Chapitre 10

10 1 0
                                        

- C'est simple, je trouverai une autre personne qui serai prête à me donner de son sang pour que je puisse guérir, m'avait-il dis.

- Alors je pense que je peux y aller.

J'appuyais sur la poignet et la porte s'ouvris. Je reculai et me retrouvais dans le couloir.

- Tu penses revenir quand ? Au lycée, lui avais-je demandé

- Je ne sais pas, le plus tôt possible on va dire.

- Ok

Je descendis quatre à quatre les escaliers et sortis de la maison. Je marchais tranquillement et soudain, j'entendis des ricanements tout au tour de moi. Je commençais à paniquer, mon cœur battait plus vite, une sueur froide me parcourrai le corps et je commençais à courir. Je baissais la tête et regardai le sol, tandis que je continuais de marcher aussi vite que je le pouvais.

- Tu ne pourras jamais m'échapper ! m'avait dis la voix en ricanant.

Je commençais à avoir de plus en plus peur et je commençais à courir à présent. Cette peur devenais insoutenable, elle prenais un peu plus le dessus à chacun de mes pas, à chacun des mots prononcés par la voix, à chaque bruit et chaque ricanement que mes oreilles entendaient.

- Tu ne m'échapperas pas !

Ces mots avaient été prononcés d'une voix moqueuse, d'une voix d'un psychopathe ! Je continuais de courir, je ne savais  plus où j'allais, je ne pensais qu'à courir et encore courir ! Rien de plus.

- Arrête d'essayer de t'enfuir, tu n'y arriveras pas ! Tu es trop lente !

Je vis une ombre se déplacer à quelques mètres de moi.
Je me sentais comme une proie, une biche qui fuit son prédateur ! J'étais la biche, mon poursuiveur, était le loup ! Je courais pour survivre et lui pour s'amuser et ensuite me tuer ! Aucune règle à part celles de la survive et du plus fort.
Je courais encore et encore, le vent giflait mon visage, les branches m'égratignaient tout le corps, les animaux s'enfuyaient au son de mes pas et le paysage défilait à une virasse fulgurante ! Je m'arrêtais un moment et vis une église. J'y entrai et me cachai.
J'entendis la bête qui avait fait valser la porte de l'église. Ces griffes claquaient au contacte du carrelage humide et la noirceur du bâtiment cachait son aspect surnaturel.
Je me déplaçais à pas de loups et pris une espèce de trident qui était à ma droite. Je me calmais et ne quittai pas mon prédateur des yeux.

"Cette fois, ce ne sera pas moi la proie..."

Je me dissipai dans le noir et profitais à volonté de mon inexistence pour faire le tour et me retrouver derrière le monstre. Je serrai le trident dans mes mains, le plus fort possible, courus et frappai la bête au niveau du visage. Je me trouvai face à face avec elle. Je crispai ma machoire, j'avais peur...mais la peur donne des ailes ! Je me calmais et ne quittai pas la bête des yeux.

- C'était une grave erreur ! m'avait-elle dis

Elle essuyait le sang qui coulait de sa joue et me grogna dessus. Je nettoyai la bave que j'avais reçut sur le visage et l'attaquai à nouveau. Je la blessai au niveau du front et ne la quittai pas du regard.

- Tu n'aurai jamais du naître...sale meurtrier ! lui avais-je crier

Je l'attaquais encore et encore, je déchaînais ma colère sur cette créature qui ne voulait, peut-être, que me protéger au fond...
Mais j'en n'avais marre de paraître faible, sans défense, méprisée, inexistante...
J'en n'avais plus marre, ça faisait déjà trop longtemps que je l'avais garder tout au fond de moi, toute cette colère noire, cette haine, cette tristesse que personne n'avais jamais su combler, à part avec de la tristesse !
J'arrêtais de la frapper, j'étais essoufflée et la bête avait le visage en sang. Elle n'avait rien fait pour m'empêcher de la frapper, elle m'avait laisser faire encore et encore jusqu'à ce que je veuille moi-même cesser de la blesser.
Je cédait l'emprise que j'avais sur le trident et le laissai tomber par terre. Je sentis quelque chose qui me toucha tout le haut de mon torse, quelque chose d'épineux. Je tombais par terre et remarquai que la bête avait sa queue en sang.

- J'ai dis que tu ne m'échapperas jamais ! m'avait-elle dis

Je sentais mon sang couler sur mon corps, ma blessure qui me brûlait et une douleur incomparable qui m'avait pris violemment. Je criais de douleur, je pleurai, je souffrais. Je trouvais la force de poser une de mes mains sur le blessure et ensuite de la lever. Elle était pleine de sang, de mon sang ! J'arrêtais de crier et essayais de me lever, sans grand succès. Je m'étais mise sur le côté et regardai la bête, la haine aux yeux.

- Maintenant tu vas venir avec moi et on va guérir ta blessure avant que ça me devienne critique !

Elle se dirigeait vers moi et moi je reculais comme je pouvais.

"Elle ne veut pas que je meure...mais je ne veux pas non plus aller avec elle ! "

Je continuais de reculer et essayais de trouver quelque chose de tranchant. Je pris un objet, discrètement, dans ma main. J'etais arrivée à me lever et à marcher. Elle était en face de moi et me tendait la main. Je la prise et me colla à elle, en enfonçant l'objet dans sa poitrine.
Elle lâcha son emprise sur moi et tomba à terre. Je la contourna et m'enfuiai aussi loin que possible. Ma blessure m'empêchait de me déplacer correctement et me faisait terriblement mal ! Mais mon attachement à la vie était si grand, qu'il me permis de dépasser ce mal et de m'enfuir.
Je sentais mon corps qui titubait, ma vision se troublait et je me sentais faible. Je sentis un violent choc et ma vision continuait de se troubler.

- Qu'est....qu'est-ce qui...m'arrive....

Je sentais la fine couche de neige contre mon visage et d'un coup, le trou noir. Je ne voyais plus rien, ne sentais plus rien, je me sentais déconnectée du monde réel.

__________________________

Merci d'avoir lu ^^
Encore une fois, désolée pour les fautes d'orthographe !
Hésitez pas à dire ce que vous pensez de l'histoire en commentaire

Freya: Un choix difficileOù les histoires vivent. Découvrez maintenant