grande sœur tu es au Harem Royale. Me dis Dédetès de sa petite vois légère et douce.

-Au Harem Royale, il manquerait plus qu'un Sultan et je serai Shéhérazade. Dis-je en m'asseyant.

-Shéhérazade qui es ? Me demande une petite fille du même âge que Dédetès.

-C'est la princesse du conte des Mille et Une nuits.

-Sa a l'air ennuyeux. Dis une jeune fille coiffant les cheveux d'une autre.

-Je te raconterai un jour tu verra si c'est ennuyeux.

Elle se tourne vers moi et pouffe, quel arrogance, des trompettes retentisse et une grosse femme portant une longue robe bleu rentre dans la salle.

-Toi la fille à la peau pâle suie moi.

-Bien. Dis-je en me levant les cheveux encore mouillés.

Je la suie hors du harem et me retrouve dans une cour, elle m'enlève ma robe et mes sous-vêtements, les brûlent, me lance un saut d'eau puis un savon me dis de frotter jusqu'à son retour, j'en profite et juge bon de frotte chaque partie de mon corps car peut être que demain je retournerai chez moi et je serai au moins propre, quel idée je ne sais même pas comment je suis arrivée là, je finis de laver mes cheveux avec le savon quand un crocodile sort du Nil est s'avance vers moi, je ne bouge pas et je n'ai pourtant pas peur, le crocodile s'arrête devant mes pieds et ferme les yeux, je me baisse et pose délicatement ma main sur sa tête, il grogne silencieusement comme si il ronronné, il ouvre les yeux et part aussitôt, je me redresse et le regarde partir.

-Tu as fini ? Crie-t-elle.

-Oui.

Elle vient vers moi et examine chaque partie de mon corps, elle part cherché le seau et me le lance deux fois dessus, puis me traîne à l'intérieur de la pièce où elle a brûler mes vêtements, me nettoie dans tous les sens, passe mes cheveux sous de l'ensens, pose un drap sur mes épaules, passe mes cheveux par dessus et commence à me coiffé. Une fois mes cheveux arrangeait elle me pose un voile blanc qui laisse paraître la silhouette sur le corps et le transforme en une robe, me pose un bracelet en or sur chaque poignets et les soudes, elle me passe des bracelets de chevilles à grelottes, et se relève pour me regarder.

-Il ne manque plus que tes yeux. Dis-t-elle tout heureuse.

Elle retrace le tour de mes yeux avec un pinceau et du charbon mouillés mis dans un pot et continu le trait à un centimètre de coin de mes yeux et passe du rouge à lèvre dorée sur mes lèvres.

-Bien je vais te laisser te reposer avant ta représentation.

-Ma représentation de quoi ?

-Et bien de danse petite allez va que Isis sois avec toi. Me dit-elle avant de me pousser dans la salle.

La Reine OubliéeOù les histoires vivent. Découvrez maintenant